Aug 282012
 

Notre été fut une période très faste en découvertes, toutes aussi enrichissantes les unes que les autres. Autant d’action m’a laissée très peu de temps pour les activités virtuelles. Me revoici donc, avec un peu plus de temps, pour partager nos péripéties estivales.

En fait, je devrais écrire “estivales” et “printanières” car, le temps de concocter un beau compte-rendu de nos découvertes néo-écossaises du mois d’août, je débuterai avec celui de nos aventures new-yorkaises.

Voici donc le récit mère-fille de notre voyage à New-York qui a eu lieu du 7 au 10 mai dernier. Bonne lecture, faites-la en plusieurs étapes (y’en a long!) et on se retrouve bientôt!

 

NEW YORK EN FAMILLE

Un récit mère-fille Par Camille, 11 ans Mme Martine

Photos: Ryuu Oodobi, el fotógrafo

 

7 MAI 2012

Camille

Il était cinq heure du matin quand notre père nous a réveillé parce qu’on s’en allait à New York City! Pour l’instant on roule, pas grand chose à raconter…Ah oui, c’est la première fois que je sors de mon pays! On va vers les États-Unis! Mais le problème c’est qu’on va peut-être se faire fouiller aux douanes. Oh! Nous y voici…

Heu finalement, c’était moins pire que prévu, le douanier a seulement regardé nos passeports et nous a demandé où on allait.

À présent, plus de langue française, que de l’anglais. Que le trajet fut long : ça nous a pris environ huit heures. My god! Vers 14h…hourra! Grattes-ciel en vue. Partout on voit des drapeaux américain. Nous roulons en direction de notre hôtel au New Jersey. Notre hôtel s’appelle le Homewood Suites et il est juste en face de New York, de l’autre côté du fleuve Hudson. L’aventure débute les amis!

Martine

Éric nous réveille tôt ce matin-là. Nous sommes excités, nous effectuons notre premier voyage à l’étranger. Notre seul souci est le passage aux douanes. Disons que notre dernier passage en septembre fut quelque peu…comment dirais-je…long et pénible?

Douanes en vue. Nous recommandons aux enfants de rester bien tranquilles et de laisser une personne parler, Éric en l’occurrence. Nous sommes la quatrième voiture en file. Faut-il s’en étonner un lundi matin à 6h30! Le suspense du passage n’aura pas le temps d’être insoutenable…après moins de six minutes, notre minivan franchit le sol américain sans aucun ambage. Méchant contraste…Six minutes le 7 mai, six heures le 5 septembre!

Bref, tout ce qu’il nous reste à parcourir, ce sont les kilomètres qui nous séparent de la Big Apple. C’est vrai que la route était longue…aussi longue que parcourir Montréal-Québec sur la 20!

Toutefois, je dois admettre que le passage dans les Adirondack nous offre parfois des vues à couper le souffle. Il nous faudra revenir explorer cette région.

Après plusieurs heures, nous apercevons enfin les grattes-ciel et je la joue « quétaine » en ressortant des limbes l’indémodable « toune » de Frank Sinatra. A-t-elle encore besoin de présentation? Ta ta tadadada tata tadadada tata tadadadada…Start spreading the news…

L’hôtel Hilton où nous descendons offre un vue superbe de la ville (à hauteur de Central Park) et se situe dans l’arrondissement Edgewater. Après avoir effectué le check in, nous convenons de prendre la navette, mise à disposition par l’hôtel, afin de nous rendre rapidement à Manhattan par la voie du Ferry à Port Imperial. Retenez bien ceci : neuf minutes, neuf dollars (39$ pour la famille)! Hey on est à New York, tout coûte cher par définition (enfin lorsque multiplié par 6!). Bref, les prochains jours nous prendrons le bus.

Camille

Notre début du voyage à New York commence bien. Nous avons pris un traversier pour nous rendre sur l’île de Manhattan. Ensuite nous avons commencé à marcher jusqu’au Rockefeller Center. Ensuite, à Times Square, nous avons pu voir toutes sortes de boutiques! C’est fou comme il y a du monde à New York! Ça bousculait tellement…Bref!

Nous sommes allés à la boutique LEGO! C’était impressionnant à voir… il y avait une mosaïque lego, avec que des bonhommes Lego. Il y avait une sorte de meuble immense avec plein de pièces Lego comme des chaises, des blocs, des plaques, etc….. Nous avons vus des Lego Star Wars et hop! Mon frère Xavier a immédiatement embarqué. Il voulait un Lego Star Wars mais mon père lui a suggéré d’attendre, au cas où il y aurait autre chose qui l’intéresserait.

On est allés au Toys”R”Us de NEW YORK! Pas juste un petit magasin où il y a des jouets mais, un Toys”R”Us avec une grande ROUE à l’intérieur!..C’était énorme…Bien entendu nous n’avons pas fait de tour de roue, hi! hi! Ça devait coûter trop cher pour une famille de six. Nous avons vu également le Tyrannosaure Rex de Jurassic Park. Nous avons aussi vu l’Empire State Building en lego avec King Kong en lego tout en haut. Il y avait des employés qui jouaient avec des hélicoptères téléguidés avec nous. Ils étaient marrants!

Ah oui! Ma mère voulait aussi voir la boutique DISNEY, absolument! Nous sommes allés. Et je vous jure deux choses…

  1. Ma petite sœur de trois ans et demi a «trippé» ben raide;

  2. Moi j’ai 11 ans alors les princesses, Winnie the pooh, et truc machin chouette, ce n’est plus mon truc…Mais les Avengers au deuxième étage, ça c’est mon truc…

Il se faisait tard quand on est sortis. Et on voulait aller à la boutique M&M! Quand on est entré j’ai failli m’évanouir du premier coup. Il y avait que des M&M partout!! Pour une boutique M&M, c’est une boutique M&M! Mais surtout il ne fallait pas exagérer…Ma mère la dernière fois qu’elle est venue, elle s’est fait avoir avec le prix. Donc c’est elle qui devait gérer ça, nous donner les M&M dans notre sac. Mais c’est nous qui devions payer nos M&M. Pas nos parents. Une fois que nous sommes sortis de la boutique, nous sommes allés voir les lumières de Times Square le soir… C’était le paradis à Times Square. C’était mon endroit préféré à New York. Ho! J’ai oublié de vous raconter que nous avons mangé sous la pluie et qu’il faisait froid et nous avons tenu bon. C’était incroyable! Après ça, nous sommes retournés à notre hôtel dormir et penser à notre journée du lendemain!

Martine

Nos pieds franchissent le quai de la W 39th dans le Midtown en pleine heure de pointe…C’est bruyant, c’est bondé bref, welcome to New York! Curieusement, je ne ressens pas le même emballement que la première fois. Par contre, je sais exactement où je me situe, je reviens en terrain connu. Je goûte la frénésie de l’heure de pointe, tout en gardant à l’oeil mes trois grands (la petite a opté pour la poussette), qui n’ont d’autre choix que de suivre le beat new yorkais. Nous déambulons sur la 42nd, observant les vitrines, les pubs géantes, les marchands itinérants, les taxis jaunes, les rickshaws et tous ces schizophrènes se parlant tout seul, le bluetooth collé à l’oreille! Même dans la rue, les discussions affaires continuent!

Notre but est de nous promener, peinards, dans les rues de NYC et de montrer aux enfants le phénomène Times Square le soir, mais Xavier-futé a des projets pour nous…

-Elle est loin la boutique Légo?

-Non Xavier, tu as envie de la visiter?

-Ben oui, maintenant qu’on est à New York.

Parfait! On leur a tellement parlé de cette boutique qu’ils en rêvent, surtout notre passionné de légo star wars.

-Dis maman, sais-tu vraiment où tu t’en vas?

-Ouain chérie, tu voudrais pas consulter la carte?

No way, je sais EXACTEMENT où nous sommes, on va prendre un petit raccourci et passer par cette ruelle…(pourvu que ça débouche au bon endroit).

-Tadam! Le voilà le Rockefeller Center, qu’est-ce que je vous disais que j’avais déjà été guide à New York!

-Yeah!

Nous entrons donc dans cette boutique, non sans avoir admiré la place centrale avec sa fontaine et sa magnifique statue.

La boutique en tant que telle n’est pas immense, mais elle est agrémentée d’un dragon légo faisant deux étages de haut. Une maquette légo représentant l’extérieur de la boutique (le Rockefeller Center) est également fort intéressante à observer.

Les enfants craquent pour les legos Star Wars, mais comme il s’agit de la première boutique que nous visitons, nous tentons de les convaincre qu’avant d’acheter, ils pourraient peut-être attendre que nous visitions d’autres endroits. Mikaël et Camille acceptent bien l’idée, mais Xavier, lui, n’est pas du tout de cet avis. Après tout, un de ses buts à New York était d’acheter un lego Star Wars! Comme nous nous apprêtons à parlementer avec lui, v’la que ma belle Bibi se tortille d’envie. Forcés de quitter la boutique pour chercher une restroom, nous promettons à Xavier que nous reviendrons une autre journée. Une fois tout le petit monde soulagé, nous convenons de retourner illico à ladite boutique. Au fond de moi, je sais que Xavier ne changera pas d’avis et qu’il éprouvera un sentiment de déception qui le suivra tout le voyage. Et puis si c’est ça qui le rend content, après tout, c’est son argent. Mikaël se laissera tenter également, puis Camille. Les enfants n’ont pas regretté leur choix. Ils ont juste réalisés qu’on a pas un énorme pouvoir d’achat en tant que touriste avec $35 US dans les poches.

 

Alors que la tournée restroom bat son plein à la Banana Republic, Xavier-futé me révèle deux choses :

-M’man, j’suis un peu déçu, New York ça ressemble à Montréal. (!!!?)

Et de poursuivre :

-Maintenant qu’on a acheté mes légos, on peut retourner à l’hôtel? (??!!!)

Ces commentaires, c’était AVANT d’être à Times Square! Mais je dois concéder à fiston, mis à part la hauteur des édifices, nous avons affaire à une métropole…où Montréal fait tout de même figure de naine!

Cette première soirée fut réellement une tournée du parfait petit consommateur…Nous avons arpenté les rues éclairées/animées/déjantées de Times Square en faisant de stratégiques arrêts dans les grosses boutiques (Disney, M&M, etc.). Le tout sous la pluie, souper et mari enrhumé inclus!

Le retour au bercail fut un jeu d’enfant et c’est fourbus que nous retrouvâmes un bon lit bien chaud, non sans avoir monté quelques projets-légos.

8 MAI 2012

Camille

Ce jour là, je l’ai beaucoup aimé. Nous sommes allés voir la STATUE de la LIBERTÉ!

Voici le récit :

Ce matin, nous avons descendu en bas de l’hôtel pour aller déjeuner à un buffet. Une fois terminé, nous avons pris un autobus accordéon pour nous rendre à Port Authority pour allez prendre le métro de New York qui sont sur des rails, par sur des roues comme à Montréal. Nous devions nous rendre à South Ferry/Whitehall St. pour nous rendre à Staten Island Ferry par le traversier. Nous voulions traverser pour regarder de loin la Statue de la Liberté située sur Ellis Island. C’était long avant que le bateau arrive au quai. Mais il finit par arriver à 1h ou 2h et demie de l’après-midi. Il y avait beaucoup de monde ou plutôt de touristes qui voulaient voir la statue…Quand on est montés, à bord, on voulait absolument aller sur les étages en haut. Mais avant que nous soyons dans le bateau moi, mon père, et ma petite sœur on voyait la statue au loin. En tout cas.

Des étages où on était, mon père prenait des photos de vrai photographe. Nous n’étions pas du bon côté du traversier. Et on ne voyait pas très bien la statue. Alors on a changé immédiatement de coté. C’était beaucoup mieux. Je n’avais vu que des photos de la statue, mais voilà que je la voyais avec mes yeux! Plus tard, une fois arrivés de l’autre coté, nous avons fait halte pour prendre notre dîner…À ce quai intérieur, il y avait un aquarium géant, et surtout beaucoup de ”Pigeons Américains” comme dirait mon père le photographe. Bref! Nous nous sommes assis sur un banc et nous avons mangé… avec les pigeon qui nous observaient, affamés. Après la halte tout le monde resserra son dîner et commença à se préparer pour reprendre le bateau pour retourner à Manhattan. 

Une fois de retour à New York, nous avons marché dans Wall Street et vu un buffle, le même que dans le film l’Apprenti Sorcier. On a vu aussi les racines d’un sycamore, dans la cour d’une église, un bronze peint en rouge.

Un peu plus tard, mes parents ont suggéré d’aller manger une crème glacée. Mais où? Nous nous sommes arrêtés pour réfléchir, en regardant la carte. Au même moment, quelqu’un nous a « secouru » en nous indiquant une endroit où trouver de la crème glacée. Pour commencer, il nous a demandé: ”Can I help you”? ” Yes”! Ont répondu mes parents. Et ils se sont à mis parler en anglais avec le monsieur New-yorkais. Ils nous a aidé, on l’a remercié et on s’est dirigés vers l’endroit qu’il nous avait indiqué: The ”Café Dante”! 

Ho! Mais j’ai oublié de conter mon malheur en sortant de l’hôtel. Voilà. En sortant dans le stationnement, j’ai remarqué que mon sac était ouvert…Pourtant je l’avais fermé. Mais non! Mon sac était brisé!! Malheur..! La fermeture éclair était toute défaite. Mon sac était tout ouvert. Et j’espère encore aujourd’hui que rien n’a été volé ou tombé.

Mais bon.

Sur Broadway St. on a croisé une petite boutique de sacs à dos. Mais ils étaient trop cher, et pourtant j’en voulais un nouveau! Justement à coté, il y avait une autre boutique de sacs! Et il y en avait un qui était 15$ US. Mon père et les autres étaient dans l’autre boutique pour regarder des choses…Mon frère Xavier regardait des cartes postales : 8 pour 1$ US. Il s’en est acheté. Heu…Oui…Super! Mon père m’a appris un truc super cool: Le ”marchandage”. Il voulait que j’aille voir le monsieur et que je lui dise que je n’avais que 10$ US, en anglais. Il m’a dit comment le dire, sauf que je ne comprenais pas très bien le principe. Il est venu avec moi et il a dit la phrase à ma place. Le marchand a descendu le prix à 12$ US. Et je lui ai seulement donné 2$ de plus de mon argent. Et j’ai le sac! On l’a rempli avec ce que j’avais dans l’autre sac. Et ça m’a fait un minuscule, brin de peine de le jeter. ”Un sac acheté en Gaspésie, et jeté à New York City”… Que m’a dit mon père. Je le mis sur mon épaule et nous continuâmes de marcher vers le café Dante. On a mangé notre crème glacée dans des petits bols, nous les enfants, les parents dans des coupes. On est sortis et on a mangé un hot dog New-yorkais. Miam! On l’a mangé dans un parc. On est allés aux restrooms, j’ai acheté un lego Star Wars à la librairie Barnes & Noble…On est retournés à l’hôtel pour manger des macaronis aux fromages. Il était presque minuit quand nous nous sommes couchés! Booooooooooooooone nuit!!

Martine

Jour deux de ce périple en famille. Ce matin, tout en allant faire l’achat de notre dîner au Whole Foods Market près de l’hôtel, la majorité a tranché : Nous irons faire le tour de ferry pour voir la fameuse Statue de la liberté. Non, je n’ai pas fait d’injonction, j’ai respecté le vote démocratique de la majorité (même si j’avais voté Central Park)!

Les enfants expérimentent l’agité et bruyant métro de New York. Agréable surprise, si Mikaël à 13 ans paie pour un adulte, les trois plus jeunes, eux, ne paient pas. Apparemment, tous les citadins ne sont pas au courant car une gentille dame m’interpelle poliment, préoccupée du fait que deux grands viennent de passer sous le tourniquet. Après une courtoise explication de ma part, elle me demande d’où je viens et s’exclame avec enthousiasme : Oh your from Montreal, I looove your country. Have a nice day! Hum! On suppose ici qu’elle savait que Mtl est une ville, pas un pays!

Bref, petit tour de ferry avec ma tête qui pulse (où sont les Advil?) et les petites disputes avec mes enfants, surtout ma fille, qui pullulent. Ouain, nous vivons intensément notre escapade et les accrochages seront fréquents cette journée-là. Heureusement, nous avons Éric-l’arbitre qui tente de nous expliquer comment travailler en équipe!

Comme nous sommes près de Wall Street, nous en profitons pour arpenter les rues où le soleil peine à percer. Nous apercevons le National Museum of the American Indian qui peut être visité gratuitement. Une fois de plus, les statues érigées devant l’entrée sont magnifiques et grandioses. Derrière nous, le Bowling Park, le premier parc de NYC. Au bout, on aperçoit le fameux charging bull, sculpture de bronze pesant plus de 3000kg. Je suis tellement occupée à manoeuvrer la poussette avec Bibi endormie que j’en oublie de le regarder de face…Une imprudence qui aurait pu me coûter cher! Je veux dire, c’est pas à tous les jours qu’un buffle aussi imposant nous « charge »!

Nous sommes une fois de plus à l’heure de pointe et touristes et travailleurs/hommes d’affaires abondent. Ici comme dans Times Square la veille, les patrouilleurs du NYPD sont omniprésents. On ne se sent pas « surveillés », mais le fait est qu’il y a des policiers (à pied, à cheval, en véhicule) à chaque coin de rue. On les compte par dizaines. Ils sont très « relax », plusieurs s’envoient des textos alors que d’autres regardent un film dans leur véhicule.

Évidemment on est pas très étonné d’en apercevoir dans le coin de la Freedom Tower, dont la construction progresse à vue d’oeil. C’est très intriguant de voir cet endroit qui fut le théâtre d’un drame il y a dix ans et qui aujourd’hui est exploité (entre autre) à des fins touristiques. Bien sûr, il y a les plaques commémoratives, le Memorial 9/11 et le mobilier urbain qui portent les empreintes et les marques de l’effondrement des tours. On finit par comprendre pourquoi policiers et pompiers sont devenus des héros, nombreux ayant péri dans l’exercice de leurs fonctions.

C’est dans ce secteur d’ailleurs que se jouera notre journée…Mon cher Xavier, qui supporte très mal les grosses marches de santé, plaidera pour un retour à l’hôtel. Il était temps de lui trouver une mission intéressante…à force de discussions, nous trouvons LA motivation par excellence et le but à atteindre: trouver un kiosque de crème glacée! Bon, nous mettrons plus d’une heure pour aboutir au salvateur café italien Dante. Et encore, il nous aura fallu l’assistance d’un gentil new-yorkais sinon nous serions toujours à arpenter les rues! Mais quel plaisir pour tous de déguster de succulent gélatos tout en profitant de la position « assise »!

Nous prendrons du temps en cette fin de journée pour explorer les alentours de Greenwich Village avant de reprendre le métro vers Port Authority. Nous profiterons des accomodations de notre suite pour déguster un macaroni au fromage bio., au goût plutôt fade, à minuit! Vive les vacances!

9 MAI 2012

Camille et Martine

Mes aïeux, c’est la dernière journée du voyage! Nous partons demain. Pour cette dernière journée, nous sommes allés à Central Park, LE parc à NYC. Nous prenons le métro pour nous rendre dans Harlem, à l’extrémité nord du parc, sur Lenox Avenue. Je (Martine) ne suis pas déçue, l’odeur de gazon fumé et les sirènes qui nous accueillent à la sortie de la bouche de métro m’indiquent que je suis bel et bien dans le bon quartier!! Sans farce, nous sentons vraiment que nous venons d’atterrir dans une autre zone de Manhattan, ne serait-ce que par l’aspect des bâtiments et la faune urbaine.

Moi (Camille), je suis un peu déçue que la journée soit grise mais contente de la destination.

Après un lunch rapide, nous amorçons notre longue descente vers le sud. Nous avons misé gros, un peu trop gros peut-être. Nous planifions de faire tout le parc. Après tout, nous avons toute la journée! Mais c’est sans compter les nombreuses haltes pipi et les multiples détours dans les sentiers non balisés. Ce qu’on a pu errer!

Familialement parlant, ce qui nous fit le plus « tripper », fut l’observation de ces oiseaux (orioles de Baltimore, merles d’Amérique, moineaux domestiques) prenant leur bain dans un petit ruisseau ainsi que la flore environnante (plusieurs essences d’arbres que nous n’avons pas ici).

Bref, après des heures d’errance, une tentative de « pickpocketting » avortée, l’observation de tortues, l’éternelle recherche de restroom, quelques chicanes et des grands-petits pieds endoloris, Belvedere Castle en vue! Pour y grimper, d’étroits escaliers en colimaçon. Au premier étage, nous pouvions voir d’étranges roches dans l’étang…il s’agissait d’un groupe de tortues! Nous pouvions nous asseoir sur les tourelles surplombant le vide. Ma mère en avait des frissons! Le deuxième étage était encore plus haut, j’en (Camille) avais presque le vertige!

Les parents voulaient nous montrer le « pont de Spiderman »! Il s’agit en fait du Bow Bridge où Peter et Mary Jane se disent adieux dans Spiderman III. Sur le pont, il y avait justement un beau couple d’amoureux qui s’embrassait longuement. Ça doit être le « pont des Amoureux » finalement!

Un peu plus loin, dans un petit coin tranquille avec de beaux bancs sur le bord du Lake, nous avons observé une IMMENSE tortue. Elle devait être assez vieille. En tout cas, une chose est sure, elle attendait patiemment que nous la nourrissions. Nous n’avons pu résister, nous lui avons offert un morceau de pomme qu’elle a accepté avec voracité. Malgré tous nos efforts, nous n’avons jamais réussi à voir sa pleine grosseur.

Près de la Bethesda Fountain, un homme faisait d’énormes bulles de savon. Elles pouvaient faire facilement de deux à cinq mètres de long.

Après toutes ces heures, la fatigue et la faim commençaient à se faire sentir. De plus, les enfants voulaient tous retourner à la boutique M&M s’acheter d’autres chocolats (ben non, mes enfants sont pas bio-équitables). Pour couronner le tout, nous avions une mission de la plus haute importance : marcher jusqu’à l’Empire State Buildingafin d’acheter à ma belle-soeur une statuette à l’effigie du fameux édifice. Nous avons convenu de terminer tous nos achats et de saluer NYC par une dernière incursion dans la chocolatée boutique.

Une fois les estomacs repus, nous nous sommes rendus à l’Empire State Building afin de nous soumettre à une réglementaire fouille qui nous permettrait d’aller, tout simplement, au gift shop. Mikaël, le grand frère, a même dû ôter ses chaussures, car du méchant métal s’y trouvait, faisant crier le portail lorsqu’il le traversait! Mais au final, mission accomplie!

Et si on passait devant la Grande Bibliothèque de NY? Et pourquoi pas traverser Bryant Park situé en arrière, un coup parti.

Ce qu’il y a de génial avec la bibliothèque, c’est que chaque dimanche, les bibliothécaires sortent des rayons de livres dans Bryant Park, et on peut y faire une halte, le temps d’une lecture.

10 MAI 2012

Camille

Cette dernière journée, on devait quitter l’hôtel à 12:00. Ça me laissait un peu de temps pour penser à New York qui est la ville des rêve…Surtout Times Square. C’était le paradis! Les écrans, boutiques, les comédies musicales, etc….. en tout cas c’est pour dire que j’ai apprécié New York comme elle était. En plus c’est la ville des super héros :

-Spider-Man

-Super-Man

-LES AVENGERS!!!

Je peux vous dire que New York est la plus grande Star du monde! C’est pour ça que je m’en ennuie déjà…Si je vous la décris: Elle ne ressemble VRAIMENT pas à Montréal. J’étais quasiment amoureuse de New York! Mais je ne dois pas m’en faire, parce que je quitte une Star pour aller en retrouver une autre : ma chienne! 

Martine

Ce voyage en famille, notre premier hors pays, fut, somme toute, réussi. Si l’on exclus les multiples accrochages, le manque de motivation de Xavier pour la marche (principalement la première journée), nos petits malaises personnels (rhume, migraine et cie), on peut affirmer que nous avons eu plus de plaisir que de misère!

J’ai observé, sans surprise mais avec joie, qu’être en famille facilitait grandement les contacts, la gentillesse et la serviabilité d’autrui. Bon pas de manière excessive, mais le fait mérite d’être souligné.

Sans enfants, je n’aurais pas rencontré et discuté avec cette gentille Californienne près de la Freedom Tower; sans la curiosité merveilleuse de Camille, nous n’aurions pas rencontré cette dame dans Washington Sq. Park qui avait apprivoisé et nourrissait quotidiennement des écureuils. Nous n’aurions pas su sa fierté d’en avoir rescapé un en 2008 qui était tombé d’un arbre, ni vu ces photos du bébé squirrel dont elle était si heureuse de dire qu’il était devenu un vrai écureuil, pas un pet!

Et que dire de cet homme dans Union Sq Park qui est venu voir Éric en lui disant de Bianca-Rose : Sir, you have such a wonderful daughter! Comment ne pas être séduit par une p’tite pitoune de 3 3/4 ans pourchassant son grand frère autour d’un arbre, l’imperméable au vent et riant à gorge déployée.

Sans mentionner cette superbe dame enceinte dans le bus à qui j’ai cédé ma place…elle était tellement belle, lumineuse et dégageait un tel sentiment de calme. À un point tel que Camille aussi l’a ressenti et m’en a fait part.

Bref. Même si nous n’avons pas toujours réussi à « travailler en équipe » lors de notre voyage, de retour chez nous, nous concrétisons Camille et moi l’aboutissement d’un projet qui nous tenait à cœur : l’écriture d’un récit mère-fille.

Oct 022011
 
 October 2, 2011  Posted by  Voyage à New York Comments Off on New York New York (part 3)

Lundi 5 septembre

Dur dur le réveil ce matin. À peine 8h de sommeil en 3 jours, je me sens beaucoup moins zen et joviale!

Une bonne explication s’impose avec mon cher mari car j’avoue ne pas avoir savouré l’engueulade de la veille et je suis encore prise là….et pas très contente de la situation.

L’autre point qui me « scrappe » la vie ce matin, c’est de repenser aux agissements de celle qui se prétend « guide » du groupe. Je l’ai beaucoup « excusé » au courant de la fin de semaine, mais là, rien que d’y penser, je ne la « blaire » plus! En fin du compte, je commence à avoir hâte de repartir chez moi.

Nous partirons très tôt ce matin, 7h30/8h, car ceux qui ont pris le forfait de luxe ont un programme chargé et le départ pour Montréal est prévu vers 13h.

Éric non plus ne peut plus la voir en portrait (depuis plus longtemps que moi d’ailleurs!!) mais, étant donné que nous voulons suivre notre programme, nous sommes bien obligés de la voir pour lui demander de nous débarquer en ville. C’est mon mari qui s’en chargera.

-Ok, dit-elle, je vous donne les billets pour le dîner au Trump Tower Éric viens me voir à l’autobus tantôt.

Une bonne chose de réglée!

Mais pensiez-vous réellement que ce serait si facile avec Linda-la-guide?

Éric va la voir alors qu’elle « cherche ses billets » pour le dîner. -Oui oui Éric je te donne ça dans le bus, fait-elle en feignant de chercher activement dans la soute à bagages. Elle entre dans l’autobus et commence à dire qu’elle donnera les billets tantôt et bla bla bla. Elle commence à parler du programme de l’avant-midi et je commence à comprendre que nous n’aurons pas de billets et pas d’arrêt si nous n’insistons pas un peu. Elle finit par dire qu’elle a « perdu » les billets mais c’est pas grave, elle va tout arranger! Je fulmine, j’en tremble tellement je suis en maudit. Éric va la voir car il semble clair qu’elle n’a pas du tout l’intention de nous laisser descendre, elle a une mémoire sélective la Linda. De mon côté, fatigue aidant, je me sens presque fatigante de quémander encore une fois de descendre. Ben oui, que penseront les autres si nous ne suivons pas? Éric négocie avec elle et le bus s’arrête pour que nous puissions faire notre dernière escapade. En descendant, elle prend bien soin de nous dire : -soyez à l’heure au point de rendez-vous là! C’est elle qui me dit ça??? Je lui ai répondu, mais je ne l’ai même pas regardé. À ce moment précis, je la méprise.

Nous sommes sur la 34th/11th . Nous trouvons une bouche de métro (Penn Station), remettons un peu de monnaie dans la Metropass et le tour est joué, nous revoici en route pour explorer un peu plus loin Central Park. Il est environ 9h et comme c’est Labor Day, les rues sont vides, le métro est vide et les seules personnes qu’on aperçoit sont majoritairement des touristes.

Belvedere Castle

J’éprouve un grand plaisir à fouler à nouveau les sentiers de Central Park par une aussi belle matinée. Nous « montons » en métro jusqu’à la 81thCentral

Vue du Belvedere Castle

Park West. La marche débute…Je goûte le calme de l’endroit. Notre premier arrêt se fera au Belvedere Castle (château de pierre datant du XIXè siècle), un point d’observation qui est aussi une station météorologique. La vue est magnifique, le parc est paisible.

Nous prenons quelques minutes pour admirer la vue et nous continuons notre marche dans les sentiers car nous aimerions admirer le Bow Bridge avec notre propre regard et non celui d’une caméra de film. Tout en déambulant, nous croisons ces arbres aux formes et à la texture particulière. -It’s a London Plane, me dit un sympathique « vieux » monsieur Newyorkais assis sur un banc, I thought for a long time that they were Sycamore. You have to be careful, witches come out of it every day at six o’clock! -Well, I better not be around then! Lui dis-je, amusée. Nous passons notre chemin et arrivons à une croisée où nous ne savons plus par quel bout passer pour arriver plus rapidement à notre objectif (nous avons à peine 1h pour nous rendre au point de rendez-vous). Pendant que nous tergiversons sur la direction à prendre, un homme promenant son chien vient nous voir pour nous offrir son aide. Il nous explique que si nous suivons les sentiers et leurs réverbères, nous pourrons nous orienter à l’aide des étiquettes métalliques posées dessus. En effet, les deux premiers numéros indiquent à quelle hauteur de rue nous nous trouvons. Les deux derniers nombres nous dirons si nous sommes plus à l’est (nombres pairs, Fifth Av.) ou à l’ouest (Central Park West, nombres impairs). Grâce à ce truc, nous nous rendons effectivement assez aisément au point voulu.

L’endroit est M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E.

Nous prenons, évidemment, plusieurs clichés des environs et nous faisons une halte à la Bethesda Fountain. C’est l’oeuvre d’une certaine Emma Stebbins,

Bethesda et ses 4 chérubins

inaugurée en 1873. Cette dame fut la première femme à faire un « projet artistique » pour la ville de NY. Cette sculpture se réfère apparemment à l’Évangile selon Saint-Jean, chapitre 5 qui donnerait la description d’un ange bénissant le bassin de Bethesda et où Jésus aurait conséquemment guéri un paralytique. Nous sommes à Jérusalem. Quatre chérubins entourent la statue, chacun représentant une vertu particulière : la tempérance, la pureté, la prospérité et la paix(voir sur Wikipédia, Fontaine Bethesda). Ici encore nous prenons plusieurs clichés, histoire d’immortaliser une infime partie de CP. Ce parc est immense, nous n’aurons réussi qu’à en visiter à peine la moitié.

Bethesda Fountain

Le temps file, nous redescendons The mall, chemin principal situé en plein centre du parc. Nous devons rejoindre le groupe au coin de la 57th/5th av. Nous avons de l’avance, on en profite pour faire des achats de très dernière minute! Nous arrivons en même temps que l’autobus et nous nous installons en file pour le buffet où l’on mange « très très bien », dixit Linda-la-guide. Je vous ai déjà mentionné qu’elle et moi n’avons pas la même définition de bien manger? Anyway, j’ai dégusté un « bon » morceau de poulet à la PFK accompagné de son « kraft dinner ». C’est moi qui ait choisi ce menu, j’en conviens, et je n’ai pas choisi le moins pire, j’en conviens encore!!!En tout cas, c’était long à manger, surtout à ma vitesse, alors mon mari et le reste de la belle-famille sont allés faire des emplettes de la dernière heure. Les muscles de mes jambes me faisant atrocement souffrir, je leur ai assuré que je terminerais mon repas seule sans problème. Et les voilà partie à la recherche de vendeurs itinérants sur la 5th avenue.

Je suis à nouveau seule, et j’apprécie beaucoup mon heure de solitude. Tout en terminant mon repas, je regarde distraitement la carte….pour réaliser que le FAO Schwarz est à deux

Toit vert près du Trump Tower

rues de là. C’est LE grand magasin de jouets dont nous a parlé Christophe au printemps dernier et on y retrouve un piano géant que j’ai bien envie d’essayer!! J’avais mal aux jambes, mais hey, je vais avoir 6h de bus pour les reposer. Et me voici en cavale pour une visite éclair à l’un des plus grands magasins de jouets de la ville. J’y trouve même des présents pour mes enfants et mon neveu! Le temps s’écoule trop rapidement et je n’aurai pas le temps de sautiller sur le piano géant, ni même le plaisir de le voir…:-(

Par contre, je suis immensément satisfaite d’avoir fait cette visite éclair, et plutôt fière de mon coup et de mes achats!

Je retrouve la famille à l’autobus et nous prenons le chemin du retour….le chauffeur fait un petit détour près des quais et nous avons l’occasion d’observer un porte-avion amarré au quai. Hum, plutôt impressionnant…à une semaine du 11 septembre. Nous revoilà de nouveau aux portes de NYC, au Lincoln Tunnel, que nous passerons pour faire le chemin inverse vers la maison. À quelque part au New Jersey je réussis à m’endormir. Malgré l’inconfort des bancs du bus, l’air un peu trop frais et les conversations bruyantes, je dors assez profondément pour me sentir regénérée à mon réveil, qui coincidera avec l’heure du souper dans un autre fameux Golden Corral (c’est une chaîne de restauration comme le Normandin, on doit en trouver à chaque sortie d’autoroute ou presque!). Je commence à développer un goût plutôt préoccupant pour le kraft dinner car j’en remange!

London Plane

Nous arriverons vers les 21h30 à la boutique hors taxe américaine. Ma belle-mère, qui n’a pas eu suffisamment de temps pour magasiner, décide de se gâter et de se faire un beau cadeau. Linda-la-guide viendra tout de même nous « rusher » vers la sortie quand un autobus de jeunes latinos fera son entrée dans le Duty Free. Comme la dernière chose que nous souhaitons est un autre temps d’attente aux douanes, nous nous empressons de retourner vers le bus. Le douanier canadien fera une rapide vérification de nos passeport et des toilettes pour nous laisser entrer au Québec, Canada. Yeah!

Nous sommes les premiers à descendre au terminus de Longueuil, on salue les passagers et on leur souhaite bonne route et bon retour. J’ai pris les coordonnée de Marie-France qui compte faire une lettre de plainte à la compagnie pour l’exécrabilité du voyage. Depuis, elle m’a fait signe une fois puis, plus rien malgré mes nombreux courriels. Elle prétendait avoir écrit une lettre de plainte pour tous les membres du groupe (elle avait pris nos coordonnées dans le bus à l’aller) et affirmait qu’elle nous la ferait parvenir. Nous pensons qu’elle a peut-être réellement fait une démarche, mais qu’elle s’est fait « achetée ». Après tout, elle possède elle-même une agence de voyage, peut-être lui a-t-on offert des tarifs plus qu’avantageux en échange de son silence. On peut imaginer toute sorte de scénario quand une personne ne prend pas la peine de répondre clairement à nos questions…

Je suis bien contente d’être de retour, mais je resterai quelques jours à l’heure de Times Square!

Dans l’ensemble, j’ai apprécié mon escapade malgré les pépins qui nous ont fait perdre la première journée. Nous pourrions porter plainte en notre nom à nous six, mais plus le temps

Vue sur la 5th av.

passe, et moins nous avons la motivation de le faire. Mon beau-frère a entamé une démarche, mais mon petit doigt me dit que l’initiative mourra dans l’oeuf. Et si le contraire se produisait, je serais bien contente remarquez. Mes beaux-parents, Éric et moi prenons l’histoire comme un apprentissage : une prochaine fois, nous irons à NYC par nos propres moyens!

Partout où l’on cherche sur le web, l’agence Poltours reçoit une cote de satisfaction plutôt grande. Il est possible que nous soyons tombés sur un « citron » concernant la guide. Le problème est plutôt dans la manière dont elle et sa patronne, la proprio de l’agence, ont géré le problème. Et non, comme le faisait si justement remarquer mon beau-frère, tout ce qui était écrit au programme n’a pas été fait et si cela a été fait, ce fut bâclé.

Je retiens de cette aventure qu’il fut extrêmement agréable de voyager avec ma belle-famille. Bien sûr nous n’avons pas été ensemble 100% du temps, mais je fus heureuse que mes beaux-parents se joignent à nous malgré leurs appréhensions concernant la langue et leurs insécurités par rapport au fait de voyager. Maintenant je m’attends à ce qu’ils explorent la France et qu’ils fassent une croisière en Alaska!!! Ils sont d’excellents voyageurs, ils ne doivent surtout pas se priver d’aussi belles aventures! Bien sûr, s’ils cherchent un guide, je peux sans problème me « sacrifier » et les accompagner!

Je conserve de New York, et plus précisément de l’île de Manhattan, le souvenir d’une ville qui ne dort jamais (of course), où Consommer s’écrit avec un grand C et où tout coûte non seulement cher, mais où tout est géant, Big, plus grand que nature. Les Starbucks érigés à chaque coin de rue, la quantité effarante de touristes visitant la ville, la quantité incroyable de monuments/statues faisant allusion à la mythologie grecque et romaine ou à la religion, les marchants itinérants en tout genre, l’aménagement grandiose de Central Park et l’heureux mélange entre modernité et patrimoine (architecturalement parlant). La gentillesse des Newyorkais que nous avons rencontré nous a plu. Il était très facile de se sentir un peu comme chez soi dans cette ville de démesure. On n’est pas surpris que la Big Apple soit située dans The Empire State!

Et bien sûr, pour terminer, je conserverai l’impérissable souvenir de mon sac de M&M acheté à la boutique éponyme qui me coûta l’équivalent d’un bon souper au resto soit 25$ pour un peu moins de 2lbs! Même moi je me serai laissée prendre par cette folie consumériste qui eut pour conséquence de rendre mes-enfants-au-bec-sucré très heureux de déguster pendant une semaine les 6 specialty flavors au dessert!

Arbre aux sorcières

Sep 282011
 
 September 28, 2011  Posted by  Voyage à New York Comments Off on New York New York (part 2)

L’aventure se poursuit…mais peut-être débute-t-elle?

Nous « négocions » avec notre guide un arrêt sur la 8è avenue/40è rue. Nous saluons joyeusement et vice et versa les passagers et je foule de mes deux pieds le sol de New York, on my own!!! Pendant un bon 20min. 1/2h Éric m’entendra jubiler : -J’arrive pas à croire qu’on est à New York, on est à New York! on est à New York! on est à New York! J’capote!!

Notre plan? Monter jusqu’à Central Park et redescendre l’île jusqu’au Chinatown et remonter ensuite jusque dans SOHO et prendre le métro pour retrouver le groupe au resto Belge à 18h45.

Nous commençons la montée vers CP, en remontant la 8è avenue. À par les boutiques, nous observons les Starbuck Cafe à chaque coins de rue. Chacun a le WI-Fi gratuit alors j’en profite pour tenter d’envoyer à Camille des petites news « live » via le Ipod d’Éric. Nous y allons d’un bon pas car nous devons nous rendre de la 40è à la 59è minimum pour accéder au parc. Mais pour moi, le plaisir d’être lâchée « lousse » dans les rues de NYC vaut largement le voyage.

À Central Park, nous convenons de ne pas aller trop au nord, et de redescendre par la fameuse 5th avenue. Nous visiterons un peu plus en profondeur demain lundi, avant le départ. Nous croisons donc le Children’s Zoo, les calèches, les taxis-rickshaws, le parc pour enfants, le Carousel, le Chess Checkers House, le Gapstow bridge, The Pond(magnifique endroit abritant des gigantesques tortues, des poissons, des canards et autres).

Nous sortons du parc et débouchons devant la Pulitzer fountain sur Grand Army Plaza et nous découvrons non loin de là le fameux cube vitré du « Apple Store ». Petite incursion dans le monde techno et remontée dans l’ascenseur vitré rond…pour un étage!

Éric a faim alors il en profite pour s’acheter le fameux hot-dog vendu par les marchands itinérants qui peuplent les trottoirs. C’est servi avec moutarde dijon. Aux dires d’Éric, c’est ben bon!

Nous faisons un petit détour par la 57/7, histoire d’apercevoir le fameux Carnegie Hall. J’eus bien aimé faire la visite guidée, mais le « timing » n’était pas bon. J’espère un jour avoir l’opportunité d’assister à un concert. Nous zigzagons un peu entre les avenues (de Broadway à la 5th ). Nous trouvons un marché du style Whole Foods Market, et nous nous y arrêtons pour luncher. Les portions sont énormes, il y a l’option du buffet chaud ou froid, mais je me rabats sur un plat de sushi au riz brun (disons que le goût est quelque peu différent). Rassasiés, nous continuons notre descente et nos pauses magasinages (remarquez on achète pas grand chose, je dis toujours à Éric : -plus tard, plus tard!) Chez OMG, boutique de jeans où nous achetons les chandails souvenirs des garçons, la sympathique vendeuse nous invite à la Labor Day Parade le lendemain dans Brooklyn. Dommage que nous partions justement demain, l’activité nous intéressait au plus haut point! En plus avec une thématique sur les îles des Caraîbes, ça devait être haut en couleur!

Je dois souligner qu’en ce dimanche de septembre, le soleil est au beau fixe, les gens sont de bonne humeur et les rues ont des allures festives avec la fête brésilienne qui « sévit » dans Times Square. Difficile de la manquer, les jeunes brésiliennes rivalisent d’ingéniosité en arborant les t-shirts et camisoles les plus « stretch » et les plus courtes, tout en conservant l’espace nécessaire pour le drapeau à l’effigie de leur pays d’origine! Et les rues sont évidemment couvertes de drapeaux brésiliens. Il y a foule, nourriture, kiosque de bouffe, de casquettes, etc.

Au coin d’une rue nous croisons Mickey Mouse et Éric s’empresse de lui faire de grands saluts, auxquels la géante souris répond joyeusement. Éric m’enjoint de prendre une photo avec la célèbre mascotte. « Two dollars » sera sa réplique quand Éricaura pris la photo. J’ai bien rigolé et nous n’avons plus repris de photos, pas même avec Spiderman!!! On les a prises de loin!

Nous observons que les New Yorkais semblent aimer la langue française….plusieurs « Café » ont des enseignes en français et sans fautes. Je me demande si nous recevrions un service en français à l’intérieur….

Sur la 42th/5thnous nous émerveillons devant la New York public Library. Quel bel immeuble avec toutes ces statues et sculptures. On a vraiment envie de s’y arrêter pour flâner un peu.

Nous contournons cette grande fête et croisons, au coin de la 5th/26th le Madison Square Park. Nous en profitons pour reposer nos jambes sur la Plaza tout en observant les alentours. Déjà on devine le changement de quartier, les immenses grattes-ciels font place à de vieux bâtiments d’une hauteur plus modeste. Nous approchons de Greenwich Village, le quartier « bohème ». Parlant de quartier bohème, c’est là que je m’y retrouve…à la frontière de Gramercy et de Greenwich Village. Sur le UnionSquare, une belle fontaine, un artiste à l’oeuvre créant des mandalas géants avec des poudres de toutes les couleurs possibles, une belle librairie, Barne&Noble, des rues étroites et coquettes, des parcs à chiens super bien entretenus, bien que petit en superficie, de charmants petits commerces, un marché bio. et une rue fermée à la circulation automobile pour faire place aux artisans en tout genre…Je me laisse même tenter par un massage complet de 10 minutes sur chaise qui fera le plus grand bien à mes épaules endolories par mon vilain sac à dos (qui commence à se remplir disons-le). Nous continuons d’admirer l’architecture, la variété et les contrastes entre vieilles bâtisses et constructions du 21è siècle, vitrées, stylisées. Ce quartier a un charme indéniable et si j’avais à habiter l’île de Manhattan, ce serait là.

Nous empruntons The Bowerey qui nous mènera au Chinatown. Encore là, le contraste est saisissant. Les bâtiments sont délabrés, il n’y a plus de commerces, ou très peu, et la plupart du temps, nous voyons des grilles en place des anciennes boutiques. Apparemment, le ménage a été fait dans ce secteur. De plus, nous avons le loisir d’observer des policiers à l’oeuvre….disons que la police montée de Times Square respecte mieux sa devise : Courtesy, professionalism, respect . Ici dans le Chinatown, le discours frise le racisme. Les deux agents, à peine âgés de 22/25 ans, conduisent un fake « yellow cab » et offre une amende salée à un autobus « parké » en double. Et je vous passe les commentaires des deux agents de la “paix” à l’endroit des asiatiques et des noirs rassemblés en petits groupes sur le trottoir pour observer la scène.

Canal Street. Fini les rues désertiques, tous les vendeurs (légaux ou non) du Chinatown s’y retrouvent. Qui dit sacoches à vendre, dit touristes…et il en pleut! Depuis notre départ du matin, j’ai remarqué à quel point nous étions sollicité de toutes part : -Madam, bags? -Watch? -Bike rental! -Night tour! -Bus tour! Et cela presque à chaque coin de rue. Nous venons de descendre pas loin de 75 rues et le seul endroit où nous avons été peu sollicité, c’est dans Greenwich Village. Et encore, les offres de massage sur chaise abondaient!

Les pompiers et les policiers sont des héros à NYC…partout on peut retrouver des chandails à l’effigie du NYPD ou du FDNY. Dans le Chinatown, grâce à un touriste Allemand, nous avons aperçu lesmagnifiques dragons dorés ornant le devant des camions de pompiers. Nous en avons profité pour jaser avec ledit touriste, mais je crois qu’il était pas très « anglophone ». Ou bien j’ai un mausus de gros accent, ou bien il connaissait « yes » « no » « Have a nice day »!

Nous n’étions pas loin des ponts rendus là et voici que nous avons croisé ceci:

Belle porte d’entrée pour une ville, vous trouvez pas? 


Nous avons fait une petite incursion dans SOHO, endroit rempli de petites boutiques chics et signées. Endroit bien coquet, mais le temps filait et le temps était venu de faire l’essai de « l’attraction locale:

Yes le fameux métro de New York! Bon, c’est facile, on glisse la « Metropass » et si la petite lumière est verte on entre et si elle est rouge, on se couche à plat ventre pour pas se faire tirer….je rigole là, c’était trois fois rien et bébé fafa! Bon faut faire gaffe et connaître son trajet car à partir d’un certain point le métro devient un express et là on peut se retrouver à Harlem ou dans le Queens mais autrement, c’est facile!

J’ajouterais que c’est bruyant, que la chaleur sur les quais est intolérable, mais une fois dans le wagon….MAGIE y’a l’air climat. À quand l’AC dans le métro de Montréal?

Back in Times Square….hum, il y a eu une fête ici, les rues sont jonchées de détritus. Si NYC est réputée être une ville propre, repassez dans deux heures quand les petites bonhommes gris auront fini de passer le balai. En attendant, nous nous penchons sur un problème beaucoup plus grave…les policières affectées à la circulation sont-elles clônées? Parce qu’elles ressemblaient toutes à cela :

Et puis à peine avions-nous réussi à percer les brumes de ce mystère, qu’une autre apparition vient complètement chambouler notre journée.

L-U-I, en chair et en os (et “boosté” à la piqûre d’araignée rouge et bleue venimeuse modifiée génétiquement)

En pleine urgence, il n’a jamais entendu nos appels : Spiderman! Spiderman! Peter, Parker! Peter, PeterSpider, un autographe pour notre fils Xavier!! Rien à faire, il a disparu entre deux immeubles, se balançant sur sa toile, comme dans un film! Too bad, le souper belge nous attend, on a pas de temps à perdre avec un superhéros jouant les sourdes oreilles!

D’ailleurs, n’est-ce pas le Toy’r’us devant nous, méga géant avec le T-Rex grandeur nature, Optimus Prime et tous les personnages de Starwars Clone War? Oh, mon doux, j’avais pas vu la grande roue….faut dire qu’elle est aussi grosse que celles qu’on retrouve dans les foires extérieures chez nous. Ahhh! Superman vient de nous sauver la vie! Un peu plus et on « mangeait » un camion au lieu d’un burger pour souper!

Fini les folie, nous arrivons devant un sympathique petit resto : le BXL. Bien naïvement nous entrons et constatons que nous sommes les premiers arrivés du groupe. Nous demandons au gentil proprio belge de nous indiquer la table pour le groupe de 50. Quoi!? Pas de réservations? Tentative de formuler la question autrement, d’un coup qu’il ne nous comprendrait pas, mais non, il n’y a pas de réservation (ça vient encore de Linda-la-guide ç’t’histoire)….aaahhhh, le groupe de touriste québécois? OUI! OUI! -Ah ben elle (car voici Linda-la-guide, dont on ne s’est pas ennuyés, qui s’amène) elle appelle pour dire qu’elle passera peut-être samedi, mais elle ne réserve pas comme il se devrait et parfois elle vient, parfois elle vient pas.

Linda-la-guide a bien dit que TOUS les restos avaient été réservés et nous attendaient. Me semble.

En tout cas, rendue à ce point de la journée, j’ai un majestueux mal de tête que je tente de contrôler en enlevant mes lentilles cornéennes, en faisant des respirations profondes et en buvant une Gulden Drakk (miam!) Linda-la-guide est en feu : elle papillonne d’une table à l’autre, vient piquer une soupe qui ne lui appartient pas et insiste fortement pour me donner le plat qu’elle a commandé. Je le refuse car j’ai moi-même commandé de quoi nourrir un cheval! Le bus retourne à l’hôtel à 22h30 et je compte bien le prendre car la migraine me tue. Je bois et mange T-R-È-S lentement et finalement, ça passera. Ma belle-famille, que nous avons rejoint pour le souper, nous raconte leur expédition de la journée et retourne bien vite magasiner car ils ont eu trop peu de temps à leur goût. D’ailleurs ils ne mangeront pas grand chose car leur dîner n’est pas encore digéré. Tranquillement, les membres de notre groupe retournent à leurs explorations newyorkaises…Quant à Linda-la-guide, elle passe encore d’une table à l’autre, évitant soigneusement les serveuses qui viennent voir si elle a terminé son plat. Éric pousse même l’audace jusqu’à me dire : -je gage qu’elle va partir sans payer, je le vois juste à son attitude. -Doux Jésus Éric, t’as pas honte de blasphémer ainsi??

Éventuellement, il ne reste plus que nous 2 du groupe dans le resto et tous…non pas tous, ont payé l’addition. La serveuse vient me voir et me demande à qui appartient cette assiette et cette soupe à peine entamées….à Linda-la-guide. La charmante jeune femme qui nous sert « en français » nous rétorque : -Mais elle n’a pas payé! Elle retourne à sa caisse, histoire de bien s’en assurer, et file voir son patron qui ne semble pas plus content que ses deux jeunes serveuses. Le vol, c’est le genre de truc qui me met plutôt en colère alors j’informe la serveuse de l’endroit où nous logeons, si jamais elle veut récupérer son argent. -Non le patron va annuler la commande. -J’espère qu’elle ne fait pas ça à chaque fois qu’elle vient chez vous. -Non non, je ne crois pas.

Permets-moi d’en douter jeune fille. Je comprends maintenant la raison de la soudaine générosité de Linda-la-guide à mon endroit. Bon, j’ai été super compréhensive et empathique avec Linda-la-guide, mais là, elle est barrée de ma liste. Oui je sais, je suis haut perchée sur certains principes.

Maintenant que la migraine s’est envolée, rendez-vous sur la Rockefeller Plaza :

Oui, tenez-vous le pour dit (c’est Zeux qui l’affirme pas moi) : Wisdom and Knowledge shall be the stability of thy time.

Juste en face il y a la boutique LEGO, une magnifique fontaine illuminée le soir, le NBC STUDIO, le Top of the rock observation deck, le Radio City Music Hall, des restos, des boutiques, bref si vraiment on le désire, on peut y passer la journée. L’hiver il y a le fameux sapin de Noël et une patinoire. On sent ici un haut lieu de l’ésotérisme…Ben quoi, avec toutes ces statues de divinités grecques (Atlas, Prométhée, Zeus,etc)., on est en mesure de se questionner sur leur pressante concentration, non? En plus sur la Place Rockefeller…famille riche et puissante… Y’a de ces drôles d’équations dans la vie….faites vos recherches par vous-mêmes 😉 http://www.rockefellercenter.com/art-and-history/ En tout cas, une chose est certaine, il y a un concept fortement exploité dans ce “pâté d’édifices” truffé de références à la mythologie et on sent le désir clair d’imposer hégémonie, richesse et puissance.

Tout en déambulant des les rues de Times Square, nous croisons la « Singing Cowgirl ». Perso, le « Singing Cowboy » que j’avais vu dans le film était pas mal plus sexy, mais bon.

La soirée avance et nous sommes plutôt fatigués. Éric et moi parlons de prendre le bus à 22h30 mais avant, nous voulons aller voir le fameux Macy’s sur la 34th. Comble de malheur, c’est fermé et il ne nous reste plus que 10-15 minutes pour attraper l’autobus. Éric me dit que nous n’y arriverons pas, et moi, éternelle optimiste, je lui sors la réplique à la con de Darthwader dans Starwars A new

Bryant Park at night

hope : -I find your lack of faith disturbing! Je me trouve bien rigolote et je suis persuadée que nous l’attraperons…..BEN NON! Cinq minutes, on l’a raté de 5 minutes! On est arrivés à Bryant Park, cinq foutus minutes en retard. Éric a mal aux pieds à cause de ses bottines. Sa course pour arriver au point de r-v a eu raison de lui. Tout devient de ma faute, je me fais engueuler….euh, ok, je vais aller m’asseoir un peu plus loin là-bas dans le parc, le temps que tu décantes mon chéri. Je suis fatiguée également, mais je ne suis pas chez nous, dans ma ville, dans mon pays, alors je gère tout ça car péter une coche ne me servira pas. Je dois avouer que j’éprouve un grand plaisir à m’asseoir seule sur le tapis vert fortement éclairé de Bryant Park, à observer la foule (de touristes!) et la magnifique fontaine. Je ressens une certaine nonchalance et je suis complètement sans crainte, je me sens presque comme chez nous.

Lorsque petit mari revient, je suis obligée de lui annoncer que nous devons refaire exactement le même trajet que nous venons de courir, mais dans l’autre sens, Port Authority, ben on était à côté tantôt. C’est moi qui tient la carte, c’est moi qui mange le char….Heureusement je sais comment me débrouiller dans le terminal.

Alors voilà, billets achetés, nous voici en file. Bon ça avance…..plus que 10 personnes devant nous, 9-8-7-6…… -BUS IS FULL, next one is in an hour.

Ayoye, ça tue. C’est là aussi que les choses se compliquent…j’ai un mari fatigué qui ne se supporte plus, et je ne sais plus si le prochain bus passera au même quai. La newyorkaise que j’interroge semble pas mal se ficher de ma question et me “vire de bord” avec son: I don’t know what your talking about. Oh well, je vais aller vérifier à l’accueil. Eric me dit d’y aller seule car il n’en peut plus. Parfait, j’y vais et je reviens avec l’information….Éric n’est plus là! Okay j’avoue, j’ai un instant, bref, de panique. Je sais que je peux rentrer seule, mais lui, il est OÙ? Bon je vais aller à la salle de bain et j’y verrai plus clair après. Oh non, toujours pas là! Oh my god,je ne bougerai pas, il finira bien par revenir au quai. Ouf, le voici! Finalement, il a pas l’air content, je vais retourner me perdre je crois! Non mieux, je vais « feindre » le sommeil sur un banc pendant qu’il fait la file. J’ai fait ça pendant une heure. Ok on est entrés dans ce bus là et devinez qui était notre chauffeure? Right on! La sympathique dame noire qui était prête à appeler la police la veille!

Mais finalement, elle était vraiment sympathique et « helpful », c’est juste qu’elle était « by the procedure ». Bless you lady, we’re going to have a good night sleep!

Sep 242011
 
 September 24, 2011  Posted by  Voyage à New York Comments Off on Entre deux

Dimanche 4 septembre 2011

À 6h30, nous recevons un wake up call de la réception (commandité par Linda-la-guide). Nous sommes crevés, mais pas le temps de dormir, hey on est à NYC! Je tire mes paupières, les fixe solidement avec des cures-dents et me voici prête à visiter la ville entière à pieds!!

Nous nous retrouvons en famille pour le déjeûner….qui n’a rien de gastronomique. En fait, ça ne goûte rien de particulier, c’est fade. Je mange peu et sur le bout des lèvres. La vie est dure pour l’épicurienne que je suis. Oui j’aime manger, j’ai du plaisir à déguster un bon repas, mais là….

Pendant ce temps, Linda-la-guide, qui a réussi à trouver une chambre pour tous dans le même hôtel, vient nous aviser qu’à 9h30 nous ferons un « business meeting »et que nous partirons seulement à 10h. Okay, on comprend que nous ne pouvons partir à 8h tel que prévu car Claude-le-chauffeur doit récupérer, mais c’est là qu’elle nous le dit? Il est seulement 7h. Enfin, nous retournons dans la suite de ma belle-famille, qui aurait pu nous héberger tous les deux aussi car c’est grand et spacieux. Nous descendons vers 9h25 pour réaliser qu’elle a déjà fait et complété sa fameuse réunion au sommet sans s’être assurée que tout le groupe y était. Plusieurs d’entre nous grapillent les infos ici et là.

Le programme du groupe sera donc le suivant : croisière en avant-midi et tour guidée en bus en p.m., agrémenté de séances de magasinage….mais ça ne sera pas pour nous!

INTERMÈDE

New York New York

(Frank Sinatra)

 Start spreading the news,

I’m leaving today

I want to be a part of it

New York, New York

 These vagabond shoes,

Are longing to stray

Right through the very heart of it

New York, New York

 I want to wake up in a city,

That doesn’t sleep

And find I’m king of the hill

Top of the heap

 These little town blues,

Are melting away

I’m gonna make a brand new start of it

In old New York

 If I can make it there,

I’ll make it anywhere

It’s up to you

New York, New York

Sep 212011
 
 September 21, 2011  Posted by  Voyage à New York 2 Responses »

Voici la première partie de nos péripéties dans la Big Apple. Il est long,détaillé et plein de rebondissements! C’est la plus longue partie, quasiment 24h d’aventures “non stop”! Enjoy!

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Ah New York! Ville de démesure, ville décadente où l’on retrouve le meilleur et le pire des USA (remarquez ce n’est qu’une supposition grossière de ma part!). Comme nous allions au pays de la démesure, il allait sans dire que notre début de voyage se devait d’être rocambolesque et l’enchaînement des événements sans commune mesure….ET CE FUT LE CAS, nous avons été bien servis.

 Récit d’un périple et d’une agence qui n’avait « Pas-L-tours ».

Comme dans toute chose, il y a un début à tout. Notre début « débute » en mars au Vinni Gambini de Boucherville lors de l’anniversaire de Lorraine. Okay ma version des faits est la suivante : ma belle-soeur Julie déclare qu’elle aimerait dont se rendre un jour à New York. Éric, petit mari of mine délare « hey nous autres aussi »! De fil en aiguille, nous déclarons que ce serait tout un trip d’y aller à 6 (non non pas papa, maman et les 4 enfants!) : Beau-papa, belle-maman, belle-soeur, beau-frère, et bien sûr nous 2, Éric et Martine. Hein!!! Pas d’enfants? Non, « ruste » des adultes, comme dirait Bibi. Un beau trip d’adultes, les enfants, on vous amènera quand nous aurons fait un peu de repérage dans la ville.

Ainsi dit, ainsi fait. Nous voici dans les démarches de passeports qui finissent par arriver à la pièce pendant et après la grève/lockout de Postes Canada.

 Il faut dire que depuis longtemps ma chère amie Pascale me parle de cette ville mythique qu’elle a visité deux fois. Et puis il y a Francine aussi qui y est allée en famille, et mon amie Julie, mon amie Marike, Isabelle, une « collègue musicale », et notre ami Gilles et Carolina, Danielle et tous les autres collègues de travail d’Éric. Bref, je crois qu’après nous 6, le tout Québec y sera allé (ah non, il manquerait mes parents et ma sœur, mais ça, c’est une autre histoire)!!!!!

 L’été arrive avec les vacances…nous sommes tous très occupés alors on voit encore ce voyage de manière floue, évasive et rien ne bouge vraiment. Nous pensons tous à la fin de semaine du Travail, mais aucune démarche ne se fait, c’est l’été, septembre semble tellement loin. Nous sommes maintenant à 2 semaines et demie de la Fête du Travail, et là, on se déniaise!!! Éric trouve une agence de voyage, nous faisons une réunion à 6 pour discuter des dates, des modalités et de la faisabilité. Ouch aurons-nous de la place en un aussi court laps de temps??? Je suis en charge des réservations et la réponse de l’agence de voyage est : oui!!!! Nous réservons donc une occupation quadruple avec visite guidée et une occupation double (pour nous deux) en liberté. Je me rends sur place pour payer, je pose mes questions, tout est si simple, si facile, pourquoi on se compliquerait la vie?

 Et hop! On trouve la gardienne pour les enfants (merci maman et papa!), et re-hop! La gardienne pour Lyra (merci Julie, on a eu chaud là) et une p’tite visite au bureau de change, un p’tit appel à la banque, quelques courses pour grignoter dans le bus, une p’tite course pour conduire tout mon p’tit monde, des bye bye par ci, des explications par là et ÇA Y EST! Demain nous partons à 5h15 pour la Big Apple! Nous sommes excités et un peu stressés….après tout, c’est ma première visite d’une grande ville américaine, ma dernière visite s’étant limitée aux palmiers de l’aéroport de Miami en 1993!!

 Personne n’a vraiment bien dormi cette nuit-là.

 Et voilà qu’à trois heures le cadran nous réveille, signalant que le grand départ approche. Victime d’un trop grand zèle de la part de mon mari, qui, voulant s’assurer que nous serions à l’heure au Terminus Longueuil, me force à conserver quelques couettes mouillées pour me « rusher » dans le taxi à 4h a.m. (je vous avais dit que le Terminus est à peine à 10 minutes de chez nous et que le rendez-vous est à 5h a.m.?). En tout cas, rendu à ce point là, mes couettes ont séché et je pardonne à mon mari cet excès de zèle(non sans râler un peu!!!). Beaux-parents, beau-frère et belle-soeur arrivent vers 4h30- 4h40. Nous sommes tous très excités et d’excellente humeur. We can’t wait to be there!

Samedi 3 septembre 5h a.m.

Autobus en vue! Yeah! il est à l’heure. Après le changement de chauffeur, le premier ayant conduit de Grenville, Ontario jusqu’à Longueuil, nous logeons nos sacs et valises dans le compartiment à bagages. Premier constat, il n’y a pas de guide dans l’autobus. Hum, ok, on va l’attendre, le guide embarque peut-être à Longueuil?

Samedi 3 septembre 5h30

Le départ était prévu à 5h15 et toujours pas de guide. Une passagère (Marie-France) accompagnant son groupe à New York (elle possède une agence de voyage en Ontario) téléphone à l’agence, histoire d’en apprendre plus. Un commis, sur son départ, donne le numéro de cellulaire de la propriétaire. La propriétaire réussit à joindre sa guide qui est encore à Laval! (?&%*%#) Apparemment, le chauffeur d’autobus avait eu pour consigne de quitter à 4h15 alors que le départ de Laval était prévu à 4h30. Deux autres clientes sont avec la guide et ils arriveront dans 30 minutes. On se demande encore comment il se fait qu’environ 20 personnes ont trouvé l’autobus à destination de New York et que la guide, elle, ne l’a pas trouvé! Et on se demande également s’il est normale qu’une passagère ait effectué le décompte des passagers dans l’autobus à la place de « l’absente guide ». N’importe qui aurait pu « descendre » avec nous, la guide n’a jamais rien vérifié, même une fois sur place.

Samedi 3 septembre 6h

Marie-France nous garde au courant de la situation. Elle est en constante discussion avec la propriétaire et la guide. « Elle arrivera dans 5 minutes »!!! Elle arrivera effectivement 5 x 6 minutes plus tard!

Samedi 3 septembre 6h30

Okay voici la petite Écho rouge de Linda-la-guide., accompagnée des deux autres passagères restées à quai. L’autobus démarre en quatrième car il faut encore passer les douanes et rien ne nous garantit un passage rapide. Lacolle, here we come! « Inquiétez-vous pas », dit Linda-la-guide « Tous les autres autobus devant nous vont être passées, ça va aller vite ». Ben oui, nous devions faire partie des 4 premiers bus à passer, et là, en théorie nous serons parmi les 4 derniers. Facile, vite, efficace. « Ah oui,» fait encore Linda-la-guide, « n’utilisez la toilette de l’autobus qu’en cas d’urgence ». Facile à dire quand certains passagers sont en route depuis 3h du matin et que la guide accompagnatrice du groupe de Grenville a déjà distribué muffins et café en prenant la peine de mentionner à mon chum au passage qu’elle avait cru que c’était lui le guide (c’est le chapeau ça)!

Samedi 3 septembre 7h15/7h30

Arrivée à Lacolle, environ 15 autobus devant nous.

Samedi 3 septembre 8h30

On a pas bougé d’un poil et interdiction de sortir du bus.

Samedi 3 septembre 9h30

Ok on a peut-être 13 bus devant nous. Angèle Dubeau et la Pièta, Un conte de fées/fairy tales, ça serait bon à écouter.

Samedi 3 septembre 10h30

Les passages à la toilette de secours se font de plus en plus fréquents….pour quiconque ayant déjà voyagé en bus, vous savez de quoi je parle…l’air sera irrespirable jusqu’à New York.

Samedi 3 septembre 11h30

Linda-la-guide nous dit qu’elle a parlé au douanier pour que ça aille plus vite (entendez-vous les passagers rigoler?) Elle prend pour preuve ce véhicule douanier qui démarre en trombe pour, É-V-I-D-E-M-M-E-N-T aller chercher des effectifs supplémentaires suite à sa demande. Enfin une guide qui a du power!

Samedi 3 septembre 11h45

Permission d’un sympathique(tiens ça existe?) douanier d’aller aux toilettes du Duty Free canadien, à condition de demeurer à l’intérieur des bornes (entre les autobus et la barrière métallique) ET de revenir de suite à notre bus. En bon « Canadiens » obéissants, nous faisons quelques petites emplettes alimentaires au Duty Free et revenons bien peinards à notre autobus.

Au retour, un « chien de garde » engueule Linda-la-guide parce que nous sommes sortis du bus et menace de lui refiler une amende. Faudrait s’décider là!

Le 5è autobus devant nous vient de se faire tasser sur le côté car les chiens ont identifié un paquet suspect dans la soute.

Je refuse de me choquer, je décide d’être zen et de prendre la vie telle qu’elle arrive. Heureusement, mon beau-père partage ma philosophie car mon mari et mon beau-frère ne l’entendent pas ainsi. Ils n’ont certes pas tort, mais je vois mal le bien que la colère me fera alors que je devine que notre arrivée à N-Y ne se fera pas à 15h30!!

Samedi 3 septembre 12h30

Avant le départ, l’agence nous a téléphoné afin de prendre nos numéros de passeports et nos dates de naissance dans le but de faciliter le passage aux douanes. En effet, les nouvelles consignes « amaricaines » demandent (exigent oui) que les passagers voyageant en bus fournissent ces informations. Cette mesure était en marche depuis 2009 pour les aéroports. On arrête pas le progrès….de la paranoïa!

Notre autobus est enregistré, mais pas nécessairement les autres devant nous. Donc ça peut prendre jusqu’à une heure par bus. Et si un passager n’est pas citoyen canadien, il faut qu’il sorte et qu’il aille remplir des formulaires.

Samedi 3 septembre 12h50

Nous observons les voitures qui passent rapidement les douanes et nous les envions. Quelques unes sont choisies pour une fouille, mais dans l’ensemble, c’est rapide. Désormais, interdiction formelle de sortir de l’autobus, plus que 2 bus.

Samedi 3 septembre 13h

C’est notre tour! Nous sommes enregistrés, le douanier est sympathique, il repart avec nos passeports. La dame Belge va signer ses papiers….pourvu que personne n’ait apporté de citrons dans la soute.

Samedi 3 septembre 13h15

Nous passons…nous voilà en territoire américain en bonne et due forme. Cri de joie des passagers. Wooo minute, will we make it to NYC before 3h30 p.m.???

Samedi 3 septembre 15h30

Linda-la-guide nous amène dans LE bon resto où débarquer sur la route : le resto-buffet Golden Corral. Ils servent les meilleurs déjeûners…oups les meilleurs repas à des kilomètres à la ronde. C’est sûr que Linda et moi on a pas les mêmes goûts en matière de gastronomie. Alors nous voici au royaume du trop salé, trop gras et trop sucré. Au risque de paraître disgracieuse à vos yeux de lecteurs, je me surprends à « compter » le nombre de clients slims. La question de la taille de l’américain moyen n’est malheureusement pas une légende urbaine, si je me fie à l’échantillon du Golden Corral.

Samedi 3 septembre 16h30

Manger fait quand même du bien. De retour dans le bus, Linda-la-guide nous fait miroiter toutes les belles activités que nous ferons à l’arrivée. Il faut savoir qu’avec notre très compétente guide, tout est à 5 minutes d’autobus. Donc pour les 3 prochaines heures, elle changera autant de fois le programme de la soirée. BONUS! crie-t’elle constamment. Vient un moment où ça devient un running gag, les passagers se moquent d’elle ouvertement. Je n’aime pas cette attitude, mais il est vrai qu’elle est bullshiteuse. Elle n’a jamais pris la peine de nous expliquer les raisons de son retard, elle s’est contentée de nous répéter inlassablement que nous reprendrions le temps perdu (pensez-y, nous serons à NYC 3 jours et 2 nuits et nous avons déjà un retard de 7h). Soit elle se croit dans ses mensonges, soit elle nous prend pour de terribles idiots. Je vote pour la troisième option, elle répète son speach de vendeuse tel un perroquet répète les paroles qu’on lui a dicté.

Je demeure zen tout ce temps-là. Pour la première fois de ma vie je vais visiter cette ville mythique, pas question de laisser rien ni personne assombrir mon aventure.

Samedi 3 septembre 19h30

Linda-la-guide est silencieuse depuis un bon bout de temps….nous ne savons plus où elle nous mènera : à l’hôtel ou à NYC? J’observe les panneaux indicateurs pour constater que le chauffeur prend la direction de New York plutôt que celle d’East Rutherford où se trouve notre hôtel.

Finalement elle se saisit de son micro pour nous dévoiler le BONUS de la soirée : « Qui veut aller visiter l’Empire State Building ce soir »? Cinquante et unes mains sur 54 se lèvent…oups!

-Linda-la-guide a l’air déçue, nous fait remarquer Julie ma belle-soeur. Elle pensait peut-être aller se coucher à l’hôtel.

-Okay, voici ce qu’on va faire. Claude-le-chauffeur va nous déposer sur la 34è, et il va retourner se reposer à l’hôtel car il a terminé son temps de conduite réglementaire. Je vous ramènerai ensuite au Hilton par les transports en commun.

-J’aimerais que tu nous expliques, demande une passagère mécontente, comment tu vas faire pour nous ramener tous ensembles en transports en commun, nous remplissons à nous seuls un autobus.

-Pas de problème là-dessus, je l’ai déjà fait!

Hey si Linda le dit, j’ai aucune raison de douter! En plus je suis willing de prendre les transports newyorkais. Go for it! Je sens mon p’tit côté aventurière titillé.

-Bon je vous donne les billets pour l’Empire State. C’est facile et pas compliqué…on prend deux ascenseurs : le premier nous fait monter 80 étages et le deuxième 6. Ça prend une minute monter, on fait le tour et on se rejoint en bas. On magasine un p’tit peu et on retourne à Port Authority pour prendre le bus.

Good, good. Je l’avais dit que tout serait simple à NYC. King Kong, nous aussi nous nous accrocherons au sommet de l’Empire!

Samedi 3 septembre 20h00

Nous découvrons, enfin, les grattes-ciels de la Big Apple à la noirceur. Étrangement, je ne ressens pas la jubilation à laquelle je m’attendais à la vue de Manhattan. Une ville est une ville après tout. Mouais, je crois que je ne me rends pas compte que je suis un peu fatiguée et déçue d’arriver avec 5h30 de retard.

Samedi 3 septembre 20h30

Times Square du haut de l'Empire State Building

Nous avons franchi le Lincoln Tunnel et nous roulons sur la 34è. Le chauffeur nous débarque et Linda-la-guide nous donne rendez-vous à 21h30 ici à côté de ce giftshop. Nous voici dans l’entrée marbrée de ce géant édifice. La place est bondée. Voir la ville de soir, du haut de 86 étages et des 4 points cardinaux, y’a pas que nous que ça intéressait. Nous passons devant les pôvres qui n’ont pas de billets et l’attente débute….d’un œil avisée, Linda-la-guide comprend que personne ne sera au rendez-vous à l’heure et elle nous donne une généreuse extension de 15 minutes. Chaque fois que nous croyons avoir terminé une file, nous en découvrons une autre. Tiens, un contrôle douanier. Tout le monde, enlevez vos ceintures, vos bijoux, mettez ça dans une tite boîte, on va la rayon-x-é et vous passer au détecteur de métal pour s’assurer que vous n’êtes pas parent avec Ben Laden! J’A-D-O-R-E mon expérience!

En tout cas, à 21h45, nous ne sommes pas au rendez- vous, mais bien les prochains en file pour prendre l’ascenseur. C’est vrai que ça prend juste une minute pour monter! Je sens le vide sous mes pieds et la pression dans mes oreilles. En plus le cubicule est rempli à pleine capacité. My god! Après de multiples dédales de couloirs pour prendre le dernier ascenseur, nous aboutissons au sommet de l’Empire State! Y’a pas à dire, c’est haut! Un peu stressés, nous nous dépêchons de prendre des photos et d’admirer la vue entre deux caméras de touristes. On fait le tour vite vite vite, en tachant de ne pas nous perdre et on s’enligne pour le point de ralliement. On presse ma pauvre belle-soeur vers la sortie en la dissuadant d’acheter un souvenir, affirmant que tout est trop cher (ça c’était sûr) et qu’il faut rejoindre Linda-la-guide qui avait miraculeusement disparue après le passage aux douanes!

Nous arrivons au giftshopet faisons une tournée rapido. Éric et son père achètent des chandails. Moi j’attends car je voudrais voir ce qui s’offre à moi et ne pas acheter au premier spot venu….

Times Square sur le plancher des vaches

Linda-la-guide sort son plumeau et le brandit bien haut pour que nous puissions la suivre, mais réalise que tout le groupe n’est pas là…ils sont au casse-croûte à côté en train de savourer une pizza locale…il est maintenant 22h30, on commence tous à avoir faim.

Le plumeau de Linda

-Suivez-moi, on mangera à Port Authority, y’a des resto dans le Bus Terminal. Suivez le plumeau gang!

Samedi 3 septembre 22h30

Linda-la-guide, pensant nous faire plaisir, nous fait faire un « tour du bloc » avant d’aller au Terminal. Moi je le sais car je suis à côté d’elle et elle m’annonce ses intentions. Le problème, c’est qu’elle ne l’annonce pas à personne, et plusieurs ne comprennent pas pourquoi nous jouons aux sprinters en « tournant en carré ». Tout en tentant définitivement de suivre le plumeau, j’aperçois Times Square et je me réveille complètement à la vue des lumières. J’en suis même étourdie. Nous passons ensuite à travers Bryant Park qui se situe derrière la bibliothèque publique de NY. Chaque dimanche, on sort des livres à l’extérieur sur des étagères et les passants peuvent s’installer à même la pelouse ou à une table et siroter un café devant la fontaine, tout en lisant un ouvrage sur le thème de leur choix : psychologie, voyage, histoire, bref le tout dépendant du choix des bibliothécaires. Imaginez si on faisait cela à la Bibliothèque Nationale….wow!

Continuons….

Les rues sont animées et bondées de touristes, c’est un miracle que tous les membres du groupe se soient rendus à Port Authority. Nous avons vu peu, mais c’est mieux que rien, compte tenu des circonstances. Je suis contente d’être à New York, mais on est pas rendu dans le New Jersey encore….

La fontaine dans Bryant Park

Port Authority 22h55

Nous achetons à la hâte un morceau de pizza (c’est cher icitte hein?) et la guide se dépêche d’aller commencer à faire la file pour acheter les billets. Naïvement je croyais qu’elle allait les acheter pour tous, gracieuseté de la compagnie, mais je découvre que nous devons faire la file.

Malchance, l’employé au comptoir a terminé son shift, et il trouve que nous sommes trop nombreux, « go buy your tickets to the machines ». Bang, il déroule son tapis métallique,yé 23h00, fin de la discussion. Décidément, Linda-la-guide a le tour de négocier….« je fais ça depuis 16 ans moé ».

Dans l’autobus, on nous a remis un papier avec le programme de la fin de semaine, le numéro d’autobus ainsi que l’adresse de l’hôtel. Linda-la-guide commence donc par gosser sur la machine pour trouver la zone dans laquelle on s’en va (elle doit aller s’en enquérir, elle le sait pas!) et elle revient s’acheter un billet pour les 65 ans et + à 1,90$ qu’elle met prestement dans sa poche (non non elle a à peine 50 ans). Nous attendons tous après elle, mais elle ne fait rien de plus pour nous aider. Il est 23h30, nous sommes fatigués, plusieurs ne parlent pas anglais, nous sommes en pleine nuit dans une ville inconnue, la panique monte, et Linda-la-guide ne fait pas d’effort particulier pour assumer le leadership. Non elle, elle gosse sur la machine pour tenter de trouver comment on pourrait faire pour acheter une lisière de billets à tarif réduit, afin que les passager de 65 et + ne paient pas le prix régulier de 3,90$. Voilà presque 24h que nous sommes debout, payer 3,90$ nous dérangerait vous pensez? Je sens derrière moi le vent de panique. Je tente de m’acheter un billet mais la machine ne veut pas de mes dollars. À boutte, je sors ma carte de crédit et je commande une lisière de 10 billets. Ça je sais que ça va marcher! Je suis en colère et exaspérée car Linda-la-guide est ENCORE en train de gosser pour une hostie de lisières tarif réduit qui n’est pas offerte dans les options. Là ça prend un leader et ça presse! Sans même réfléchir, je me retourne et lance haut et fort : qui n’a pas de billets encore? Aussitôt, Marie-France vient me voir et nous convenons que je lui vends les billets excédentaires sur ma lisière. Sa mère vient me voir, carte de crédit à la main et m’enjoint de lui acheter 20 billets supplémentaires. Un couple vient me voir et nous nous arrangeons pour qu’ils aient des billets. Où est Linda-la-guide…? Devinez.

C'est en r'venant de New York, cafi cafouin

BON, quai no. 409….nous voilà en file. Une gentille local m’indique que le prochain bus arrivera à 00h20. Je crois qu’elle voulait dire 00h45 car le bus était drôlement en retard. J’ai pris l’Interstate deux fois en deux jours, et aucun bus n’est arrivé à l’heure. Entre temps, nous découvrons que 4 personnes de notre groupe n’ont pas le bon billet pour prendre le bus…devinez qui les avait guidé…? Cette fois-ci Linda-la-guide va s’assumer et changer les billets de ces pauvres gens.

AHHH! voici le gros bus. Notre groupe est chaotique. Les gens passent les uns devant les autres, tout le monde veut entrer dans le bus. Un gardien de sécurité vient même nous prévenir de nous tasser car nous empêchons la chauffeuse de se stationner adéquatement. Éric et moi sommes refoulés à l’arrière de la file tandis que ma belle-soeur et mes beaux-parents sont en avant. Mon beau-frère n’est pas loin devant nous.

Ce qui devait arriver arriva…avec le trafic local et nous 54, le groupe est coupé en deux. La panique est à son paroxysme. Voilà que la chauffeuse d’autobus, une imposante dame noire se plante au sommet des marches et déclarent aux infortunés voyageurs qui poussent désespérément : -Now you step back!

Linda-la-guide, telle une scoute, s’avance afin de nous faire la démonstration une fois de plus de ses grands pouvoirs de négociation…et elle se fait recevoir: -STEP BACK, STEP BACK NOW OR I CALL THE POLICE.

Linda-la-guide semble bien refroidie tout à coup. Elle reste sur le quai avec ce qu’il reste de notre groupe, environ une vingtaine de personnes. Un autre gardien vient nous informer que le prochain bus passera à 1h20 a.m. au quai 79. Une fois de plus, ce n’est pas Linda-la-guide qui trouve le quai mais un membre du groupe. C’est grand en titi Port Authority! Nous refaisons la file et c’est là que nous nous apercevons que sur le quai se trouvent Carl, Éric et moi. Nous sommes les seuls à parler anglais alors que ma belle-mère, ma belle-soeur et mon beau-père n’en parlent pas un mot. Nous avons une certaine inquiétude, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’ils sont 30 dans l’autobus avec la petite feuille et l’adresse de l’hôtel, ça n’aurait pas été mieux si notre guide avait pris ce bus, ils se débrouilleront assurément.

À 1h40 l’autre bus arrive et nous découvrons avec plaisir qu’il s’agit d’un haïtien francophone ayant déjà habité Montréal! Il nous défile le nom des arrêts jusqu’à ce que nous soyons arrivés à bon port. Entre temps, ça parle francophone dans l’Interstate vers le NJ. Un gros colosse noir se penche vers son copain et lui demande s’il se souvient de ses cours de français….L’autre lui répondant par la négative, je lui offre spontanément des french lessons sur le champs. -That would be nice, répond-il en s’empressant de fermer les yeux et feindre le sommeil. Dommage, j’avais vraiment rien d’autre à faire pendant une demie-heure!

 -Ilton Omewoud Sou-ite hotel, nous lance notre sympathique chauffeur haïtien.

 -Merci monsieur, bonne nuit!

Nous distinguons le Hilton Homewood Suites Hotel au loin. Une autre marche de 20 minutes nous permettra de l’atteindre. Tout est calme dans ce secteur. Nous somme à East Rutherford. Au moment d’arriver à l’hôtel, je lance à la blague à la guide (oui je sais mon mari ne comprend toujours pas comment je faisais pour conserver ma « jovialité ») : que pourrait-il arriver de pire maintenant?

En riant elle me dit : -que l’hôtel explose!

Ouain, est bonne….Enfin nous y sommes!

Mais…qui voyons-nous dans le hall d’entrée? Claude-le-chauffeur! Il ne devait pas être couché? Il ne peut pas, l’agence ne lui a pas réservé de chambre. Pas plus qu’à la guide d’ailleurs et à deux autres membres du groupe. Oh boy…nous prenons nos clés et prenons nos bagages…pour constater que le sac à dos d’Éric est détrempé. Mon beau-père nous informe que la plupart des bagages étaient détrempés. Ma belle-soeur et ma belle-mère ont dû faire un lavage d’urgence dans le lavabo de la cuisine de leur suite. PFFFFFFFFFFFF! C’en est trop!!

Éric et moi allons porter nos bagages dans notre chambre du 6ème étage. Mon sac a été miraculeusement épargné, aucun de mes vêtements ne sont mouillés. Heureusement car je n’avais aucun vêtements de rechange, je voyageais léger. Je suggère à Éric d’aller nous assurer que ses parents et sa sœur sont bien installés dans leur suite. Éric se sent mal et responsable car c’est lui qui a trouvé l’agence de voyage. Quand bien même je lui dis que ce n’est pas de sa faute, il ne se sent pas moins inconfortable. Je le comprends quand même….nous nous faisions une joie d’avoir convaincu ses parents de venir avec nous à NYC. Malgré sa nervosité, mon beau-père a fait le move et maintenant toute cette aventure déboule et on dirait que ça n’arrêtera plus. Fort heureusement, mes beaux-parents ne nous en tiennent pas rigueur et sont plus résilient que nous le pensions. De mon côté je ne me sens pas mal, même si j’ai vanté la simplicité d’une telle escapade. Je suis consciente que je ne maîtrise pas les gestes, les circonstances et les actions d’autrui. Je ne sais pas si ce sont mes lectures des 4 accords Toltèques qui m’influencent, mais pendant ce quasi 24h debout, je n’ai jamais ressenti la moindre once de colère(ah oui dans le Bus Terminal tout de même) ou d’impatience et j’ai toujours pris les événements tels qu’ils se déroulaient. En tout temps j’ai conservé mon calme et cela m’a servi. Au demeurant, je ne me serais pas vu en train de paniquer avec les autres…on aurait jamais eu nos billets d’autobus!!!! Mais je n’ai pas parlé du lundi 5 encore. Là, j’étais pas mal moins peace and love

Nous avons peu d’heures de sommeil devant nous. Après avoir discuté des événements de la journée et nous être assurés que la belle-famille allait bien, nous sommes allés dormir un bon 3h30.