Nov 082011
 
 Permalink  November 8, 2011  Posted by  Journée de la poésie Comments Off on

« LE JOUR OÙ JE ME SUIS AIMÉ POUR VRAI »

par Charlie Chaplin ou Kim et Alison Mc Millen publié en 2001? Ce n’est pas clair sur le web, mais l’essentiel est dans le texte….

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris qu’en toutes circonstances,

j’étais à la bonne place, au bon moment.

Et, alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle,

n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de vouloir une vie différente

et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à percevoir l’abus

dans le fait de forcer une situation, ou une personne,

dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la

personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à me libérer

de tout ce qui ne m’était pas salutaire,

personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.

Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé d’avoir peur du temps libre

et j’ai arrêté de faire de grands plans,

j’ai abandonné les mégaprojets du futur.

Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime,

quand ça me plait et à mon rythme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de chercher

à toujours avoir raison et me suis rendu

compte de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd’hui, j’ai découvert l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.

Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir,

mais si je la mets au service de mon cœur,

elle devient un allié très précieux.


Oct 312011
 
 October 31, 2011  Posted by  Journée de la poésie 1 Response »

Mise en bouche

À l’automne 2009 j’ai eu le plaisir de participer à un atelier d’écriture sur la poésie. Rappelez-vous, c’était à l’époque où nous devions tous être décimés par le méchant virus H1N1! La seule chose dont on entendait parler, absolument partout, c’était de la vaccination. Plus que fortement recommandée, les autorités de la santé menaçaient de nous l’imposer. Ce dont je me souviens, c’était la magistrale mise en scène au stade Olympique où se déroulaient les cours: les préposés, chargés d’inscrire et diriger les gens, couraient après ceux-ci pour les enjoindre d’aller recevoir la salvatrice injection! Il faut dire qu’il n’y avait pas foule, au contraire. Ce qui explique que l’on « coursait » les gens pour les amener aux infirmières désoeuvrées. J’avais l’impression d’être dans un centre d’achat en train de me faire poursuivre par un vendeur de cellulaire voulant me convaincre de la qualité de son produit…Un marketing de mauvais goût qui exploitait la peur sans vergogne.

L’automne 2009 fut également la saison où l’auteure Nelly Arcand s’enleva la vie.

M’enfin, revenons au cours…

Ce cours était offert par la Fédération du loisir littéraire, une association que j’aime bien qui offre plusieurs types d’ateliers, tous reliés à l’écriture. Le choix est varié: écriture pour le théâtre, pour les magazines, « coaching » pour un premier roman, écriture de chansons, ateliers de poésie, etc. Chaque mardi soir de 18h30 à 21h30, pendant près de deux mois, j’allais à la rencontre de 3 autres passionnés d’écriture sous la direction de Mme Aline Apostolka, une femme fort intéressante de qui j’ai beaucoup appris. D’ailleurs, j’ai appris et me suis délectée de l’écriture de mes consoeurs et confrère de groupe : je me rappelle de Daphnée, dont le style était si fleuri que l’on pouvait se bercer avec ses mots; Claude (ou Jean-Claude)et son approche romantique, sensuelle; il y avait aussi Monique, dont le thème de la petite fille revenait souvent. À chaque semaine, Mme Apostolka nous donnait des « devoirs »! Nous avons exploré tour à tour les alexandrins, les haikus, les quatrains, l’OuLiPo,etc. Composer durant la semaine n’était pas chose aisée avec les enfants et les thèmes qui nous étaient imposés. Ce fut pourtant, au final, une activité enrichissante.

Je me souviens qu’à la fin des 8 semaines, nous devions émettre nos commentaires, constructifs, à nos pairs. J’ai adoré commenter sur les autres, je les admirais beaucoup, mais j’ai moins aimé quand ce fut mon tour. Même si ce fut positif et constructif, il ne m’était pas facile de recevoir les « feedbacks » de mes pairs et de ma « prof. ». Ce dont je me souviens(et comme je n’ai rien noté, ce n’est pas grand chose!!), c’est que j’avais un style pour le moins distinctif et que parfois, ma poésie était peut-être trop prise dans des concepts intellectuels. Par contre les images évoquées étaient efficaces. L’ultime compliment pour moi, fut de me faire dire par madame la prof. qu’il y avait du rythme dans ma poésie… Ah oui, et de la profondeur…Sauf que cela demeurait trop intellectuel.

Bien, bien. Pourquoi donc toute cette mise en bouche aujourd’hui? Well, well, well, nous en sommes à la première journée de mon decretum «faisons de l’ordre et recentrons-nous» alors j’ai pensé vous offrir l’un de ces poèmes que j’ai composé lors des ateliers de l’automne 2009.

À chaque fois que reviendra sur ce blogue le Jour de la poésie, je vous présenterai, soit un poème de mon cru, soit un poème qui me touche et m’inspire. Ce sera au goût du jour. En attendant je vous offre l’Étoile.

Je vous souhaite une bonne lecture et une journée toute en poésie!

Étoile

Famille singulière

Au prisme rayonnant

Porte en elle les pierres précieuses du changement.

Figures entrelacées

Têtes pointées aux quatre vents

Reçoivent la lumière et transforment ses rayons

En un abyssal tourbillon.

Couple royal

Enfants princiers

Réalisent leur destinée

Grâce à la magie des fées

Quotidiennement renouvelée.

Êtres spirituels liés

De chair incarnés

Accomplissent la divine mission

D’unir et relier l’humanité

Au cœur d’une seule et même radieuse constellation.

Martine Quimper