Nov 162012
 
 November 16, 2012  Posted by  Inspiration, Non classé Comments Off on Survivante

Lorsque je dois me “taper” une séance de magasinage, pour trouver par exemple des bottes d’hiver belles, bonnes et pas chères, rien de mieux que de me lancer dans l’aventure avec ma belle Bianca-Rose. En effet, cette enfant a un je-ne-sais-quoi qui attire toutes les vieilles dames de ce monde! À chaque sortie, nous sommes assurées de faire des rencontres…certaines plus magiques que d’autres.

Ainsi sommes-nous en file pour payer les fameuses nouvelles bottes. Une charmante vieille dame en file devant nous aperçoit le bébé de Bibi, nu comme un vers.

Won’t your baby be cold? Lui demande la dame. What’s his name?

Devant le regard perplexe de ma petite, elle réalise que cette dernière n’est pas anglophone et lui demande dans un français cassé: Tu ne voudrais pas lui mettre un chapeau, des chaussettes à ton bébé? Voilà qui fut suffisant comme entrée en matière pour que ma fille enlève sa tuque et ses mitaines afin de les enfiler à sa poupée, tout en “piquant” une jasette avec cette femme. Sur un ton très professoral, elle déclina son identité, son âge ainsi que les noms de ses frères et soeur. Y’a pas à dire, elle est charmante et elle sait s’y prendre. 😉

La dame, heureuse de rencontrer une fillette aussi “talkative”, est également enchantée de pouvoir entamer une conversation avec la mère. En moins de dix minutes, je connais les grandes lignes de sa vie: âgée de 82 ans, elle a eu cinq enfants, X petits-enfants et Y arrières petits-enfants dont certains habitent aujourd’hui la Nouvelle-Écosse. Elle les aura élevés quasiment seule, son mari ayant été victime d’un accident de voiture fatal à l’âge de 48 ans. De son côté, elle aura eu le cancer, le diabète, et un nombre incalculable d’autres inconforts de santé dont elle se sera toujours remise. Elle est bénévole pour la popote roulante et pour un hôpital de la Rive-Sud depuis des décennies, et, chose merveilleuse, elle se déplace sur un vélo à trois roues, gagné dans un bingo.

I won this bike with only one card while some had twenty to stamp, affirme-t-elle fièrement.

Parfois en français, parfois en anglais et souvent dans un franglais difficile à comprendre, cette femme racontait son histoire. Une histoire extra et ordinaire. L’histoire d’une survivante fière de pouvoir, l’espace d’un moment, partager des bribes de sa vie et de son expérience. Cette rencontre a failli passer sous la rubrique faits divers, mais lorsque j’y ai repensé, j’ai compris que la vie, ma vie, s’enrichissait et se nourrissait de toutes ces magnifiques petites histoires à saveur humaine. Avec toutes ces bribes de conversations amassées, je suis en mesure de tisser une toile immense, de peindre un portrait bigarré de l’humanité, de créer une mosaïque d’événements reliés les uns aux autres par des fils invisibles. Oh je ne possède que quelques pièces de cet immense puzzle, mais quel bien-être pour moi d’en prendre conscience… grâce à une belle amazone de quatre ans.

Quel pied posons-nous par terre le matin au réveil? Quel poids portons-nous quotidiennement sur nos épaules? Quel regard posons-nous sur nous-même et nos proches? Quel lien entre toutes ces questions? Aucun! Du moins en apparence. 😉

Notre existence se compose de tous ces petits rien, de tous ces détails d’apparence anodine qui, en somme, nous forgent à chaque instant de notre vie. Y aviez-vous songé?

Et je ne connais même pas son nom…mais je la revois chevaucher sa bicyclette, lente, droite, fière, tête nue, ses courts cheveux blancs flottant au gré du vent.

Jul 172012
 

Vous connaissez Pierre Rabhi? Moi, très peu. J’ai eu le bonheur de “découvrir” cet homme il y a quelques mois. Et ce matin, sur le blogue Une Joyeuse Éducation, le lien vers la vidéo suivante: http://www.tedxparis.com/pierre-rhabi-y-a-t-il-une-vie-avant-la-mort

La vie m’a permis de rencontrer et de créer des liens avec des hommes inspirants et inspirés au cours de la dernière année (Léandre Bergeron, Jean-Pierre Lepri). Cette rencontre virtuelle avec M.Rabhi en est une de plus que je peux cultiver et aimer. Le point commun de ces trois rencontres réside dans la sincérité des propos tenus par les protagonistes et dans ma réceptivité et mon ouverture aux dits propos. Comme quoi tout vient à point lorsque le fruit est mûr. 😉

Ils n’ont rien à vendre, aucune idéologie à imposer, du moins c’est comme ça que je le perçois. Je vois en eux des hommes qui ont tout simplement pris la décision de vivre selon ce que leur dictait leur coeur et leurs idéaux(ce qui signifie très souvent une vie en dehors du moule actuel). De faire ce qu’ils devaient. Et de le partager avec leurs semblables.

Pour moi ces hommes illustrent bien qu’il est possible de faire autrement, sans “subir”  les épreuves et les jugements extérieurs qui n’ont pas manqué de se présenter. Être en paix avec soi-même et avec ses choix et les présenter tout simplement, ne créera pas l’unanimité, loin de là. Par contre, en étant en paix avec soi-même, l’autre devant nous ne constituera plus une menace. On finira par éviter grand nombre de confrontations stériles. Et j’ajouterai que nous pourrons nous concentrer sur l’essentiel dans nos rencontres avec l’autre.

Pour moi ce dernier point revêt une grande importance dans mon cheminement actuel. Faire, vivre et être en paix avec moi-même sont peut-être des clés qui me permettront d’accéder à un plus grand bien-être.

Et vous, quelles sont vos clés vers une vie plus sereine?

Qui sont vos sources d’inspiration?

May 042012
 
 May 4, 2012  Posted by  Enfance et Éducation, Inspiration, Non classé Comments Off on L’écucation passe par la connaissance de soi

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Je suis abonnée au blogue Joyeuse Éducation. Ce matin y était publié une entrevue, parue dans la revue CLES – Retrouver du sens. Je suis allée chercher l’article à la source pour vous le diffuser à mon tour. Je connais peu Krishnamurti, mais son livre, De l’éducation, m’avait énormément inspirée. Et il y a certainement des liens possibles à faire avec ce que nous vivons au Québec présentement (pas seulement dans la belle province, mais je parle pour ce que je connais).

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L’éducation passe par la connaissance de soi

Entretien avec Louis Nduwumwami, propos recueillis par Fabrice Hervieu

Revue CLES–Retrouver du sens

Toute la réflexion du philosophe Krishnamurti sur l’éducation vise à donner aux enfants une chance de grandir sans préjugés emprisonnant leur mental, leur créativité et leur humanité. Pour une vision globale de la vie.

Jiddu Krishnamurti, décédé à Ojai aux Etats-Unis en 1986 est né en 1895 dans le sud de l’Inde à Madanapalle, Le sage va faire de l’éducation un de ses principaux thèmes de réflexion. Pendant près de soixante ans, il voyage dans le monde entier, donnant surtout des conférences publiques, s’adressant souvent aux jeunes et aux étudiants. Il a marqué plusieurs générations de penseurs de renommée internationale en psychologie, en philosophie et en sciences de la matière. Krishnamurti a publié plus d’une trentaine d’ouvrages, et il existe aujourd’hui sept écoles se réclamant de son enseignement dans le monde. L’homme ne se réfère à aucune religion, à aucune secte, à aucune philosophie, ni à aucune nationalité, car son enseignement vise non pas à convaincre de sa propre vision, ni à faire adhérer à ce qu’il énonce, mais à déclencher chez les individus un processus de découverte et d’auto-observation. Tout son enseignement consiste en une description de ce que nous sommes en tant qu’être humain. Son objectif est donc de libérer psychologiquement les individus. Louis Nduwumwami, professeur de philosophie de l’éducation et d’an- thropologie culturelle à l’université du Burundi, a publié une thèse de doctorat d’État sur la conception de l’éducation selon Krishnamurti.

Nouvelles Clés : Krishnamurti souhaitait-il la suppression du système éducatif tel que nous le connaissons en Occident ?

Louis Nduwumwami : Krishnamurti ne va pas jusqu’à exiger la suppression de l’école en tant que telle, mais il souhaite, à plus ou moins long terme, la disparition du système éducatif actuel qui fabrique selon lui des jeunes névrosés et immatures. Notamment en leur inoculant les germes corrupteurs de la violence, des divisions nationales et religieuses. Ce système, que l’on ne retrouve pas seulement en Occident mais un peu partout dans le monde, se contente de transmettre un héritage culturel ou scientifique dans une ambiance souvent contraignante et autoritaire. Il attend de ses élèves qu’ils ne soient que de bons enregistreurs de connaissances avec, pour tous, le même but à atteindre. Une uniformité jugée en plus inadaptée parce que trop élevée pour certains et pas assez pour d’autres. L’école traditionnelle apparaît donc comme une puissante machine à conditionner les comportements, réduisant l’originalité, la spontanéité et la liberté par un entraînement intensif au conformisme et à l’obéissance servile. Or, selon Krishnamurti, la toute première des tâches, pour le maître comme pour l’élève, est de refuser les conditionnements qui transforment l’homme en automate et emprisonnent son cerveau.

N.C. : Mais que manque-t-il profondément à cette école traditionnelle, selon Krishnamurti ?

L.N. : Surtout une vision globale de la vie. Il veut créer une école qui envisage la vie dans sa totalité. Pas une école qui forme seulement l’ingénieur, le chimiste, l’architecte, le boulanger, mais une école qui forme tout l’homme. Il donne une place exceptionnelle à ce qu’il appelle la connaissance de soi. Krishnamurti ne demande pas de se couper de ses racines, mais d’abord d’en prendre conscience. Il y a par exemple des religions fondées principalement sur la peur qui peuvent représenter un lourd handicap dans la vie de certaines personnes. Dans ce cas, il s’agit de prendre conscience de cet héritage, et de tenter de s’en libérer.

Dans toute éducation, il y a toujours des conditionnements à dépasser.

N.C. : Peut-on dire que Krishnamurti reproche aux écoles traditionnelles d’occorder trop de place à l’intellect ?

L.N. : Bien sûr. Il ne faut pas, selon lui, seulement cultiver le cerveau et s’intéresser au savoir. Krishnamurti ne méprise pas le savoir, il s’est intéressé de près aux découvertes scientifiques, aux ordinateurs, il a même toute sa vie discuté avec les plus grands savants. Il cherche à épanouir tout l’homme : le coeur, le corps, la pensée, la sexualité, le sens du sacré.

N.C. : Pourquoi Krishnamurti refuse-t-il l’esprit de comparaison en éducation ?

L.N. : La comparaison entre deux enfants n’épanouit ni l’un ni l’autre. Or, les systèmes éducatifs d’aujourd’hui restent largement fondés sur cette notion de compétition entre les jeunes. Ils entraînent un climat de peurs, de tensions, de rivalités au sein de l’école. PourKrishnamurti « la pleine capacité du jardinier est la même que la pleine capacité du savant ». Parce que, précisément, il ny pas de comparaison : quel que soit l’enfant, il vaut n’importe qui. Et l’on ne peut épanouir ce que l’on est profondément si l’on perd du temps à se mesurer aux autres. Il disait : « Tant que nous prendrons le succès pour but, nous ne serons pas affranchis de la peur, car le désir de réussir engendre inévitablement la crainte d’échouer. » Cette course contribue même dans certains cas à la perte pure et simple de la vie : je pense par exemple aux cas de suicides de jeunes enfants au Japon.

N.C. : Comment, dans ce contexte, faire prendre conscience aux enfants de leurs conditionnements ?

L.N. : Tous les instants de la vie quotidienne sont une occasion de se connaître en pleine lucidité : s’observer soi-même, dans ses attitudes, dans ses relations avec les autres, dans les images que nous donnons aux autres… Voilà le début d’une véritable éducation pour Krishnamurti. C’est pourquoi son enseignement est avant tout celui d’un certain art de vivre accordant une place primordiale à la notion de relation : avec les autres, avec son environnement, avec la nature. Rééduquer les éducateurs est la priorité absolue pour Krishnamurti. Pour lui, le problème numéro un n’est pas l’enfant, mais bien les parents et les enseignants. On passe des années à apprendre à devenir médecin, mais n’importe qui se croit autorisé à s’improviser parent sans avoir été préparé à cette responsabilité sacrée.

Et finalement il n’est pas étonnant qu’il y ait tellement de dégâts.

N.C. : Mais comment demander aux adultes de lutter contre leur propre conditionnement, alors qu’ils sont déjà formés, alors que « le mal est fait » si l’on peut dire ?

L.N. : Krishnamurti dit qu’il faut oser poser des questions impossibles comme celle-là. Prendre conscience d’un conditionnement, d’une peur, d’une souffrance, c’est aussi les dépasser, les dissoudre. Est-il possible de se libérer du passé ? Un telle question, par son immensité et sa radicalité, peut nous réveiller, nous sortir de la médiocrité. Toute sa vie durant, jusqu’à son lit de mort, Krishnamurti a toujours répété qu’il n’appartenait à aucun pays, qu’il n’avait pas de nationalité. Il a refusé d’être un Indien, il a refusé d’être affilié à une tradition bouddhiste ou hindouiste, il a toujours refusé son rattachement à un mouvement… Et comme pour mettre en oeuvre ce détachement, pendant plus de soixante ans il a voyagé de manière pratiquement ininterrompue en ne séjournant que rarement plus de trois mois dans chaque pays. Et si on se penche vraiment sur sa pensée, on découvre que c’était peut-être un exemple vivant de « citoyen du monde ».

- Un centre de recherche à l’université, le Groupe de recherche sur l’enseignement de Krishnamurti (GREK), est né à la rentrée universitaire 1995 en France. Il dépend du département des Sciences de l’éducation de l’université Paris VIII et a pour objectif de promouvoir la connaissance de l’approche éducative du philosophe d’origine indienne. Voici quelques thèmes de recherche proposés à titre indicatif : « Krishnamurti et le silence en éducation » ; « Le sage et les sociologues : Krishnamurti, Pierre Bourdieu et le rapport aux conditionnements » ; « Krishnamurti, Gaston Bachelard, un rationalisme appliqué ? »

- Pour obtenir les adresses des écoles Krishnamurti dans le monde, la liste des ouvrages et des enregistrements vidéo d’entretiens : www.krishnamurti-france.org

Inspiration du jour…

 Inspiration  Comments Off on Inspiration du jour…
Mar 122012
 

Pensée prise sur le site: Inspiration du jour

 

la-gratitude

 

Remercier les gens autour de moi d’être qui ils sont et d’être avec moi, et éprouver de la reconnaissance pour l’abondance dont je suis entourée m’ont procurée un profond sentiment de paix. Aujourd’hui je me remercie d’avoir laissé la gratitude apaiser mon coeur. Cela n’a pas été facile, j’ai ressenti de la résistance, mais je me suis laissée aller à cet élan. D’autres moments similaires suivront. À chaque fois mon coeur se rapprochera de la plénitude et la guérison.

Envers qui ou quoi éprouvez-vous de la gratitude en ce moment?