Jan 232012
 

Je sais que le mois avance, le temps de prendre des résolutions semble dépassé. Cependant, ma vie et l’année 2012 étant encore jeunes, je vous partage la résolution qui a germé en moi à l’automne 2011 alors que je filais un fort mauvais coton…

À partir de maintenant, j’accueillerai à bras ouverts dans ma vie le vent de changement qui se lève et je prendrai les moyens nécessaires pour atteindre mes rêves, mes buts, mes objectifs.

Cela implique de prendre une grande inspiration, de ne pas m’éterniser dans les réflexions stériles et de foncer.

Il est tellement facile de s’enfermer dans nos vieilles habitudes que lorsqu’une opportunité vient frapper à notre porte (à supposer que cela arrive), la tentation est grande de la laisser geler dehors!

PRISE DE CONSCIENCE #1: Je trouve difficile de bouger, de sortir de ma zone de confort.

LA CONSÉQUENCE:  Je réalise TOUS mes rêves…dans ma tête 🙁

PRISE DE CONSCIENCE #2:  Lorsque j’ai peur, je fige.

LA CONSÉQUENCE: Je continue de réaliser TOUS mes rêves dans ma tête ET je me raconte de bonnes histoires, question de justifier mon inaction.

PRISE DE CONSCIENCE #3: Je doute constamment de mes compétences, de mes capacités bref, je manque de confiance.

LA CONSÉQUENCE: Les précédentes suivies d’un repli stratégique dans ma carapace de tortue là où je peux me protéger des agressions extérieures (réelles ou imaginées). La carapace est le lieu idéal pour se raconter à quel point on est incapable, moins que rien et qu’aucun qualificatif ne réussit à décrire la petitesse dans laquelle on se trouve.

CONCLUSION: L’opportunité ayant frappée à ma porte se nommant “prise de conscience”, j’ai décidé de sortir de ma zone de confort en me lançant dans une nouvelle aventure palpitante avec pour tout bagage la confiance en moi-même et en mes capacités. Fonctionnera? Fonctionnera pas? Pour l’instant, aucune idée, je suis dans l’attente. Attendre…c’est la portion la plus difficile sur laquelle je n’ai aucun contrôle. Je suis passée à l’action, je suis dans l’attente des résultats. Mais je suis fière de moi car j’ai OSÉ et ça, c’est prometteur.

Tiens j’y pense, je viens de me trouver une nouvelle résolution: l’art de lâcher prise! Mais ça, c’est une autre histoire 😉

Et vous,êtes-vous porté par une résolution cette année?

Oct 052011
 

J’ai un gros problème…un problème sérieux, je suis envahie par les mouches à fruit! Vous savez ces charmantes bestioles qui « naissent spontanément » de toute banane ou de toute matière organique en décomposition?

J’ouvre une armoire, POP!! en v’là une. J’ouvre l’autre porte d’armoire POP! POP! POP! En voilà une colonie qui s’envole. Je suis désespérée, j’ai nettoyé, mis au compost mes retailles de fruits/légumes, expédié mes caisses de bières dehors, j’ai essayé de multiples pièges…Bref, ça fonctionne deux jours et elles se re-multiplient! Pire encore, je les chasse d’un endroit et elles se trouvent un autre coin pour « squatter ». Et plus le temps passe et que la température se refroidit, moins elles sont difficiles et elles se contentent de peu…tant qu’elles peuvent survivre.

En découvrant une autre colonie ce matin dans le sac à café (!!??)et dans l’armoire où je range mon thé, je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle avec ma situation de vie actuelle : éparpillée dans tous les sens et multiplication spontanée de pensées « parasites » qui gitent où elles peuvent (et j’ai nommé dans tous les “racoins” de mon cerveau!).

Il y a plusieurs années, j’ai choisi un mode de vie, un mode de vie différent du « chemin » qui nous est habituellement tracé lorsqu’on termine l’école, l’université, lorsque l’on « commence sa vie ». J’ai parcouru tout un chemin, « déboisé » les sentiers autour de moi pour me frayer un passage, je me suis obstinée avec quelques troncs d’arbre récalcitrants, mais je n’ai jamais connu d’embûches majeures, toujours j’ai trouvé une paire de bras pour m’aider à soulever ce tronc afin que je continue le débroussaillage du sentier. Parfois mon chemin ressemblait à un ramassis de traîneries, parfois tout était impeccable, tout dépendant de mon niveau de motivation à abattre du « bouleau »!

Puis, j’ai commencé à ressentir un essoufflement, la hache levait moins haut, je trainais de la patte, mais je continuais à avancer, mais plus lentement. Parfois je me révoltais carrément face à l’ampleur de la tâche, mais je balayais tout ça sous le tapis de broussailles et « tout allait ». Sans m’en rendre compte, j’ai bifurqué. J’ai voulu essayer tel instrument plutôt que tel autre, j’ai accepté d’en utiliser parfois qui ne coupait qu’à moitié, j’ai refusé de trancher ou j’ai pensé l’avoir fait…et je me suis perdue.

Lentement, mais sûrement, la stagnation a commencé….j’ai croisé un marécage et j’ai senti mes efforts se faire, de plus en plus lourdement. J’ai voulu continuer à jouer les aveugles et à ignorer que ce n’était plus du bois que j’avais à couper, mais  des quenouilles…et qu’en plus je commençais à m’enfoncer. Incroyable, mais j’ai continué à « nier » jusqu’à ce que je me retrouve ensevelie jusqu’à la gorge. Fini le balayage, je vais couler. Oh j’ai bien essayé d’en parler avant, et j’avais trouvé plusieurs oreilles attentives, mais de moi à moi, je ne pouvais tout simplement pas admettre que je ne faisais pas que couper des troncs, je les portais sur mes épaules. Pire, je les accumulais tout en faisant fausse route. Pourquoi, je ne saurais dire. Pensais-je (à tort) que ça irait plus vite si je portais moi-même? Maybe, je n’ai pas « investigué » sur la question. Pour l’instant je considère que je souffrais d’aveuglement.

J’avais un rêve, j’avais un projet, mais je réalise aujourd’hui que je n’avais pas de vision. Je suis demeurée dans l’ambiguité, avec des idéaux, des tergiversations, des flottements, des attentes et, inévitablement aujourd’hui, des déceptions et un sentiment d’échec cuisant.

Mes convictions n’ont pas changé, mais mon esprit ressemble actuellement à une louche de mélasse…et vous savez à quel point les petites mouches aiment le sucre. J’ai tellement refoulé que j’en suis à me dire que ce qui me paraissait impossible et impensable à faire il y a 13-10-5 ans, me paraît être une planche de “salut” présentement. Ma vision s’embrouille et ma tête est un nid à petites mouches, ce qui ne fait qu’amplifier ma confusion. Pour faire du leste, j’ai jeté par dessus bord deux projets qui me tenaient à cœur, mis un en suspens et je suis pas loin d’en jeter un troisième, le plus gros morceau. Celui là même auquel je tenais le plus et pour lequel j’étais la partisane la plus convaincue. Comment me suis-je rendue là? Pourquoi ai-je accepté de porter autant de poids sur mes épaules au point où pour retrouver mon équilibre, je doive « abandonner » ce qui hier m’animait?

Cet après-midi, la seule certitude que j’ai, c’est qu’il me faut sauver ma peau, retrouver mon équilibre, mon plaisir, avoir les idées claires pour poursuivre mon chemin sereinement. Tout n’est pas perdu, j’ai du support de ma douce moitié, mais ce « support » arrive tard alors que la menace pèse au-dessus de nos têtes. Je ne puis affirmer pour l’instant que ce sera suffisant. Cette année sera l’année de la dernière chance. Tout mon petit monde est prévenu, maintenant je me décharge de tout ce poids sur mes épaules pour me replier vers mon centre. Je restitue leur part de responsabilité à chaque protagonistes. C’est un de mes trucs pour me débarrasser des petites mouches à la source.

Zone débusquée

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Oct 032011
 

Pourquoi être faux?

Qu’est-ce qui nous empêche d’être vraie, d’être nous-même? Quelle épée invisible pend au-dessus de nos têtes pour que nous ayons si peur de nous affirmer en toute intégrité?

Pourquoi suis-je visée par toutes ces questions? Tellement de questions et si peu de réponses. Quelqu’un m’a déjà affirmé que le signe indéniable de l’intelligence ne résidait pas dans la capacité à avoir des réponses mais bien en celle d’avoir des questions!!! Je suis donc indubitablement géniale et brillante!!!

Bref…

Je me demande souvent « Qui suis-je? »

Mais oui, si je sais qui je suis, où je me situe, les chances sont grandes que je sache être « vraie », être « moi-même ».

Je ne suis pas certaine de me poser les bonnes questions par contre…je me suis améliorée avec le temps et l’expérience, mais ce n’est pas encore tout à fait ça.

Ma tête parle beaucoup, mon cœur trop peu. Je perds trop de temps à freiner mes élans à force de réfléchir et par conséquent, je finis par agir peu, et je stagne.

Quand la soupape explose, je prends des actions radicales…est-ce parce que j’ai trop longtemps dit « noui »? Possible. Très probable.

Est-ce qu’écrire tout cela m’aidera à « dé-con-fusionner » mon esprit? Aucune idée.

Mais comme j’ai dit que mon but était d’écrire, et bien j’écris. C’est déjà un début et la suite…on la verra au fur et à mesure qu’elle se dévoilera.

Le défi actuel? Accepter d’avoir pris des décisions, accepter de dire -OUI ça me suffit! -NON je n’ai plus envie.

Me débarrasser de ces remords et de cette culpabilité qui me chuchotent que j’ai laissé tomber quelque chose qui me tenait à cœur.

Prendre avec plus de légèreté ces choses de la vie que j’aime mais pour lesquelles je n’ai pas ou plus envie de me consacrer.

Ne pas voir comme « échec » ou « abandon » une décision qui n’a été définitive qu’au moment seul où elle a été prise. Rien n’est coulé dans le béton et tout peut être repris à une période ultérieure.

Dire oui, dire non en toute sincérité, en abandonnant la peur, le doute, l’orgueil, la crainte de déplaire ou celle de blesser, dans le vestiaire de l’irrationalité.

Moi qui croyais qu’affirmer mes besoins, mes désirs ou mes envies était un dossier archivé, je constate que la question est loin d’être close.

Il y a de l’espoir à l’horizon, j’ai pris une décision et je l’ai mené jusqu’au bout. Ah, j’ai bien menti pour la faire bien passer sans me dévoiler, dans un inutile effort pour me protéger. Inutile car ma décision étant prise, je n’arrivais pas pour négocier. Mon besoin de ne pas être « questionnée » et de me protéger d’une supposée menace (au demeurant inexistante) m’aura fait voir à quel point : one can be a good actress when necessary. En faisant cela, je me suis niée, je me suis manquée de respect et j’ai doublé ma dose de remords et de culpabilité pour -avoir pris une décision ET -avoir menti pour la faire passer. Bel exemple d’auto-sabotage.

Comme si mes motifs premiers étaient moins valables que celui que j’ai invoqué. D’humain à humain, j’aurais pu dire la vérité, mais je n’avais pas envie d’en parler.

Quels moyens ai-je à ma disposition pour demeurer intègre sans devoir raconter ma vie dans le détail et sans devoir en justifier les moindres gestes?

L’affirmation de soi…le temps est venu d’aller un peu plus loin, de me “libérer” et d’enlever quelques couches de ce vernis opaque qui masque l’intégrité…et « la vérité de soi » (comme a écrit un jour ma fille de 10 ans).

Je médite la question sur le banc du solitaire…

Comment…?

 Comment…?  "Blues" de mes pensées  Comments Off on Comment…?
Sep 292011
 

Comment vivre l’ennui? Comment vivre l’éloignement d’une personne que l’on aime? Comment faire pour ne pas tomber dans le piège de l’attente? Comment continuer à vivre normalement alors qu’une partie de nous s’est envolée à des milliers de kilomètres mais que lorsque cette partie vivait près de nous, ne n’avions pas conscience de son importance? Pire encore, quand on repense que cette partie n’était pas constamment près de nous au quotidien.

-C’est facile, me souffle ma petite voix, fais ta vie, carry on ma vieille, pourquoi t’appesantir, pourquoi dramatiser? Après tout, ce n’est que temporaire, tu n’as rien perdu, ta vie roule, tu es constamment occupée, il n’y a pas de différence entre avant et maintenant. En plus, tu es entourée de gens qui t’aiment et que tu aimes. Où est le problème?

Peut-être est-ce dans ma nature de “dramatiser”, pourtant mon coeur se serre à chaque fois que j’y pense. Les larmes ne sont pas loin quand mes pensées se tourne vers cette personne. Je me surprends à me “mépriser” de cette trop grande émotivité, de ces sentiments qui viennent eux-mêmes me “déranger” dans ma petite routine, dans ma petite vie déjà suffisamment occupée. J’ai ma propre vie à faire, mon propre chemin à suivre et je reçois mal ces états d’âme qui s’ajoutent à tous les autres.

Il est si facile de tomber dans un état d’hébétude, de se raconter des histoires pour justifier l’immobilisme. C’est peut-être la raison de mon mépris à l’endroit de mes états d’âme…un peu comme si je cherchais à me donner une “nouvelle” raison pour ne pas bouger, pour rester prostrée…

Je n’ai pas trouvé de conclusion à ce message, mes enfants m’attendent et je n’ai pas pensé à un happy ending qui nous laisserait sur une note plus joyeuse…la seule touche de couleur que je vois est le bleu de la vague, celle qui nous envahit, celle que l’on accueille et que l’on laisse s’échouer sur le rivage, celle qui nous transportera à un sommet et qui nous re-déposera juste là où l’on nous appelle….

Bonne route mon amie.