Jul 172012
 

Vous connaissez Pierre Rabhi? Moi, très peu. J’ai eu le bonheur de “découvrir” cet homme il y a quelques mois. Et ce matin, sur le blogue Une Joyeuse Éducation, le lien vers la vidéo suivante: http://www.tedxparis.com/pierre-rhabi-y-a-t-il-une-vie-avant-la-mort

La vie m’a permis de rencontrer et de créer des liens avec des hommes inspirants et inspirés au cours de la dernière année (Léandre Bergeron, Jean-Pierre Lepri). Cette rencontre virtuelle avec M.Rabhi en est une de plus que je peux cultiver et aimer. Le point commun de ces trois rencontres réside dans la sincérité des propos tenus par les protagonistes et dans ma réceptivité et mon ouverture aux dits propos. Comme quoi tout vient à point lorsque le fruit est mûr. 😉

Ils n’ont rien à vendre, aucune idéologie à imposer, du moins c’est comme ça que je le perçois. Je vois en eux des hommes qui ont tout simplement pris la décision de vivre selon ce que leur dictait leur coeur et leurs idéaux(ce qui signifie très souvent une vie en dehors du moule actuel). De faire ce qu’ils devaient. Et de le partager avec leurs semblables.

Pour moi ces hommes illustrent bien qu’il est possible de faire autrement, sans “subir”  les épreuves et les jugements extérieurs qui n’ont pas manqué de se présenter. Être en paix avec soi-même et avec ses choix et les présenter tout simplement, ne créera pas l’unanimité, loin de là. Par contre, en étant en paix avec soi-même, l’autre devant nous ne constituera plus une menace. On finira par éviter grand nombre de confrontations stériles. Et j’ajouterai que nous pourrons nous concentrer sur l’essentiel dans nos rencontres avec l’autre.

Pour moi ce dernier point revêt une grande importance dans mon cheminement actuel. Faire, vivre et être en paix avec moi-même sont peut-être des clés qui me permettront d’accéder à un plus grand bien-être.

Et vous, quelles sont vos clés vers une vie plus sereine?

Qui sont vos sources d’inspiration?

May 022012
 
 May 2, 2012  Posted by  Actualités, Non classé Comments Off on Déclaration de solidarité

Deux cent artistes signataires pour signifier au gouvernement que “Nous sommes ensemble” dans ce que l’on identifie comme étant l’émergence d’une crise sociale(la grève étudiante devenant le symptôme d’un trop plein affligeant le peuple Québécois).

Je vous invite à lire et méditer ces propos. On peut également signer cette déclaration à cette  adresse si l’on se sent interpellé par “la justice sociale, la démocratie et le respect des libertés individuelles et collectives (…)”.

Une amie, étant présentement hors du pays et par conséquent déconnectée du climat qui prévaut depuis février, me posait dans un courriel la question suivante: “Le Québec veut du changement, mais sait-il ce qu’il veut”?

Et bien je médite encore la question, car lorsque je lis  la déclaration ainsi que les commentaires lui succédant, je réalise que la route sera longue. Ne serait-ce que pour apprendre à respecter l’opinion d’autrui.

Et puis, peut-être cette amie a-t-elle raison d’affirmer: “je crois que chaque être humain doit d’abord vivre sa vie. L’harmonie sociale pourrait peut-être venir naturellement après”? Graine de sagesse… ou douce utopie? 🙂

Quelque chose est en marche, et il me semble bien que ce n’est pas qu’au Québec que cela se passe. Peut-être les événements locaux et mondiaux actuels sont-ils un passage obligé vers un monde meilleur? Une prise de conscience collective?

Allez, je vous balance ma philosophie à50 cents: les grands changements sociaux commencent par des prises de conscience individuelles.

Ah oui! Et si jamais il y avait un mécène sur la toile, j’aurais besoin de financement pour publier mon slogan dans le journal de demain. Ça coûte cher la publicité propagandiste. Mais si c’est pour créer l’anarchie, tous les moyens sont bons. ;-p

Apr 252012
 

Dans mon dernier “post”, j’affirmais avoir fait le point et m’être retrouvée. Depuis, silence virtuel complet…

Ce texte est pour vous chers lecteurs et il est aussi spécialement dédié à une amie chère, voyageuse au long cours, qui s’ennuyait, semble-t-il, de mes tribulations. This one’s for you as promessed 😉

Revenons à nos moutons.

Momentanément, cette double affirmation évoquée ci-haut était on ne peut plus sincère. Le hic, c’est qu’en faisant le point et en me retrouvant, j’ai soulevé des nuages de poussière. Et qu’y ai-je trouvé après quelques éternuements? Une femme vivante, passionnée, prête à explorer son univers intérieur et celui gravitant autour d’elle (le tout amplifié par l’arrivée du printemps!). Qu’ai-je laissé derrière? La peur. Oh yeah! Serais-je maintenant sans peur? Non. Loin de là.  Mais ce n’est pas le but de toute façon.

Je ne me suis pas transformée du tout au tout. Loin s’en faut. Par contre, j’ai choisi de lâcher prise sur certaines situations et je sens maintenant que je suis plus dans l’acceptation que dans le combat.

Un exemple? L’éducation de mes enfants.

Il est clair depuis longtemps pour moi qu’apprendre, c’est naturel. Ça se fait toujours et en tout temps. Les nombreuses dérives du système actuel, dont l’instauration du système scolaire tel que nous le connaissons,  sont loin de détenir le monopole de la connaissance et de l’ouverture sur le monde.

Pourtant, pour plein de raisons, je persistais à vouloir imposer, à moi-même et à mes enfants, un espèce de mini système scolaire dans ma cuisine. Bon je n’étais pas réglée quart de tour, mais je me disais qu’il “fallait” m’asseoir avec eux à la table pour faire du français, faire des maths alors que c’était pour moi une corvée. Pour eux, se plier à mes exigences était la condition pour continuer l’école à la maison. Pendant que nous nous forcions à faire nos devoirs, nous n’étions pas bien. En tout cas, moi je ne l’étais pas.

Je me sentais en conflit avec moi-même et cette situation a généré beaucoup de douleurs, de déchirements et de conflits. Pourquoi toujours vouloir s’imposer, s’en mettre lourd sur les épaules à coup de “il faut que” et de “je dois”. Pourquoi ne pourrais-je pas “choisir de” et voir ce qui se passe? Choisir ne me soustrait pas de mes responsabilités (parentales, professionnelles ou autres), mais me permet de faire les choses en conscience en ne subissant pas ma vie. Choisir me permet d’être moi-même, de me faire confiance et par conséquent, de ne plus me sentir menacée par l’autre. Essayez-le. Choisissez. C’est fou ce qu’un petit changement de terminologie peut faire.

Concrètement avec mes enfants? J’ai choisi de leur faire confiance et de me faire confiance. Ils sont enjoués, curieux, impliqués et ils veulent apprendre; cet état naturel n’a pas été altéré par une éducation scolaire formelle. Alors ils n’apprendront pas dans l’ordre définit par les fonctionnaires du ministère de l’éducation et encore moins à des heures pré-désignées, mais ils apprennent et ils apprendront toute leur vie. Et comprenons-nous bien ici, je ne fais pas allusion qu’aux aspects académiques. Si je voulais m’amuser et faire un clin d’oeil jaune à l’actualité, je dirais que vivre notre vie en suivant notre voie serait faire notre “juste part” pour le bien commun de la société. Peut-on s’imaginer un instant une façon autre de concevoir et de vivre la vie?

Mon fils aîné m’a fait sourire la semaine dernière en me disant, par un beau matin ensoleillé: Maman, aujourd’hui je veux faire du unschooling.

Je ne me demande pas où il a pêché cela…il a des amis unschoolers avec qui il jase et j’ai amplement discuté de ces questions avec eux à la maison. Le  dialogue et la communication authentique sont de plus en plus au coeur de ma relation avec mes enfants (par opposition à imposer mon autorité parentale).

Je sens un vent de changement très positif balayer ma vie cette année. Ce n’est pas de tout repos, les up sont très uplifting , et les down, ben…ils sont très down!!!

Je suis toujours la même, à la nuance près que maintenant, je choisis. Oh pas toujours et en tout lieu, mais maintenant j’en ai pris conscience et cela aura un impact majeur pour une suite …que je ne connais pas encore! 😉

Feb 272012
 
 February 27, 2012  Posted by  Actualités 1 Response »

Chaque femme porte en elle une promesse de réconciliation avec sa féminité. Lorsqu’elle parvient à honorer sa vraie nature, la femme rencontre sa part sacrée et en comprend le sens profond. Elle s’enrichit au contact de sa force douce et s’embellit. Cette beauté sereine contribue à l’équilibre du monde.

Monique Grande, Quelques jours de la vie d’une femme

Le 11 février dernier s’est tenu, au café L’Artère dans Parc Extension, l’événement Les Vulves Radicales. Organisée par Rebelles Montreal, un collectif de jeunes féministes, cette soirée se voulait une plate-forme d’art multidisciplinaire et un lieu de discussion sur le genre, l’identité et le féminisme.

Pour la petite histoire, le projet Les Vulves Radicales a été créé par le Centre des Femmes de l’Université Dalhousie, à Halifax, au printemps 2007. En réponse aux Monologues du Vagin, pièce de théâtre écrite par l’américaine Eve Ensler, on a mis l’événement sur pied, afin de perpétuer un dialogue qui s’était amorcé avec le succès de la pièce. Par le biais de l’art sous plusieurs formes, on a voulu approfondir la discussion sur les expériences des femmes et alimenter le discours sur l’identité de genre. Depuis ses débuts, Les Vulves Radicales a été organisé et présenté par divers groupes à Victoria, Ottawa et Montréal. Sa “réincarnation” hivernale à Montréal suscitait, entre autre, le désir de créer un espace de célébration des femmes.

C’est donc sur invitation de mon amie, que je surnommerai affectueusement MâRad, que je me suis rendue dans ce sympathique café de Parc Extension pour y passer une soirée intimiste avec plus de 150 personnes.

Pour nous mettre en appétit avant le spectacle, nous pouvions admirer les oeuvres de deux artistes peintres, Kelsey Shwetz, de Winnipeg et Monica Van Schaik. Marike Reid-Gaudet, présente pour parler de son projet d’école libre à Montréal, a également contribué en exposant ses photos d’ “Arbres à vulve”.

Comme je l’ai mentionné, il s’agissait d’un événement multidisciplinaire, et la soirée a débuté en force avec la présentation de la série Les vicissitudes de la féminitude de l’artiste peintre Diane Bertrand. Accompagnés des Canons de Pachelbel, nous avons voyagé à travers les représentations de la femme, dans les multiples époques parsemant sa féminitude. Tour à tour sur grand écran ont défilé les toiles Plénitude, Platitude, Similitude, Désuétude, Solitude, Inquiétude… Une première présentation qui donna le ton au déroulement de la soirée et qui fut gage de la qualité des prestations.

Plénitude

Plénitude. Genèse de la série Les vicissitudes de la féminitude. Affichée sur ce blogue avec l'aimable autorisation de Diane Bertrand, artiste peintre.

Suite à cette inspirante projection, nous avons eu droit à des numéros non moins inspirants de poésie (principalement en anglais), de clown, de slam, de chants de gorge, à une autre projection d’oeuvres d’art, à du théâtre d’ombre et même à la projection de la nouvelle vidéo d’une jeune chanteuse, Saya. Le public, nombreux, attentif et réceptif, eut droit à des performances variées et originales dans leur forme artistique.

L’intensité et le vécu derrière Âme de femme, de l’artiste Margotella, en ont touché plus d’une. Il est toujours fascinant de connaître l’histoire derrière une oeuvre, question de l’apprécier et d’en avoir une meilleure compréhension. Pour notre plus grand bonheur, Margotella était d’une immense générosité et nous avons pu apprécier autant ses oeuvres que son parcours intense et fascinant.

Plusieurs poétesses ont fait nos délices dont Milena avec son texte Mad Pride. Je n’ai malheureusement pu apprécier à leur juste valeur toutes les oeuvres lues, ma compréhension de la poésie dans la langue de Shakespeare étant parfois limitée.

Roxanne Couture a choisi une démarche très intéressante en réalisant un récit entrecroisé avec les écrits de Jovette Marchessault. En voici d’ailleurs un extrait (avec la permission de Roxanne):

Mais un jour, et ce jour fut le plus beau de ma vie. J’ai remarqué que là-bas, loin, loin, là-bas, il y a des femmes qui marchent en sens contraire de nous. (Jovette Marchessault,Triptyque lesbien)

-Je marche en sens contraire, à contre-courant. Tu ne t’y attends pas, car tu t’approches de moi toi aussi. (Roxanne Couture)

J’ai voulu les rejoindre immédiatement, les interroger de plein souffle en me pressant contre elles. (J. M.,Triptyque lesbien)

-Et j’avance, et je veux me presser contre toi… Quelle bouche, quels yeux lumineux, quelle chevelure! Et ton corps inconnu et ta voix touchante…Que je voudrais bien aujourd’hui. (Roxanne Couture).

Les femmes du troupeau des ténèbres tentaient (…) de m’empêcher de passer, disant que je dérangeais l’ordre! J’ai tenu bon, le cou tendu…(J. M.,Tryptique lesbien)

-Je suis étonnée de ton courage, de ta force passionnée, de ta joie de vivre. Toi, femme qui a vécu partout et quelquefois nulle part, tu sais me reconnaître, me sourire, me tendre la main et peut-être même m’embrasser au plus fort de tes désirs. (Roxanne Couture).

J’y étais, j’étais rendue à la limite du trottoir, du monde de mon enfance, de mon adolescence. (J. M.,Triptyque lesbien)

-Et dès maintenant, je te rendrai ta beauté que tu avais dissimulée. Je percerai ton mystère; je toucherai à ta grande douleur de femme incomprise depuis tant d’années. Je bercerai tes rêves et comprendrai qu’ils devront un jour surgir du plus profond de ton âme, et ce, jusqu’à ce que tu en sois délivrée. (Roxanne Couture)

Mentionnons que cette soirée a connu un heureux dénouement au son de la musique du groupe Son un poco politicas.

Bilan

Au cours de cette soirée, nous avons rit, nous avons été émues et soulevées par toutes ces femmes montées sur scène. Parfois venues de loin, étant venues témoigner de leurs joies, de leurs peines, de leur rage et de leur courage, elles se seront exprimées tantôt avec humour, tantôt avec sarcasme mais jamais avec mesquinerie.  Au-delà d’une soirée réussie et bien organisée, je dirais que cet événement a su ramener à l’ordre du jour, dans la grisaille de février, la multitude dans la féminitude.

 

***

Voici une petite mise à jour pour ceux qui aimeraient visionner des extraits de cette soirée du 11 février http://www.dailymotion.com/video/k1yVlHpm2OC1si2QiED

Feb 132012
 
 February 13, 2012  Posted by  Actualités, Enfance et Éducation Comments Off on “Respirer le bonheur”

C’est le titre du premier livre de Jacynthe René, une comédienne québécoise. Je ne la connais pas particulièrement, je savais qu’elle avait fondé une école alternative, Les Cheminots, mais c’est à peu près tout.

Une connaissance m’a fait parvenir le lien d’une entrevue accordée par Mme René pour l’émission Tout le monde en parle (voir partie 5) le 12 février. Cette personne, avec qui j’échange régulièrement des courriels pour l’organisation d’un événement,  me relatait que la comédienne abordait des thématiques rarement discutées dans des émissions “grand public”. Curieuse, je suis allée visionner l’entrevue.

Je dois admettre qu’à quelques reprises, j’ai équarquillé les yeux lorsqu’il a été question de co-dodo (enfin, l’animateur l’a fait), de l’importance de répondre aux besoins de son enfant pour qu’il démarre confiant dans la vie; de ne pas le laisser pleurer, de le prendre, le bercer, le rassurer; de l’impossibilité, d’après elle, qu’un enfant goûte au bonheur avec des parents travaillant 40h/semaine; de l’appel très fort de rester à la maison lors de l’arrivée de son premier enfant, etc. etc.

Je partageais la plupart des points abordés par cette femme (les ayant vécu personnellement), et je l’admirais de les affirmer haut et fort dans ce type d’émission. D’ailleurs plusieurs de ses commentaires lui ont valu des répliques et des remarques d’un goût douteux (à mon avis) de la part du co-animateur. Il faut dire par contre que lorsqu’elle répondait aux questions, elle le faisait en dégoulinant de bonheur (et le mot n’est pas choisi à la légère). Il était clair que cette dame est très près de ses émotions et de son ressenti. Simple observation de ma part.

Agir à contre courant dans notre culture actuelle peut s’avérer énergivore, alors on n’a pas toujours envie de défendre/justifier nos positions ou nos choix. Au pire, on s’isole, mais on fait ce que doit envers et malgré tout. Il y a toute une série de zones grises et de nuances à apporter dans les propos que je viens de tenir, mais ma conclusion est que nous sommes toujours gagnants de vivre selon ce que nous souffle notre intuition. Suivre le courant actuel convient peut-être à plusieurs d’entre nous (au premier abord en tout cas), mais il ne faut pas hésiter à écouter nos besoins et ceux de nos enfants, peu importe les qu’en dira-t-on. Personne ne créera le bonheur à notre place alors pourquoi ne pas suivre sa Voie et sa petite voix pour y accéder? 🙂

Ainsi, sous les regards (et les commentaires), tantôt amusés, tantôt incrédules et même parfois moqueurs(m’a-t-il semblé) des autres invités, cette femme s’est affirmée, clamant haut et fort les valeurs de vie qui l’animaient et la rendaient heureuse. De s’être consacrée entièrement à ses enfants, pendant leurs cinq premières années, la rendait fière.

J’ai lu dans les commentaires, suite à la diffusion de l’émission, qu’il fallait parfois frustrer les enfants, les faire attendre, les faire passer en second et les faire pleurer afin qu’ils puissent se développer. Qui aime bien châtie bien, n’est-ce pas?  Plus loin, la même personne affirme que Jacynthe René:

(…) ne tente pas de préparer ses fils à vivre dans le monde tel qu’il est: elle veut arranger le monde pour qu’il soit parfait pour eux.

Way to go!  Si on veut que le monde change, il faut le penser et le vivre autrement! Je pense que le monde dans lequel nous vivons recèle suffisamment de situations tristes, frustrantes et révoltantes qui leur fournira tout ce dont ils ont besoin pour se développer à leur plein potentiel –dixit le commentaire d’une téléspectatrice-  sans que  nous en rajoutions à la base. De toute évidence, la vue d’une personne heureuse peut causer des dommages collatéraux! Y’a qu’à lire les quelques commentaires.

Le bout qui m’a le plus fait rigoler? C’est lorsque la comédienne a abordé la question de l’école alternative où les enfants peuvent progresser à leur rythme (mais toujours avec le sacro-saint programme du ministère), travailler en groupe multi-âge, avoir des parents très impliqués dans le fonctionnement de l’école, etc. La PREMIÈRE question que les invités scandèrent, presque tous en coeur, fut: passent-ils des examens? Et elle de répondre, un tantinet désinvolte: non, non, ils ont seulement un examen en sixième et on les prépare à le passer en cinquième année. Y’en a un qui a failli s’étouffer dans sa gorgée de vin (j’exagère là!!)!

Vous voyez, nous sommes ici dans une émission très regardée, avec de bonnes cotes d’écoute, à discuter de parents impliqués dans la vie scolaire de leurs jeunes, d’une directrice d’école qui doit à chaque année retourner au ministère pour redemander du financement, d’enfants qui peuvent évoluer à leur rythme, s’épanouir comme des fleurs (de l’avis de la dame) et LA seule question qui préoccupe ces messieurs est celle des examens!? N’y avait-il pas d’autres enjeux sociaux beaucoup plus intéressants à discuter? Des opportunités à prendre? Je vous entends déjà me répondre…je sais, je sais, j’y connais rien en show-business!

Mais quand, dites-moi, quand inviteront-ils des parents pratiquant l’éducation à domicile, s’ils veulent vivre un vrai buzz de non-conformité?

***ATTENTION ATTENTION***Je ne voudrais pas avoir l’air de sous-entendre, dans les propos ci-haut, que tous les parents “homeschoolers” sont anti-examens. Ce n’est pas le cas. Certains parents-éducateurs veulent et tiennent à ce que leurs enfants passent des examens tandis que d’autres y sont farouchement opposés. Il y a des points de vue très divergents sur le sujet. Mon avis personnel? L’évaluation ne détermine pas le niveau de compréhension, seulement la capacité de rétention. Et je ne voudrais pas non plus avoir l’air de prétendre que la non-scolarisation constitue la seule manière d’être non conforme.***FIN DE LA PARENTHÈSE***

En guise de conclusion, je dirais ceci:  je constate que la route risque d’être longue avant que nous nous permettions, comme société, de nous “reconnecter avec notre essence” afin d’aimer pleinement nos enfants et de leur faire la place qui leur revient…aux heures de grandes écoutes.