Nov 082011
 
 November 8, 2011  Posted by  Actualités

Cette comptine vous est familière? Pour la mettre au goût du jour et expliquer le “phénomène” 99% contre 1%, Passe-Carreau (ou un des “Passe” de Passe-Partout, je ne sais plus) aurait pu chanter: 1 capitaliste voulait tout rafler, contre 99 qui voulaient tout partager (essayez d’imaginer la ritournelle en ajustant le rythme à votre convenance, et vous y êtes!) Bon je sais que les proportions sont plus ou moins respectées et que la réalité est looooooin d’être aussi tranchée, mais vous saisissez sûrement l’idée (en tout cas j’espère).

Bref, je viens de lire un article fort intéressant de Louis Chaput-Richard dans LeDevoir.com. C’est une entrevue avec un sociologue sur le phénomène “Occupy”, “Occupons” qui se produit et se poursuit depuis près de 2 mois si je ne m’abuse (en tout cas à New York ça fait un p’tit bout que ça dure). Évidemment, le sociologue analyse et ne donne pas des réponses, et  à la limite, il affirme des choses auxquelles vous aviez peut-être songé, mais cette manière d’envisager notre réalité économique m’a touchée. Je n’ai pas lu tout ce qui s’est écrit sur ces “occupations”, mais ce qui me frappe, au-delà des paradoxes humains, c’est l’image qu’évoque pour moi ce 99% vs 1% (oui aux ayatollahs de la langue, vs est un anglicisme je sais!).

Nous sommes enfoncés dans un bourbier où il nous faut absolument consommer pour avoir l’impression d’exister (j’exagère pour le particulier, mais peut-être moins pour le climat général). Le crédit fait partie intégrante de nos vies et comme le mentionne le sociologue dans l’article: “le salaire ne sert plus vraiment à acheter, mais bien à payer la carte de crédit”.  Bref, ce à quoi nous sommes incités au “day to day”, c’est à consommer, à travailler pour payer le crédit à cette consommation et à recommencer le lendemain. Et nous éduquons nos enfants dans le même sens (nous en tant que société et non individus). Comment en sommes-nous arrivés là? Peut-être aurais-je quelques réponses en étudiant l’histoire, mais ce que je veux illustrer ici, c’est qu’il apparaît (en tout cas à moi) quasi impossible de se sortir de se système qui nous paraît vide de sens une fois qu’on a pris conscience de son existence et de quelques uns des ses rouages. Par contre, il faut bien vivre…Et puis je les aime mes bidules électroniques, et le confort de ma maison qui sera complètement payée dans 10 ans.

Je suis sensible à la question de la justice sociale, au principe d’éducation populaire et au partage équitable des biens, et pourtant, je ne sais pas réellement comment, au quotidien, aider “adéquatement” mon prochain. Ça fait un peu judéo-chrétien formulé ainsi, mais j’ai réalisé qu’avec le temps, il me fallait “choisir” mes batailles et pour l’instant, j’ai choisi d’éduquer mes enfants, de recycler, de jardiner, de fabriquer mes cosmétiques, d’encourager une ferme locale et des fermiers locaux pour mon épicerie, de me servir des mes aptitudes d’écriture pour démarrer un projet de revue qui fera mieux connaître l’école à la maison, etc. Ce n’est pas aussi spectaculaire que d’aller squatter au Square et de faire de la cuisine collective, mais du sud de ma banlieue, c’est ce que j’ai trouvé de mieux. Et comme la vie est en constant mouvement….

Autant vous ne me verrez pas avec ma tribu “tenter” au Square Victoria (j’aime trop être au chaud quand l’humidité et la froidure se pointent), autant je continuerai de “militer” mon mécontentement d’une manière à “tenter, par mes gestes, de faire changer nos habitudes de consommation destructrices”.

Mais savez-vous quoi, je vais probablement continuer à trop consommer… mes habitudes se sont déjà modifiées, ma conscience a commencé à s’éveiller, mais le changement jusqu’à présent n’est pas radical….C’est long le changement!

Oh et puis si vous voulez me suivre dans les tribulations divaguantes de mon esprit et vous en donner à coeur joie avec les vôtres, allez-donc lire l’article. 🙂

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