Nov 232011
 
 November 23, 2011  Posted by  Enfance et Éducation 2 Responses »

J’ai reçu ce matin dans mes courriels la référence d’un site, en anglais, qui a pour thème  Parentage pour un changement social . Disons que c’est un sujet fort actuel pour moi qui vis et grandis présentement avec quatre charmants individus 😉

J’ai décidé de partager ce lien car je me retrouve bien souvent dans le cycle du contrôle, ce qui amène bien des souffrances de part et d’autre. J’aime gérer, ce n’est pas un secret, et je ne suis pas la seule chez nous! Seulement voilà, j’aime avoir le dernier mot et en tant que parent, nombreuses sont les occasions où j’utilise mon pouvoir parental pour exercer mon autorité. Légitime? Hum….si je me sentais super bien après coup ou si mes enfants n’y voyaient que du positif, je suppose que la réponse serait oui. Malheureusement, à chaque fois que j’abuse de mon pouvoir, j’ai droit à d’intenses manif. et on crie à l’injustice jusqu’à m’assourdir. Et plus j’en mets, plus je contrôle, plus mes enfants se rebellent et se montrent désagréables. C’est vrai que ce cycle est sans fin, c’est vrai que mon égo est immense, et c’est vrai qu’à chaque fois la rébellion et les “mauvais comportements” s’amplifient.

Quoi faire, quoi faire? Il faut parfois savoir se retirer, réfléchir “à froid” et au besoin, avoir le courage de s’excuser pour l’injustice et l’abus de pouvoir commis. Je dis bien avoir le courage car comme parent, pourquoi devrais-je m’excuser alors que je suis dans mon droit tout légitime d’exercer mon autorité sur eux???  C’est bien ce que je pensais aussi, mais avec le temps, je me questionne et je tente de modifier mon approche avec ces êtres sensibles qui osent me contester. Ils ne le réalisent peut-être pas, mais leur franchise, leur ouverture d’esprit et leur honnêteté dans ces moments m’obligent à me remettre en question et à me réajuster.

J’ajouterais aussi qu’aux yeux de la société, on ne traite pas les enfants comme nos égaux, et je crois que c’est une erreur. Lorsque l’on prend le temps d’ÉCOUTER, de se mettre à leur hauteur, on réalise à quel point les enfants sont de fins observateurs et d’inspirants philosophes. Lorsque nous acceptons cette relation d’échange, notre coeur s’ouvre, nos horizons s’élargissent et nous ressentons cette positive transformation dans toutes les sphères de notre vie. Nul besoin de contrôler pour vivre une relation signifiante. De là viendra le changement social…

Nov 162011
 
 November 16, 2011  Posted by  Femme au quart Comments Off on What a day au Parallèle

Après une journée de travail, pluvieuse soit, mais si bien exploitée (voir l’article What a day du 13 novembre), j’avais besoin de deux choses: un bon thé et un bon film documentaire. Et comme j’avais le temps pour faire les deux…je ne me suis pas privée! Bon c’est presque devenu ma religion lorsque je vais en ville, surtout à la grande bibliothèque, je dois boire un thé et manger le fameux quintessence au matcha (succulent gâteau au fromage) au Camellia Sinensis (pub gratuite ici!!). En fait, boire un thé est un plaisir renouvelé à chaque visite, mais je dois faire gaffe au Quintessence….le plaisir se retrouve parfois dans la modération et non dans l’habitude!!! Remarquez, il est tellement bien présenté que c’est presque toujours comme la première fois! 😉

Bref, après un bon thé noir chinois et un quintessence, je me hâtai sous la pluie pour ma première visite à l’Excentris. Je ne connaissais le cinéma Parallèle que de nom, et c’était tellement chic (et tellement différent d’un Guzzo), que j’ai failli rebrousser chemin, pensant m’être trompée d’endroit!!! J’achetai donc mon billet et j’entrai dans la salle…wow! Propre, chic, confortable, je redécouvrais le plaisir de fréquenter une salle de cinéma (bon ok, je sors peut-être pas assez, mais quand même!). Le 4 novembre dernier, j’ai écrit que le visionnement de Surviving Progress m’intéressait…J’avais de grandes attentes sur ce documentaire, et je n’ai pas été déçue.

En gros, c’est l’histoire de l’homme-qui-est-tombé-dans-le-piègeduprogrès-le-jour-où-il-a-compris-que-pour-faire-une-meilleure-chasse-au-mammouth-il-pouvait-faire-précipiter-le-troupeau-dans-le-ravin-plutôt-que-d’en-traquer-un-à-la-fois.

Ajoutez à cette description les interventions tantôt philosophique, tantôt cinglantes de Margaret Atwood, Jane Goodall, Ronald Wright (l’auteur du best-seller Brève Histoire du progrès ayant inspiré ce documentaire), David Suzuki et de 25 autres intervenants plus ou moins connus (de moi)mais au parler non moins percutant, et vous venez de me conquérir. Impressionnable, moi? Yes mesdames messieurs! Optimiste face au désastre annoncée? Hummm… je serais, comme j’ai lu quelque part, du parti Avec conviction, mais sans espoir. 

Ce soir là, j’ai parcouru la planète, et j’ai été témoin de ce Chinois, guide touristique qui a vu son niveau de vie considérablement s’améliorer dans les 20 dernières années, et qui ne voulait pas que son père témoigne des actes de son gouvernement lors de la préparation des Jeux Olympique de Pékin. Là devant la caméra, il sermonnait son père de ne pas parler car LUI, il avait travaillé tellement fort pour arriver à ce standing de vie, il n’était pas question de bousiller cela pour 5 minutes à la télé. Le climat de censure et la tension est telle qu’on a envie de crier au vieux père: -QUOI QUOI, qu’est-ce qui s’est passé à Pékin?

J’ai rencontré aussi cette jeune policière brésilienne, pleine d’idéaux, qui pensait être capable d’arrêter les vrais coupables lorsqu’elle s’est enrôlée dans IBAMA, la police environnementale chargée de s’assurer que la forêt amazonienne n’est pas pillée et que la coupe est respectueuse de l’environnement. Elle s’est réveillée, impuissante, à sanctionner les petits malfrats, les petites compagnies qui font vivre les villages environnants. Pendant ce temps, les vrais coupables, souvent des dirigeants de pays, continuent de vivre en toute impunité. Et la forêt brûle…

J’ai rencontré aussi ce biologiste qui a fait un voyage en voilier avec son équipe pour récolter l’ADN de microbes sous-marins et qui fait la déclaration suivante:

Changer et prendre le contrôle de l’évolution, modifier son cours et entreprendre de créer délibérément des espèces pour notre propre survie, cela nous permet au moins d’être optimistes en nous donnant la chance de contrôler notre destinée.

Personnellement, ça m’a fait froid dans le dos, surtout quand il a parlé d’investir les déserts pour faire sa culture d’algues. Exxon mobile, si j’ai bien compris, financerait ses recherches. Chilling.

J’ai vu comment on avait “poussé” certains dirigeants africains au pouvoir, comment on avait endetté les pays du “Tiers Monde” en exploitant leurs ressources, en les rendant tellement incapables de rembourser les intérêts sur leurs dettes que pour qu’ils ne fassent pas faillite, on leur a dit de “vendre” leurs richesses naturelles. J’ai vu des gens lucides, j’ai vu des gens éveillés, j’ai vu des apprentis sorciers, j’ai vu des optimistes et des gens impuissants face à l’autodestruction de notre race et des ressources de la planète. J’ai vu jusqu’où pouvaient mener le pouvoir et l’avidité.

J’ai vu et je n’ai rien appris de nouveau, j’ai vu et je n’en sais pas plus. J’ai assisté, confortablement assise dans le fauteuil d’un chic cinéma du quartier des spectacles, à la destruction d’une forêt, à de l’auto-censure, au spectacle virtuel de notre déchéance, du plus puissant drainant toujours plus les ressources du plus pauvre.

Conclusion, l’homme a conservé son cerveau de cueilleur-chasseur d’il y a 50 000 ans intact, et il ne l’a jamais “upgradé”. Le malheur, c’est qu’il n’est pas en mesure de gérer les problèmes qu’il a créé. Quelles conséquences récoltera-t-il? Quelles conséquences récolterons-nous?

J’ai l’esprit en ébullition.

Nov 152011
 
 November 15, 2011  Posted by  Non classé Comments Off on Petit test pour les abonnés

Ceci est un message test afin de vérifier si le transfert de courriels des abonnés de mon blogue s’est bien fait. Si vous n’avez pas reçu ce courriel, il vous faudra vous réinscrire à cette adresse, tout simplement!

Bonne journée!

Nov 132011
 
 November 13, 2011  Posted by  Femme au quart Comments Off on What a day

Jeudi dernier était ma journée de travail. Une super journée où j’ai pu m’avancer dans mes projets tout en profitant de la Grande Bibliothèque. Finalement j’aime beaucoup la faune urbaine….j’y ai grandi et je réalise que pour l’instant, je m’y retrouve. Pendant un certain temps j’ai cru que j’étais prête à vivre sur une terre, éloignée et isolée, seulement entourée par le bois et le chant des oiseaux, mais je me leurrais. J’aime être dans l’action, j’aime l’ambiance de la ville, son mouvement, à la limite ses odeurs (qui vient avec sa pollution 🙁 ). Par contre, j’ai besoin de me retrouver dans la nature, entourée du bois, des montagnes et de la mer. C’est indispensable à ma santé mentale. Peut-être qu’avec le temps, me ferai-je construire cette fameuse yourte dont je rêve depuis longtemps. Que d’idées contradictoires…je veux tout à la fois 😉

Cela étant dit, ayant bien travaillé jeudi, je décidai d’aller dîner. À mon retour à la bibliothèque, j’aperçois la gardienne de sécurité à l’entrée, la main sur son oreillette, les yeux fixés sur les grandes portes vitrées de la sortie. Elle semble écouter quelque instruction donnée par une voix virtuelle (qu’évidemment elle seule entend). Perplexe, je l’observe et j’aperçois bientôt deux autres gardiens franchissant les portes de la bibliothèque pour se diriger “mine de rien” vers l’extérieur. Tout cela est très discret, peut-être pas assez puisque je m’en rends compte, et là, mon p’tit côté James Bond titillé, je décide d’observer le manège. Je regarde en direction de la sortie car je vois que toutes les forces de la sécurité de la bibliothèque s’y déploient. Et c’est là que je vois que James Bond (dommage, je n’aurais pas dédaigné tomber sur Daniel Craig :-p ) n’a rien à voir…j’aperçois, en même temps que j’entends, LA foule et une clameur s’élever dans la rue. Je décide de sortir pour enquêter sur la question et je les vois…des milliers de personnes, de jeunes personnes sur la rue Berri et la place Émilie-Gamelin. C’est une véritable invasion, une “prise de la rue”. Voilà je me souviens: ce matin on a parlé aux nouvelles d’une marche contre la hausse des frais de scolarité.

J’embrasse d’un seul regard cette foule, les hélicoptères de big brother, les “bataillons” de l’escouade anti-émeute (qui jasent et blaguent entre eux, terriblement décontrac.), les 25 agents de sécurité de la bibliothèque aux aguets, les badauds (comme moi) qui observent, certains (la majorité) photographiant avec leur cell. Je vois les pancartes qui regorgent de slogans, de messages, tantôt philosophiques, tantôt fâchés, parfois vulgaires, mais exprimant une chose claire: l’inacceptabilité de la hausse des frais de scolarité. Et puis soudain, j’entends la vague déferlante et je comprends le pourquoi de cette clameur: la marche débute. Il est environ 14h00. J’ai du travail à faire, mais ce que j’observe m’intéresse plus et je décide de regarder le cortège d’étudiants venant de partout au Québec (anglophones et francophones confondus) prendre d’assaut (bruyamment mais pacifiquement) la rue Berri en direction nord. Plusieurs groupes syndicaux sont au rendez-vous, les asso. étudiantes, mouvements politiques, médias, bref, le kit y est. Presqu’au même moment, une pluie fine, froide, humide se décide à accompagner les manifestants.

Pendant que j’observe ce défilé, plusieurs pensées et questionnements m’assaillent. Maintenant que je suis parent, que mes enfants sont éduqués hors système, je me demande ce que j’en pense…Peut-être mes enfants iront un jour au cégep ou l’université. Pourrons-nous les aider dans la poursuite de leurs études si les frais ne cessent d’augmenter? Est-il normal que pour obtenir un diplôme, ces jeunes doivent travailler plusieurs heures plutôt que de ce concentrer sur leurs études? Cela n’est pas “normal” de terminer ses études et d’en avoir pour des décennies à rembourser les intérêts sur les prêts. Et n’y a-t-il pas trop d’étudiants à l’université? Tous devraient avoir droit et accès aux études supérieures si tel est leur projet, mais sommes-nous dans une société sur-diplômée? Et pire encore, à part pour faire rouler le système et la sacro sainte économie,  la garderie, l’école primaire, l’école secondaire, le cégep et l’université, ont-ils raison d’être (de la manière actuelle en tout cas)?

Je suis perdue dans mes pensées, les gens défilent et je me reperds entre deux banières…Cette fois-ci j’accroche sur toute la surveillance autour de cette manifestation: anti-émeute postée à plusieurs endroits stratégiques, gardiens de sécurité sur un pied d’alerte, le bruit énervant de cet hélico. qui fait du sur place à très basse altitude. Ça me donne un drôle de “feeling” toute cette surveillance. Remarquez c’est plutôt impressionnant toute cette foule alors peut-être que d’un certain point de vue, ce déploiement des forces de l’ordre est rassurant.

Et le temps passe, et la foule défile…5min. 15min. 25min. 35min. le flot ne ralentit pas. Je réalise alors que ce doit être la première fois que je vois autant de gens manifester. J’ai déjà pris part à des manif. mais j’étais dans la foule, je n’avais pas de recul. Après 45 min., je décide de retourner dans la bibliothèque, histoire de me recentrer sur mon boulot. À l’intérieur aussi plusieurs usagers observent le cortège de jeunes, bien à l’abri de la pluie et au chaud. J’avoue que le spectacle vu du troisième étage est impressionnant. En tout et partout, je serai restée une heure à observer ce phénomène sans que le flot de manifestants ne s’amenuise. Plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient là pour sûr. Le lendemain, je n’étais pas surprise d’entendre parler d’une participation de 12 à 20 000 personnes.

Je me suis posée une question finale: cette manifestation aura-t-elle un impact sur la décision du gouvernement de hausser les frais de scolarité au cours des prochaines années? En apparence non, mais en pratique, j’ai eu une réponse partielle en lisant cet article sur cyberpresse. Je vous donne les 2 premiers paragraphes de l’article de Vincent Larouche:

Au lendemain de la grande manifestation contre la hausse des frais de scolarité, Québec a payé pour acheter les noms des principales associations étudiantes et certaines expressions comme «grève étudiante» sur le moteur de recherche Google, afin de promouvoir le point de vue gouvernemental. 

Plusieurs internautes qui recherchaient dans Google les acronymes de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ou de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) ont vu apparaître une publicité pour le site gouvernementalwww.droitsdescolarite.com.

Même résultat pour les expressions «grève étudiante» ou «manifestation étudiante».

Je ne sais pas si vous voyez le portrait, mais quiconque cherchait ces mots tombait sur de la propagande du gouvernement. Et nous avons payé 50 000 bidous pour cette petite campagne. Voici la riposte des étudiants face à cette “lutte médiatique“.

J’aime bien jouer la carte de la naïveté et voici ce qu’elle dit aujourd’hui: Si un gouvernement démocratique est élu pour représenter le peuple, pourquoi se pose-t-il en adversaire devant la génération montante en usant de tactiques au goût douteux? Naïve ma question non? Niaiseuse je trouve à la limite. Mais en y réfléchissant bien…

La suite de “What a day” demain….

Nov 092011
 
 November 9, 2011  Posted by  Actualités 1 Response »

Je fais dans l’actualité une fois de plus:

L’ATSA, l’Action Terroriste Socialement Acceptable  invite la population à son action collective du 18 novembre intitulée: “Quand en aurez-vous assez”? Pour plus de détails, lisez l’article ici.

Les banques nous volent à grands coups de frais en tous genres? Où mettriez-vous votre argent si vous aviez des options et des choix valables? Des citoyens américains ont trouvé leur réponse. Changement réel ou transfert de problème? En tout cas, le geste, même symbolique, en dit long. Mais pour l’instant, les grandes institutions bancaires peuvent encore dormir sur leurs deux oreilles (ou leurs coffres-fort).

Parlant institution, où va notre argent de “contribuables”? En tout cas, en Norvège, ne vous avisez-pas d’être ministre et de prendre le taxi….sous peine de créer un méga scandale. Petit reportage de la télévision française sur les ministres norvégiens et leur manière d’envisager et d’occuper leur poste…une tout autre mentalité. Sans tomber dans l’angélisme, je dois dire qu’ils font vraiment meilleure figure que nos politiciens…

Merci N-I pour le partage sur Facebook!