Oct 032011
 

Pourquoi être faux?

Qu’est-ce qui nous empêche d’être vraie, d’être nous-même? Quelle épée invisible pend au-dessus de nos têtes pour que nous ayons si peur de nous affirmer en toute intégrité?

Pourquoi suis-je visée par toutes ces questions? Tellement de questions et si peu de réponses. Quelqu’un m’a déjà affirmé que le signe indéniable de l’intelligence ne résidait pas dans la capacité à avoir des réponses mais bien en celle d’avoir des questions!!! Je suis donc indubitablement géniale et brillante!!!

Bref…

Je me demande souvent « Qui suis-je? »

Mais oui, si je sais qui je suis, où je me situe, les chances sont grandes que je sache être « vraie », être « moi-même ».

Je ne suis pas certaine de me poser les bonnes questions par contre…je me suis améliorée avec le temps et l’expérience, mais ce n’est pas encore tout à fait ça.

Ma tête parle beaucoup, mon cœur trop peu. Je perds trop de temps à freiner mes élans à force de réfléchir et par conséquent, je finis par agir peu, et je stagne.

Quand la soupape explose, je prends des actions radicales…est-ce parce que j’ai trop longtemps dit « noui »? Possible. Très probable.

Est-ce qu’écrire tout cela m’aidera à « dé-con-fusionner » mon esprit? Aucune idée.

Mais comme j’ai dit que mon but était d’écrire, et bien j’écris. C’est déjà un début et la suite…on la verra au fur et à mesure qu’elle se dévoilera.

Le défi actuel? Accepter d’avoir pris des décisions, accepter de dire -OUI ça me suffit! -NON je n’ai plus envie.

Me débarrasser de ces remords et de cette culpabilité qui me chuchotent que j’ai laissé tomber quelque chose qui me tenait à cœur.

Prendre avec plus de légèreté ces choses de la vie que j’aime mais pour lesquelles je n’ai pas ou plus envie de me consacrer.

Ne pas voir comme « échec » ou « abandon » une décision qui n’a été définitive qu’au moment seul où elle a été prise. Rien n’est coulé dans le béton et tout peut être repris à une période ultérieure.

Dire oui, dire non en toute sincérité, en abandonnant la peur, le doute, l’orgueil, la crainte de déplaire ou celle de blesser, dans le vestiaire de l’irrationalité.

Moi qui croyais qu’affirmer mes besoins, mes désirs ou mes envies était un dossier archivé, je constate que la question est loin d’être close.

Il y a de l’espoir à l’horizon, j’ai pris une décision et je l’ai mené jusqu’au bout. Ah, j’ai bien menti pour la faire bien passer sans me dévoiler, dans un inutile effort pour me protéger. Inutile car ma décision étant prise, je n’arrivais pas pour négocier. Mon besoin de ne pas être « questionnée » et de me protéger d’une supposée menace (au demeurant inexistante) m’aura fait voir à quel point : one can be a good actress when necessary. En faisant cela, je me suis niée, je me suis manquée de respect et j’ai doublé ma dose de remords et de culpabilité pour -avoir pris une décision ET -avoir menti pour la faire passer. Bel exemple d’auto-sabotage.

Comme si mes motifs premiers étaient moins valables que celui que j’ai invoqué. D’humain à humain, j’aurais pu dire la vérité, mais je n’avais pas envie d’en parler.

Quels moyens ai-je à ma disposition pour demeurer intègre sans devoir raconter ma vie dans le détail et sans devoir en justifier les moindres gestes?

L’affirmation de soi…le temps est venu d’aller un peu plus loin, de me “libérer” et d’enlever quelques couches de ce vernis opaque qui masque l’intégrité…et « la vérité de soi » (comme a écrit un jour ma fille de 10 ans).

Je médite la question sur le banc du solitaire…

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