Oct 022011
 
 October 2, 2011  Posted by  Voyage à New York

Lundi 5 septembre

Dur dur le réveil ce matin. À peine 8h de sommeil en 3 jours, je me sens beaucoup moins zen et joviale!

Une bonne explication s’impose avec mon cher mari car j’avoue ne pas avoir savouré l’engueulade de la veille et je suis encore prise là….et pas très contente de la situation.

L’autre point qui me « scrappe » la vie ce matin, c’est de repenser aux agissements de celle qui se prétend « guide » du groupe. Je l’ai beaucoup « excusé » au courant de la fin de semaine, mais là, rien que d’y penser, je ne la « blaire » plus! En fin du compte, je commence à avoir hâte de repartir chez moi.

Nous partirons très tôt ce matin, 7h30/8h, car ceux qui ont pris le forfait de luxe ont un programme chargé et le départ pour Montréal est prévu vers 13h.

Éric non plus ne peut plus la voir en portrait (depuis plus longtemps que moi d’ailleurs!!) mais, étant donné que nous voulons suivre notre programme, nous sommes bien obligés de la voir pour lui demander de nous débarquer en ville. C’est mon mari qui s’en chargera.

-Ok, dit-elle, je vous donne les billets pour le dîner au Trump Tower Éric viens me voir à l’autobus tantôt.

Une bonne chose de réglée!

Mais pensiez-vous réellement que ce serait si facile avec Linda-la-guide?

Éric va la voir alors qu’elle « cherche ses billets » pour le dîner. -Oui oui Éric je te donne ça dans le bus, fait-elle en feignant de chercher activement dans la soute à bagages. Elle entre dans l’autobus et commence à dire qu’elle donnera les billets tantôt et bla bla bla. Elle commence à parler du programme de l’avant-midi et je commence à comprendre que nous n’aurons pas de billets et pas d’arrêt si nous n’insistons pas un peu. Elle finit par dire qu’elle a « perdu » les billets mais c’est pas grave, elle va tout arranger! Je fulmine, j’en tremble tellement je suis en maudit. Éric va la voir car il semble clair qu’elle n’a pas du tout l’intention de nous laisser descendre, elle a une mémoire sélective la Linda. De mon côté, fatigue aidant, je me sens presque fatigante de quémander encore une fois de descendre. Ben oui, que penseront les autres si nous ne suivons pas? Éric négocie avec elle et le bus s’arrête pour que nous puissions faire notre dernière escapade. En descendant, elle prend bien soin de nous dire : -soyez à l’heure au point de rendez-vous là! C’est elle qui me dit ça??? Je lui ai répondu, mais je ne l’ai même pas regardé. À ce moment précis, je la méprise.

Nous sommes sur la 34th/11th . Nous trouvons une bouche de métro (Penn Station), remettons un peu de monnaie dans la Metropass et le tour est joué, nous revoici en route pour explorer un peu plus loin Central Park. Il est environ 9h et comme c’est Labor Day, les rues sont vides, le métro est vide et les seules personnes qu’on aperçoit sont majoritairement des touristes.

Belvedere Castle

J’éprouve un grand plaisir à fouler à nouveau les sentiers de Central Park par une aussi belle matinée. Nous « montons » en métro jusqu’à la 81thCentral

Vue du Belvedere Castle

Park West. La marche débute…Je goûte le calme de l’endroit. Notre premier arrêt se fera au Belvedere Castle (château de pierre datant du XIXè siècle), un point d’observation qui est aussi une station météorologique. La vue est magnifique, le parc est paisible.

Nous prenons quelques minutes pour admirer la vue et nous continuons notre marche dans les sentiers car nous aimerions admirer le Bow Bridge avec notre propre regard et non celui d’une caméra de film. Tout en déambulant, nous croisons ces arbres aux formes et à la texture particulière. -It’s a London Plane, me dit un sympathique « vieux » monsieur Newyorkais assis sur un banc, I thought for a long time that they were Sycamore. You have to be careful, witches come out of it every day at six o’clock! -Well, I better not be around then! Lui dis-je, amusée. Nous passons notre chemin et arrivons à une croisée où nous ne savons plus par quel bout passer pour arriver plus rapidement à notre objectif (nous avons à peine 1h pour nous rendre au point de rendez-vous). Pendant que nous tergiversons sur la direction à prendre, un homme promenant son chien vient nous voir pour nous offrir son aide. Il nous explique que si nous suivons les sentiers et leurs réverbères, nous pourrons nous orienter à l’aide des étiquettes métalliques posées dessus. En effet, les deux premiers numéros indiquent à quelle hauteur de rue nous nous trouvons. Les deux derniers nombres nous dirons si nous sommes plus à l’est (nombres pairs, Fifth Av.) ou à l’ouest (Central Park West, nombres impairs). Grâce à ce truc, nous nous rendons effectivement assez aisément au point voulu.

L’endroit est M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E.

Nous prenons, évidemment, plusieurs clichés des environs et nous faisons une halte à la Bethesda Fountain. C’est l’oeuvre d’une certaine Emma Stebbins,

Bethesda et ses 4 chérubins

inaugurée en 1873. Cette dame fut la première femme à faire un « projet artistique » pour la ville de NY. Cette sculpture se réfère apparemment à l’Évangile selon Saint-Jean, chapitre 5 qui donnerait la description d’un ange bénissant le bassin de Bethesda et où Jésus aurait conséquemment guéri un paralytique. Nous sommes à Jérusalem. Quatre chérubins entourent la statue, chacun représentant une vertu particulière : la tempérance, la pureté, la prospérité et la paix(voir sur Wikipédia, Fontaine Bethesda). Ici encore nous prenons plusieurs clichés, histoire d’immortaliser une infime partie de CP. Ce parc est immense, nous n’aurons réussi qu’à en visiter à peine la moitié.

Bethesda Fountain

Le temps file, nous redescendons The mall, chemin principal situé en plein centre du parc. Nous devons rejoindre le groupe au coin de la 57th/5th av. Nous avons de l’avance, on en profite pour faire des achats de très dernière minute! Nous arrivons en même temps que l’autobus et nous nous installons en file pour le buffet où l’on mange « très très bien », dixit Linda-la-guide. Je vous ai déjà mentionné qu’elle et moi n’avons pas la même définition de bien manger? Anyway, j’ai dégusté un « bon » morceau de poulet à la PFK accompagné de son « kraft dinner ». C’est moi qui ait choisi ce menu, j’en conviens, et je n’ai pas choisi le moins pire, j’en conviens encore!!!En tout cas, c’était long à manger, surtout à ma vitesse, alors mon mari et le reste de la belle-famille sont allés faire des emplettes de la dernière heure. Les muscles de mes jambes me faisant atrocement souffrir, je leur ai assuré que je terminerais mon repas seule sans problème. Et les voilà partie à la recherche de vendeurs itinérants sur la 5th avenue.

Je suis à nouveau seule, et j’apprécie beaucoup mon heure de solitude. Tout en terminant mon repas, je regarde distraitement la carte….pour réaliser que le FAO Schwarz est à deux

Toit vert près du Trump Tower

rues de là. C’est LE grand magasin de jouets dont nous a parlé Christophe au printemps dernier et on y retrouve un piano géant que j’ai bien envie d’essayer!! J’avais mal aux jambes, mais hey, je vais avoir 6h de bus pour les reposer. Et me voici en cavale pour une visite éclair à l’un des plus grands magasins de jouets de la ville. J’y trouve même des présents pour mes enfants et mon neveu! Le temps s’écoule trop rapidement et je n’aurai pas le temps de sautiller sur le piano géant, ni même le plaisir de le voir…:-(

Par contre, je suis immensément satisfaite d’avoir fait cette visite éclair, et plutôt fière de mon coup et de mes achats!

Je retrouve la famille à l’autobus et nous prenons le chemin du retour….le chauffeur fait un petit détour près des quais et nous avons l’occasion d’observer un porte-avion amarré au quai. Hum, plutôt impressionnant…à une semaine du 11 septembre. Nous revoilà de nouveau aux portes de NYC, au Lincoln Tunnel, que nous passerons pour faire le chemin inverse vers la maison. À quelque part au New Jersey je réussis à m’endormir. Malgré l’inconfort des bancs du bus, l’air un peu trop frais et les conversations bruyantes, je dors assez profondément pour me sentir regénérée à mon réveil, qui coincidera avec l’heure du souper dans un autre fameux Golden Corral (c’est une chaîne de restauration comme le Normandin, on doit en trouver à chaque sortie d’autoroute ou presque!). Je commence à développer un goût plutôt préoccupant pour le kraft dinner car j’en remange!

London Plane

Nous arriverons vers les 21h30 à la boutique hors taxe américaine. Ma belle-mère, qui n’a pas eu suffisamment de temps pour magasiner, décide de se gâter et de se faire un beau cadeau. Linda-la-guide viendra tout de même nous « rusher » vers la sortie quand un autobus de jeunes latinos fera son entrée dans le Duty Free. Comme la dernière chose que nous souhaitons est un autre temps d’attente aux douanes, nous nous empressons de retourner vers le bus. Le douanier canadien fera une rapide vérification de nos passeport et des toilettes pour nous laisser entrer au Québec, Canada. Yeah!

Nous sommes les premiers à descendre au terminus de Longueuil, on salue les passagers et on leur souhaite bonne route et bon retour. J’ai pris les coordonnée de Marie-France qui compte faire une lettre de plainte à la compagnie pour l’exécrabilité du voyage. Depuis, elle m’a fait signe une fois puis, plus rien malgré mes nombreux courriels. Elle prétendait avoir écrit une lettre de plainte pour tous les membres du groupe (elle avait pris nos coordonnées dans le bus à l’aller) et affirmait qu’elle nous la ferait parvenir. Nous pensons qu’elle a peut-être réellement fait une démarche, mais qu’elle s’est fait « achetée ». Après tout, elle possède elle-même une agence de voyage, peut-être lui a-t-on offert des tarifs plus qu’avantageux en échange de son silence. On peut imaginer toute sorte de scénario quand une personne ne prend pas la peine de répondre clairement à nos questions…

Je suis bien contente d’être de retour, mais je resterai quelques jours à l’heure de Times Square!

Dans l’ensemble, j’ai apprécié mon escapade malgré les pépins qui nous ont fait perdre la première journée. Nous pourrions porter plainte en notre nom à nous six, mais plus le temps

Vue sur la 5th av.

passe, et moins nous avons la motivation de le faire. Mon beau-frère a entamé une démarche, mais mon petit doigt me dit que l’initiative mourra dans l’oeuf. Et si le contraire se produisait, je serais bien contente remarquez. Mes beaux-parents, Éric et moi prenons l’histoire comme un apprentissage : une prochaine fois, nous irons à NYC par nos propres moyens!

Partout où l’on cherche sur le web, l’agence Poltours reçoit une cote de satisfaction plutôt grande. Il est possible que nous soyons tombés sur un « citron » concernant la guide. Le problème est plutôt dans la manière dont elle et sa patronne, la proprio de l’agence, ont géré le problème. Et non, comme le faisait si justement remarquer mon beau-frère, tout ce qui était écrit au programme n’a pas été fait et si cela a été fait, ce fut bâclé.

Je retiens de cette aventure qu’il fut extrêmement agréable de voyager avec ma belle-famille. Bien sûr nous n’avons pas été ensemble 100% du temps, mais je fus heureuse que mes beaux-parents se joignent à nous malgré leurs appréhensions concernant la langue et leurs insécurités par rapport au fait de voyager. Maintenant je m’attends à ce qu’ils explorent la France et qu’ils fassent une croisière en Alaska!!! Ils sont d’excellents voyageurs, ils ne doivent surtout pas se priver d’aussi belles aventures! Bien sûr, s’ils cherchent un guide, je peux sans problème me « sacrifier » et les accompagner!

Je conserve de New York, et plus précisément de l’île de Manhattan, le souvenir d’une ville qui ne dort jamais (of course), où Consommer s’écrit avec un grand C et où tout coûte non seulement cher, mais où tout est géant, Big, plus grand que nature. Les Starbucks érigés à chaque coin de rue, la quantité effarante de touristes visitant la ville, la quantité incroyable de monuments/statues faisant allusion à la mythologie grecque et romaine ou à la religion, les marchants itinérants en tout genre, l’aménagement grandiose de Central Park et l’heureux mélange entre modernité et patrimoine (architecturalement parlant). La gentillesse des Newyorkais que nous avons rencontré nous a plu. Il était très facile de se sentir un peu comme chez soi dans cette ville de démesure. On n’est pas surpris que la Big Apple soit située dans The Empire State!

Et bien sûr, pour terminer, je conserverai l’impérissable souvenir de mon sac de M&M acheté à la boutique éponyme qui me coûta l’équivalent d’un bon souper au resto soit 25$ pour un peu moins de 2lbs! Même moi je me serai laissée prendre par cette folie consumériste qui eut pour conséquence de rendre mes-enfants-au-bec-sucré très heureux de déguster pendant une semaine les 6 specialty flavors au dessert!

Arbre aux sorcières

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