Sep 282011
 
 September 28, 2011  Posted by  Voyage à New York

L’aventure se poursuit…mais peut-être débute-t-elle?

Nous « négocions » avec notre guide un arrêt sur la 8è avenue/40è rue. Nous saluons joyeusement et vice et versa les passagers et je foule de mes deux pieds le sol de New York, on my own!!! Pendant un bon 20min. 1/2h Éric m’entendra jubiler : -J’arrive pas à croire qu’on est à New York, on est à New York! on est à New York! on est à New York! J’capote!!

Notre plan? Monter jusqu’à Central Park et redescendre l’île jusqu’au Chinatown et remonter ensuite jusque dans SOHO et prendre le métro pour retrouver le groupe au resto Belge à 18h45.

Nous commençons la montée vers CP, en remontant la 8è avenue. À par les boutiques, nous observons les Starbuck Cafe à chaque coins de rue. Chacun a le WI-Fi gratuit alors j’en profite pour tenter d’envoyer à Camille des petites news « live » via le Ipod d’Éric. Nous y allons d’un bon pas car nous devons nous rendre de la 40è à la 59è minimum pour accéder au parc. Mais pour moi, le plaisir d’être lâchée « lousse » dans les rues de NYC vaut largement le voyage.

À Central Park, nous convenons de ne pas aller trop au nord, et de redescendre par la fameuse 5th avenue. Nous visiterons un peu plus en profondeur demain lundi, avant le départ. Nous croisons donc le Children’s Zoo, les calèches, les taxis-rickshaws, le parc pour enfants, le Carousel, le Chess Checkers House, le Gapstow bridge, The Pond(magnifique endroit abritant des gigantesques tortues, des poissons, des canards et autres).

Nous sortons du parc et débouchons devant la Pulitzer fountain sur Grand Army Plaza et nous découvrons non loin de là le fameux cube vitré du « Apple Store ». Petite incursion dans le monde techno et remontée dans l’ascenseur vitré rond…pour un étage!

Éric a faim alors il en profite pour s’acheter le fameux hot-dog vendu par les marchands itinérants qui peuplent les trottoirs. C’est servi avec moutarde dijon. Aux dires d’Éric, c’est ben bon!

Nous faisons un petit détour par la 57/7, histoire d’apercevoir le fameux Carnegie Hall. J’eus bien aimé faire la visite guidée, mais le « timing » n’était pas bon. J’espère un jour avoir l’opportunité d’assister à un concert. Nous zigzagons un peu entre les avenues (de Broadway à la 5th ). Nous trouvons un marché du style Whole Foods Market, et nous nous y arrêtons pour luncher. Les portions sont énormes, il y a l’option du buffet chaud ou froid, mais je me rabats sur un plat de sushi au riz brun (disons que le goût est quelque peu différent). Rassasiés, nous continuons notre descente et nos pauses magasinages (remarquez on achète pas grand chose, je dis toujours à Éric : -plus tard, plus tard!) Chez OMG, boutique de jeans où nous achetons les chandails souvenirs des garçons, la sympathique vendeuse nous invite à la Labor Day Parade le lendemain dans Brooklyn. Dommage que nous partions justement demain, l’activité nous intéressait au plus haut point! En plus avec une thématique sur les îles des Caraîbes, ça devait être haut en couleur!

Je dois souligner qu’en ce dimanche de septembre, le soleil est au beau fixe, les gens sont de bonne humeur et les rues ont des allures festives avec la fête brésilienne qui « sévit » dans Times Square. Difficile de la manquer, les jeunes brésiliennes rivalisent d’ingéniosité en arborant les t-shirts et camisoles les plus « stretch » et les plus courtes, tout en conservant l’espace nécessaire pour le drapeau à l’effigie de leur pays d’origine! Et les rues sont évidemment couvertes de drapeaux brésiliens. Il y a foule, nourriture, kiosque de bouffe, de casquettes, etc.

Au coin d’une rue nous croisons Mickey Mouse et Éric s’empresse de lui faire de grands saluts, auxquels la géante souris répond joyeusement. Éric m’enjoint de prendre une photo avec la célèbre mascotte. « Two dollars » sera sa réplique quand Éricaura pris la photo. J’ai bien rigolé et nous n’avons plus repris de photos, pas même avec Spiderman!!! On les a prises de loin!

Nous observons que les New Yorkais semblent aimer la langue française….plusieurs « Café » ont des enseignes en français et sans fautes. Je me demande si nous recevrions un service en français à l’intérieur….

Sur la 42th/5thnous nous émerveillons devant la New York public Library. Quel bel immeuble avec toutes ces statues et sculptures. On a vraiment envie de s’y arrêter pour flâner un peu.

Nous contournons cette grande fête et croisons, au coin de la 5th/26th le Madison Square Park. Nous en profitons pour reposer nos jambes sur la Plaza tout en observant les alentours. Déjà on devine le changement de quartier, les immenses grattes-ciels font place à de vieux bâtiments d’une hauteur plus modeste. Nous approchons de Greenwich Village, le quartier « bohème ». Parlant de quartier bohème, c’est là que je m’y retrouve…à la frontière de Gramercy et de Greenwich Village. Sur le UnionSquare, une belle fontaine, un artiste à l’oeuvre créant des mandalas géants avec des poudres de toutes les couleurs possibles, une belle librairie, Barne&Noble, des rues étroites et coquettes, des parcs à chiens super bien entretenus, bien que petit en superficie, de charmants petits commerces, un marché bio. et une rue fermée à la circulation automobile pour faire place aux artisans en tout genre…Je me laisse même tenter par un massage complet de 10 minutes sur chaise qui fera le plus grand bien à mes épaules endolories par mon vilain sac à dos (qui commence à se remplir disons-le). Nous continuons d’admirer l’architecture, la variété et les contrastes entre vieilles bâtisses et constructions du 21è siècle, vitrées, stylisées. Ce quartier a un charme indéniable et si j’avais à habiter l’île de Manhattan, ce serait là.

Nous empruntons The Bowerey qui nous mènera au Chinatown. Encore là, le contraste est saisissant. Les bâtiments sont délabrés, il n’y a plus de commerces, ou très peu, et la plupart du temps, nous voyons des grilles en place des anciennes boutiques. Apparemment, le ménage a été fait dans ce secteur. De plus, nous avons le loisir d’observer des policiers à l’oeuvre….disons que la police montée de Times Square respecte mieux sa devise : Courtesy, professionalism, respect . Ici dans le Chinatown, le discours frise le racisme. Les deux agents, à peine âgés de 22/25 ans, conduisent un fake « yellow cab » et offre une amende salée à un autobus « parké » en double. Et je vous passe les commentaires des deux agents de la “paix” à l’endroit des asiatiques et des noirs rassemblés en petits groupes sur le trottoir pour observer la scène.

Canal Street. Fini les rues désertiques, tous les vendeurs (légaux ou non) du Chinatown s’y retrouvent. Qui dit sacoches à vendre, dit touristes…et il en pleut! Depuis notre départ du matin, j’ai remarqué à quel point nous étions sollicité de toutes part : -Madam, bags? -Watch? -Bike rental! -Night tour! -Bus tour! Et cela presque à chaque coin de rue. Nous venons de descendre pas loin de 75 rues et le seul endroit où nous avons été peu sollicité, c’est dans Greenwich Village. Et encore, les offres de massage sur chaise abondaient!

Les pompiers et les policiers sont des héros à NYC…partout on peut retrouver des chandails à l’effigie du NYPD ou du FDNY. Dans le Chinatown, grâce à un touriste Allemand, nous avons aperçu lesmagnifiques dragons dorés ornant le devant des camions de pompiers. Nous en avons profité pour jaser avec ledit touriste, mais je crois qu’il était pas très « anglophone ». Ou bien j’ai un mausus de gros accent, ou bien il connaissait « yes » « no » « Have a nice day »!

Nous n’étions pas loin des ponts rendus là et voici que nous avons croisé ceci:

Belle porte d’entrée pour une ville, vous trouvez pas? 


Nous avons fait une petite incursion dans SOHO, endroit rempli de petites boutiques chics et signées. Endroit bien coquet, mais le temps filait et le temps était venu de faire l’essai de « l’attraction locale:

Yes le fameux métro de New York! Bon, c’est facile, on glisse la « Metropass » et si la petite lumière est verte on entre et si elle est rouge, on se couche à plat ventre pour pas se faire tirer….je rigole là, c’était trois fois rien et bébé fafa! Bon faut faire gaffe et connaître son trajet car à partir d’un certain point le métro devient un express et là on peut se retrouver à Harlem ou dans le Queens mais autrement, c’est facile!

J’ajouterais que c’est bruyant, que la chaleur sur les quais est intolérable, mais une fois dans le wagon….MAGIE y’a l’air climat. À quand l’AC dans le métro de Montréal?

Back in Times Square….hum, il y a eu une fête ici, les rues sont jonchées de détritus. Si NYC est réputée être une ville propre, repassez dans deux heures quand les petites bonhommes gris auront fini de passer le balai. En attendant, nous nous penchons sur un problème beaucoup plus grave…les policières affectées à la circulation sont-elles clônées? Parce qu’elles ressemblaient toutes à cela :

Et puis à peine avions-nous réussi à percer les brumes de ce mystère, qu’une autre apparition vient complètement chambouler notre journée.

L-U-I, en chair et en os (et “boosté” à la piqûre d’araignée rouge et bleue venimeuse modifiée génétiquement)

En pleine urgence, il n’a jamais entendu nos appels : Spiderman! Spiderman! Peter, Parker! Peter, PeterSpider, un autographe pour notre fils Xavier!! Rien à faire, il a disparu entre deux immeubles, se balançant sur sa toile, comme dans un film! Too bad, le souper belge nous attend, on a pas de temps à perdre avec un superhéros jouant les sourdes oreilles!

D’ailleurs, n’est-ce pas le Toy’r’us devant nous, méga géant avec le T-Rex grandeur nature, Optimus Prime et tous les personnages de Starwars Clone War? Oh, mon doux, j’avais pas vu la grande roue….faut dire qu’elle est aussi grosse que celles qu’on retrouve dans les foires extérieures chez nous. Ahhh! Superman vient de nous sauver la vie! Un peu plus et on « mangeait » un camion au lieu d’un burger pour souper!

Fini les folie, nous arrivons devant un sympathique petit resto : le BXL. Bien naïvement nous entrons et constatons que nous sommes les premiers arrivés du groupe. Nous demandons au gentil proprio belge de nous indiquer la table pour le groupe de 50. Quoi!? Pas de réservations? Tentative de formuler la question autrement, d’un coup qu’il ne nous comprendrait pas, mais non, il n’y a pas de réservation (ça vient encore de Linda-la-guide ç’t’histoire)….aaahhhh, le groupe de touriste québécois? OUI! OUI! -Ah ben elle (car voici Linda-la-guide, dont on ne s’est pas ennuyés, qui s’amène) elle appelle pour dire qu’elle passera peut-être samedi, mais elle ne réserve pas comme il se devrait et parfois elle vient, parfois elle vient pas.

Linda-la-guide a bien dit que TOUS les restos avaient été réservés et nous attendaient. Me semble.

En tout cas, rendue à ce point de la journée, j’ai un majestueux mal de tête que je tente de contrôler en enlevant mes lentilles cornéennes, en faisant des respirations profondes et en buvant une Gulden Drakk (miam!) Linda-la-guide est en feu : elle papillonne d’une table à l’autre, vient piquer une soupe qui ne lui appartient pas et insiste fortement pour me donner le plat qu’elle a commandé. Je le refuse car j’ai moi-même commandé de quoi nourrir un cheval! Le bus retourne à l’hôtel à 22h30 et je compte bien le prendre car la migraine me tue. Je bois et mange T-R-È-S lentement et finalement, ça passera. Ma belle-famille, que nous avons rejoint pour le souper, nous raconte leur expédition de la journée et retourne bien vite magasiner car ils ont eu trop peu de temps à leur goût. D’ailleurs ils ne mangeront pas grand chose car leur dîner n’est pas encore digéré. Tranquillement, les membres de notre groupe retournent à leurs explorations newyorkaises…Quant à Linda-la-guide, elle passe encore d’une table à l’autre, évitant soigneusement les serveuses qui viennent voir si elle a terminé son plat. Éric pousse même l’audace jusqu’à me dire : -je gage qu’elle va partir sans payer, je le vois juste à son attitude. -Doux Jésus Éric, t’as pas honte de blasphémer ainsi??

Éventuellement, il ne reste plus que nous 2 du groupe dans le resto et tous…non pas tous, ont payé l’addition. La serveuse vient me voir et me demande à qui appartient cette assiette et cette soupe à peine entamées….à Linda-la-guide. La charmante jeune femme qui nous sert « en français » nous rétorque : -Mais elle n’a pas payé! Elle retourne à sa caisse, histoire de bien s’en assurer, et file voir son patron qui ne semble pas plus content que ses deux jeunes serveuses. Le vol, c’est le genre de truc qui me met plutôt en colère alors j’informe la serveuse de l’endroit où nous logeons, si jamais elle veut récupérer son argent. -Non le patron va annuler la commande. -J’espère qu’elle ne fait pas ça à chaque fois qu’elle vient chez vous. -Non non, je ne crois pas.

Permets-moi d’en douter jeune fille. Je comprends maintenant la raison de la soudaine générosité de Linda-la-guide à mon endroit. Bon, j’ai été super compréhensive et empathique avec Linda-la-guide, mais là, elle est barrée de ma liste. Oui je sais, je suis haut perchée sur certains principes.

Maintenant que la migraine s’est envolée, rendez-vous sur la Rockefeller Plaza :

Oui, tenez-vous le pour dit (c’est Zeux qui l’affirme pas moi) : Wisdom and Knowledge shall be the stability of thy time.

Juste en face il y a la boutique LEGO, une magnifique fontaine illuminée le soir, le NBC STUDIO, le Top of the rock observation deck, le Radio City Music Hall, des restos, des boutiques, bref si vraiment on le désire, on peut y passer la journée. L’hiver il y a le fameux sapin de Noël et une patinoire. On sent ici un haut lieu de l’ésotérisme…Ben quoi, avec toutes ces statues de divinités grecques (Atlas, Prométhée, Zeus,etc)., on est en mesure de se questionner sur leur pressante concentration, non? En plus sur la Place Rockefeller…famille riche et puissante… Y’a de ces drôles d’équations dans la vie….faites vos recherches par vous-mêmes 😉 http://www.rockefellercenter.com/art-and-history/ En tout cas, une chose est certaine, il y a un concept fortement exploité dans ce “pâté d’édifices” truffé de références à la mythologie et on sent le désir clair d’imposer hégémonie, richesse et puissance.

Tout en déambulant des les rues de Times Square, nous croisons la « Singing Cowgirl ». Perso, le « Singing Cowboy » que j’avais vu dans le film était pas mal plus sexy, mais bon.

La soirée avance et nous sommes plutôt fatigués. Éric et moi parlons de prendre le bus à 22h30 mais avant, nous voulons aller voir le fameux Macy’s sur la 34th. Comble de malheur, c’est fermé et il ne nous reste plus que 10-15 minutes pour attraper l’autobus. Éric me dit que nous n’y arriverons pas, et moi, éternelle optimiste, je lui sors la réplique à la con de Darthwader dans Starwars A new

Bryant Park at night

hope : -I find your lack of faith disturbing! Je me trouve bien rigolote et je suis persuadée que nous l’attraperons…..BEN NON! Cinq minutes, on l’a raté de 5 minutes! On est arrivés à Bryant Park, cinq foutus minutes en retard. Éric a mal aux pieds à cause de ses bottines. Sa course pour arriver au point de r-v a eu raison de lui. Tout devient de ma faute, je me fais engueuler….euh, ok, je vais aller m’asseoir un peu plus loin là-bas dans le parc, le temps que tu décantes mon chéri. Je suis fatiguée également, mais je ne suis pas chez nous, dans ma ville, dans mon pays, alors je gère tout ça car péter une coche ne me servira pas. Je dois avouer que j’éprouve un grand plaisir à m’asseoir seule sur le tapis vert fortement éclairé de Bryant Park, à observer la foule (de touristes!) et la magnifique fontaine. Je ressens une certaine nonchalance et je suis complètement sans crainte, je me sens presque comme chez nous.

Lorsque petit mari revient, je suis obligée de lui annoncer que nous devons refaire exactement le même trajet que nous venons de courir, mais dans l’autre sens, Port Authority, ben on était à côté tantôt. C’est moi qui tient la carte, c’est moi qui mange le char….Heureusement je sais comment me débrouiller dans le terminal.

Alors voilà, billets achetés, nous voici en file. Bon ça avance…..plus que 10 personnes devant nous, 9-8-7-6…… -BUS IS FULL, next one is in an hour.

Ayoye, ça tue. C’est là aussi que les choses se compliquent…j’ai un mari fatigué qui ne se supporte plus, et je ne sais plus si le prochain bus passera au même quai. La newyorkaise que j’interroge semble pas mal se ficher de ma question et me “vire de bord” avec son: I don’t know what your talking about. Oh well, je vais aller vérifier à l’accueil. Eric me dit d’y aller seule car il n’en peut plus. Parfait, j’y vais et je reviens avec l’information….Éric n’est plus là! Okay j’avoue, j’ai un instant, bref, de panique. Je sais que je peux rentrer seule, mais lui, il est OÙ? Bon je vais aller à la salle de bain et j’y verrai plus clair après. Oh non, toujours pas là! Oh my god,je ne bougerai pas, il finira bien par revenir au quai. Ouf, le voici! Finalement, il a pas l’air content, je vais retourner me perdre je crois! Non mieux, je vais « feindre » le sommeil sur un banc pendant qu’il fait la file. J’ai fait ça pendant une heure. Ok on est entrés dans ce bus là et devinez qui était notre chauffeure? Right on! La sympathique dame noire qui était prête à appeler la police la veille!

Mais finalement, elle était vraiment sympathique et « helpful », c’est juste qu’elle était « by the procedure ». Bless you lady, we’re going to have a good night sleep!

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