Nov 282012
 
 November 28, 2012  Posted by  Femme au quart, Non classé, Uncategorized Comments Off on Promotion: “votez pour moi”!!!

Hé oui chers lecteurs, j’ai participé à un concours pour la Fondation David Suzuki et je fais partie d’un panel de six finalistes!

Je suis donc en tournée promotionnelle (vous m’entendez rigoler là ;-P) pour mettre en valeur la page Facebook de la Fondation David Suzuki….et ma propre vidéo, of course!

Le prix de participation, si jamais j’étais gagnante, serait une collaboration de six mois au webzine Mode de vie & compagnie qui sera en ligne sur ce site à l’hiver 2013. Évidemment, c’est une expérience qui me plairait beaucoup alors j’ai besoin de vous chers lecteurs.

Pour être éligible au concours, il me fallait produire une vidéo ainsi qu’un court texte de présentation concernant ma passion pour un mode de vie éco-responsable. Forte de mon expérience et de tout ce que j’ai fait d’écologico-grano-bio-snobino-responsable  depuis que je suis mère,  j’ai décidé de participer. En passant ça fera officiellement 14 ans le 29 novembre depuis mon baptême officiel dans le monde de la maternité! Merci à mon amie facebook Danielle car sans elle je n’aurais pas eu vent de ce concours. Et merci à ma soeur, mon amie Mylène et à ma famille car ils m’ont beaucoup aidé à mettre mes idées en place.

Bref, pour m’appuyer, il faut aller voir la vidéo avant le 10 décembre 2012 (date limite du vote) à l’adresse suivante: https://apps.facebook.com/contestsapps/showentry/Mode-de-vie-et-Cie/38238?fbpage_id=168889579973

Vous la visionnez et ensuite, il vous faudra vous connecter à votre compte Facebook pour voter. Il y a un gros bouton J’AIME à côté de ma vidéo. Bien sûr, on est pas dans la vente à pression, prenez le temps de regarder toutes les vidéos pour vous faire une bonne idée et votez pour votre préférée (idéalement ce sera la mienne!!!).

Pour ceux qui n’ont pas de compte Facebook, et bien va falloir aviser!! Sérieusement, vous pouvez tout simplement diffuser la page du concours à vos contacts et ceux qui ont une page Facebook, et qui veulent voter, pourront le faire.

Je vous laisse avec le texte de présentation que j’ai écrit et qui devait accompagner la vidéo. Malheureusement, à cause d’une erreur de ma part, le texte n’a pas été publié à côté de ma vidéo. Le comité de sélection de la Fondation a pu le lire, mais il n’est pas en ligne. Dommage car c’était un bon complément à mon petit montage.  (correction ici: le texte a finalement été placé au côté de ma vidéo. Merci aux responsables de la Fondation concernés pour la mise à jour)

Bon vote et merci à l’avance pour votre support!!

*********

Bonjour, je suis Mme Martine et je suis en premier lieu mère de quatre enfants.

Depuis toute jeune, je me questionne sur le sens de notre mode de vie. Depuis la venue de mes enfants il y a 15 ans, j’ai pris conscience que d’autres options étaient possibles au-delà du rythme de consommation effréné quotidiennement proposé.

Au fil des années, j’ai beaucoup expérimenté et j’ai opté pour un mode de vie plus sain : je fais mes propres produits cosmétiques, je cuisine, je jardine et je partage ces passions avec mes enfants, je fréquente assidûment les bazars et les friperies, etc.

Pour moi, le « parentage éco-responsable », c’est un mode de vie, un état d’esprit qui appelle à une gestion plus saine de sa vie.

Je pourrai partager mes meilleures recettes bio. ou encore ma recette de pâte dentifrice. Mais le principal message que j’aimerais passer au lectorat, c’est que le mieux-être personnel engendre le désir du mieux-être collectif…un pas à la fois.

Nov 162012
 
 November 16, 2012  Posted by  Inspiration, Non classé Comments Off on Survivante

Lorsque je dois me “taper” une séance de magasinage, pour trouver par exemple des bottes d’hiver belles, bonnes et pas chères, rien de mieux que de me lancer dans l’aventure avec ma belle Bianca-Rose. En effet, cette enfant a un je-ne-sais-quoi qui attire toutes les vieilles dames de ce monde! À chaque sortie, nous sommes assurées de faire des rencontres…certaines plus magiques que d’autres.

Ainsi sommes-nous en file pour payer les fameuses nouvelles bottes. Une charmante vieille dame en file devant nous aperçoit le bébé de Bibi, nu comme un vers.

Won’t your baby be cold? Lui demande la dame. What’s his name?

Devant le regard perplexe de ma petite, elle réalise que cette dernière n’est pas anglophone et lui demande dans un français cassé: Tu ne voudrais pas lui mettre un chapeau, des chaussettes à ton bébé? Voilà qui fut suffisant comme entrée en matière pour que ma fille enlève sa tuque et ses mitaines afin de les enfiler à sa poupée, tout en “piquant” une jasette avec cette femme. Sur un ton très professoral, elle déclina son identité, son âge ainsi que les noms de ses frères et soeur. Y’a pas à dire, elle est charmante et elle sait s’y prendre. 😉

La dame, heureuse de rencontrer une fillette aussi “talkative”, est également enchantée de pouvoir entamer une conversation avec la mère. En moins de dix minutes, je connais les grandes lignes de sa vie: âgée de 82 ans, elle a eu cinq enfants, X petits-enfants et Y arrières petits-enfants dont certains habitent aujourd’hui la Nouvelle-Écosse. Elle les aura élevés quasiment seule, son mari ayant été victime d’un accident de voiture fatal à l’âge de 48 ans. De son côté, elle aura eu le cancer, le diabète, et un nombre incalculable d’autres inconforts de santé dont elle se sera toujours remise. Elle est bénévole pour la popote roulante et pour un hôpital de la Rive-Sud depuis des décennies, et, chose merveilleuse, elle se déplace sur un vélo à trois roues, gagné dans un bingo.

I won this bike with only one card while some had twenty to stamp, affirme-t-elle fièrement.

Parfois en français, parfois en anglais et souvent dans un franglais difficile à comprendre, cette femme racontait son histoire. Une histoire extra et ordinaire. L’histoire d’une survivante fière de pouvoir, l’espace d’un moment, partager des bribes de sa vie et de son expérience. Cette rencontre a failli passer sous la rubrique faits divers, mais lorsque j’y ai repensé, j’ai compris que la vie, ma vie, s’enrichissait et se nourrissait de toutes ces magnifiques petites histoires à saveur humaine. Avec toutes ces bribes de conversations amassées, je suis en mesure de tisser une toile immense, de peindre un portrait bigarré de l’humanité, de créer une mosaïque d’événements reliés les uns aux autres par des fils invisibles. Oh je ne possède que quelques pièces de cet immense puzzle, mais quel bien-être pour moi d’en prendre conscience… grâce à une belle amazone de quatre ans.

Quel pied posons-nous par terre le matin au réveil? Quel poids portons-nous quotidiennement sur nos épaules? Quel regard posons-nous sur nous-même et nos proches? Quel lien entre toutes ces questions? Aucun! Du moins en apparence. 😉

Notre existence se compose de tous ces petits rien, de tous ces détails d’apparence anodine qui, en somme, nous forgent à chaque instant de notre vie. Y aviez-vous songé?

Et je ne connais même pas son nom…mais je la revois chevaucher sa bicyclette, lente, droite, fière, tête nue, ses courts cheveux blancs flottant au gré du vent.

Oct 032012
 
 October 3, 2012  Posted by  Enfance et Éducation, Non classé Comments Off on Hommage à…suite

Il y a quelque temps (d’accord, d’accord, il y a presqu’un an), j’avais débuté l’écriture de textes dédiés à mes enfants. À l’époque, Xavier et Camille m’avaient particulièrement inspirés à l’écriture. Aujourd’hui, c’est le tour de mon fils aîné,Mikaël, qui aura bientôt 14 ans (my God le temps file trop vite!)

Après avoir accueilli et porté son frère et ses soeurs, le voici avec son cousin, bébé Loïk, tout chaud tout frais, à un jour de vie.

Depuis près d’un an mon premier né évolue beaucoup et rapidement, et je ne parle pas ici seulement de la longueur de ses jambes et de la grosseur de son estomac! Des goûts particuliers se sont développés alors que d’autres ont émergé, dans un élan ininterrompu de curiosité.

Pour débuter, j’aimerais remercier le RMS Titanic d’avoir coulé il y a 100 ans ainsi qu’à la White Star Line pour avoir conçu ce géant des mers. Cela inspire mon grand d’une manière inimaginable! Je porte également mes plus sincères remerciements à moi-même, la mère, pour avoir su transmettre ma passion pour la cuisine. Je peux régulièrement prendre congé de souper et déguster des brioches fraîches au petit déjeûner! 😉 Et mes derniers remerciements vont à mon mari qui, par sa passion du sport, a entraîné Mikaël au vélo, au karaté et maintenant à l’escalade. Tellement que maintenant, fiston fait partie de l’équipe d’escalade chez Horizon Roc et participera bientôt à sa toute première compétition.

Vous voyez un peu le portrait? Parfait!

Bon alors on m’avait bien prévenu: ah l’adolescence, période mouvementée, tu verras, toi aussi tu y goûteras! Et c’était presque vrai depuis un an: sautes d’humeurs, réponses plates, contestations, des débuts plutôt houleux. Mais ça, c’était AVANT que fiston ne trouve son “groove” dans la vie: les sports, les naufrages et les filles! Depuis que tout s’est mis en marche et que nous avons adopté un style de vie plus respectueux de son rythme, Mikaël s’épanouit. Et oui, en moins d’un an, je suis passée de l’inquiétude à l’émerveillement. Il faut dire que Mikaël adore faire du bruitage et je commençais à trouver préoccupant de voir ce grand gaillard faire des bruits de sabre laser à longueur de journée. Un peu lunatique, il est du genre à se raconter en boucle les meilleurs moments du dernier film visionné. Le voir ressasser et rire seul des scènes vues dans Les Schtroumpfs, le film me laissait perplexe. En fait, non, il n’était pas seul, il avait en sa fratrie tout un fan club prêt à éclater de rire juste au bon moment! Et parfois tout cela se faisait à demi mot. Aussi bien dire que je n’étais pas dans le coup. De toute façon moi les Schtroumpfs…

Rassurez-vous chers lecteurs, cette manie n’est pas disparue, il fait toujours du bruitage, mais il y a maintenant place pour tout un éventail d’intérêts plus pointus.

Tout a commencé en 1997 alors que j’en étais à mon sixième visionnement du film Titanic. Je me pâmais devant Leonardo Di Caprio et pleurais chaque fois sa mort dans les eaux glaciales de l’Atlantique. NON! Vous voulez pas savoir ça! Je blaguais sur toute la ligne…sauf sur le nombre d’entrées au cinéma, jour du “Grand Verglas” inclus…D’accord je pleurais, je l’avoue. Et comme une madeleine en plus. Z’êtes contents là?

Bref, Mikaël est né l’année suivante et déjà à un an il faisait couler ses légos dans le bain en criant: Iceberg right ahead!. MAIS NON  vous n’y êtes pas, c’est Starwars Episode 1 que nous l’avons amené voir lorsqu’il n’avait que six mois (d’ailleurs ça doit être ça les bruits de sabre laser vibrant constamment dans sa tête, ;-p  Shame on his parents!

Revenons à notre ado voulez-vous?

Depuis plusieurs années, Mikaël s’intéresse au Titanic. En tout premier lieu au film et à sa musique (aspect TRÈS important pour un jeune garçon voulant revivre les grands moments d’actions). Je vous informe que le disque compact est désormais inutilisable! Je crois même qu’il s’est aminci avec les heures d’écoute.

Avec le centième anniversaire du naufrage, l’intérêt est vite remonté à la surface. Juste avant l’expo-projet de notre groupe de soutien au printemps, Mikaël m’avait fait acheter une maquette chez le libraire. Un livre cartonné avec des pages remplies de lignes, de chiffres et de lettres pèle-mêle et des instructions qu’il fallait lire en anglais et en espagnol pour être certain de comprendre la version française. La grosse affaire quoi! Allons donc!  Ces quelques technicalités n’allaient pas empêcher mon grand de réaliser cette maquette 3D de 135 cm de long.

Muni d’une planche de travail, d’un exacto, de colle, de ciseaux et autres instruments d’agrément, de motivation et d’une importante dose de concentration,  il s’est mis au travail. Ce n’était pas un paquebot centenaire enfoui dans les profondeurs océaniques qui allait l’intimider! Pendant E-X-A-C-T-E-M-E-N-T deux semaines et cinq jours, de 9h le matin à 16h (excluant une heure de pratique de piano, une marche et un dîner), il s’est affairé à couper, coller, décoller, recoller, plier le carton qui, au fil des jours, prenait la forme du paquebot disparu. C’était tout simplement magnifique! Je n’avais jamais vu mon fils aussi motivé par un projet, aussi assidu. Et quelle fierté de pouvoir le présenter au Symposium, où il tenait une table avec sa soeur, ainsi qu’à l’expo-projet, car en plus du montage de la maquette, Mikaël avait lu et mémorisé une grande quantité d’informations techniques. C’est qu’il a de la mémoire le gars et il avait de quoi jaser, le Titanic est source d’intérêt autant pour les grands que les petits.

 

Devant cette grande passion, nous lui avons suggéré, pour les vacances d’été, de faire un léger détour et d’aller à Pointe-au-Père visiter le musée d’un autre grand disparu: l’Empress of Ireland. Que de bonheur et de découvertes pour toute la famille. Et en prime, un étage de la maison du pêcheur consacré au Titanic, 100è oblige. L’ancre est levée et Mikaël tient le cap depuis des mois. Il lit et visionne des films sur l’histoire des naufrages des grands paquebots du 20è siècle. La Bibliothèque Nationale révèle tout à coup des trésors cachés. Lucky Luke peut bien chevaucher Jolly Jumper tout en vidant son six coups dans les rayons, le Lusitania, le Mauritania, l’Olympic et autres transatlantiques ont pris d’assaut l’imaginaire de mon fils et l’instruisent sur une foule de sujets connexes: l’histoire, la géographie, les fouilles sous-marines, leur construction, etc.

Je suis fascinée par cette passion qui le prend tout entier (ou presque!). Très souvent dans une journée je le vois, plongé dans un documentaire, subjugué par ces géants du passé. Qui sait où cela le mènera. En tout cas pour l’instant, cela l’amène à nous faire des cours magistraux sur les spécificités techniques et historiques des paquebots! Il faut le voir prendre un air sérieux et un ton docte lorsqu’il veut nous partager ses découvertes. De toute beauté.

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, Mikaël a développé un goût marqué pour la boustifaille. La manger oui, mais la faire aussi, et de manière complètement autonome. Du souper aux crêpes, en passant par les brioches et autres gourmandises, plus de secret pour ce cuistot, que des occasions de découverte! Faut dire que les deux autres ont également emboîté le pas; cette semaine Xavier nous a fait une succulente pizza, de la confection de la pâte à la garniture. J’ai hâte de goûter aux délices de Camille! Bientôt je serai reléguée au torchon à vaisselle 😉

Sur un mur d’escalade dans une polyvalente de la Rive-Sud (merci à Irina pour la photo).

Et que dire maintenant de la motivation sportive de notre gaillard…ah oui je sais: je ne pensais pas qu’il entrerait si vite dans l’équipe de compétition!!! Lorsque je l’ai accompagné à la journée de sélection, je m’attendais à ce qu’on lui dise qu’il manquait d’expérience (il pratique depuis moins d’un an, de façon irrégulière) et de revenir l’année prochaine. Or surprise, il fut accepté sur la base d’une grimpe et d’une entrevue où le “coach” pu constater son niveau élevé de motivation. D’ailleurs il revient souvent en parler avec mon mari, car Mikaël semble apprendre comme une éponge et avec “full” plaisir! En plus, la vie est tellement bien faite que l’une de ses co-équipières habite à cinq minutes de chez nous et ils font du co-voiturage. Tsé quand les astres s’alignent…Pour en beurrer une couche de plus, il s’agit d’une jeune fille de son âge complètement passionnée par l’escalade et les Hunger Games. J’crois qu’on a un filon là. 😉 Depuis près d’un mois, mon fils disparait plusieurs soirées par semaine, entraînements obligatoires et optionnels obligent. C’est un horaire très chargé, mais quelle joie de le voir entrer ou sortir de la maison, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Il a même commencé à prendre le métro seul et, ma foi, ça s’est très bien passé.

Le seul point plutôt tristounet de cette belle histoire, c’est que, faute de moyens $$$, nous avons dû lui faire choisir entre les leçons de piano et l’escalade. Avec quatre enfants, il nous était impossible de payer les deux en même temps. Le piano peut toujours être pratiqué de la maison,mais exit les cours pour l’instant. Heureusement, nous avons quelques souvenirs des prouesses de notre jeune homme. Il avait quand même atteint un niveau intéressant et il était très assidu aux pratiques. Une bonne self discipline.

Nous sommes dans un élan favorable en ce début d’automne. Il y a eu quelques épisodes houleux, mais je suis confiante que nous maintiendrons ce cap positif pour quelque temps.

Xavier l’artiste a repris ses crayons à B.D. et son violon et fait maintenant parti de l’Orchestre. En est-il heureux et à 100% consentant? Je n’oserais l’affirmer, mais il continue à évoluer dans ses pratiques et en cours avec son professeur, ce qui est bon signe. De plus, il a maintenant quelques copains violonistes, ce qui rend les cours plus intéressants. Si tout se déroule comme prévu, il jouera une pièce en duo avec sa soeur pour Noël. J’ai bien hâte de les entendre. Surtout que Xavier a dit oui sans hésiter cette fois!

Camille quant à elle s’est mise à l’apprentissage intensif de l’anglais. Elle et Xavier élèvent deux salamandres depuis une semaine. Une jolie cueillette. On a des bestioles bien traitées dans notre vivarium. Sinon, notre belle jeune fille écrit et poursuit l’étude du piano, entre autres curiosités. D’ailleurs on entend beaucoup Le printemps de Vivaldi et la Marche Turque de Mozart ces temps-ci. Bah ça change un peu des Gavotte et des Menuet au violon! Une autre jeune personne très assidue dans les engagements qu’elle prend avec elle-même.

Et ma belle Bianca-Rose…ma petite boule d’énergie, danseuse/trapéziste/philosophe. Elle adore se faire lire Raconte-moi les sons, se demander ce qu’elle fera de sa vie et chanter Waka Waka, son hit préféré de l’heure! Je sais, ça date un peu, mais nous on attend les partys de mariage pour parfaire notre culture musicale populaire alors il est possible que nous soyons…comment dire…légèrement décalés! Et qui eut cru que Shakira entrerait chez nous par la grande porte!?

Pour finir, une seule déclaration à faire:

Félicitations Mikaël, tu grandis en beauté et je suis privilégiée d’en être témoin. Par contre, faudra travailler un peu les techniques de calcul hein?! 😉

 

Aug 282012
 

Notre été fut une période très faste en découvertes, toutes aussi enrichissantes les unes que les autres. Autant d’action m’a laissée très peu de temps pour les activités virtuelles. Me revoici donc, avec un peu plus de temps, pour partager nos péripéties estivales.

En fait, je devrais écrire “estivales” et “printanières” car, le temps de concocter un beau compte-rendu de nos découvertes néo-écossaises du mois d’août, je débuterai avec celui de nos aventures new-yorkaises.

Voici donc le récit mère-fille de notre voyage à New-York qui a eu lieu du 7 au 10 mai dernier. Bonne lecture, faites-la en plusieurs étapes (y’en a long!) et on se retrouve bientôt!

 

NEW YORK EN FAMILLE

Un récit mère-fille Par Camille, 11 ans Mme Martine

Photos: Ryuu Oodobi, el fotógrafo

 

7 MAI 2012

Camille

Il était cinq heure du matin quand notre père nous a réveillé parce qu’on s’en allait à New York City! Pour l’instant on roule, pas grand chose à raconter…Ah oui, c’est la première fois que je sors de mon pays! On va vers les États-Unis! Mais le problème c’est qu’on va peut-être se faire fouiller aux douanes. Oh! Nous y voici…

Heu finalement, c’était moins pire que prévu, le douanier a seulement regardé nos passeports et nous a demandé où on allait.

À présent, plus de langue française, que de l’anglais. Que le trajet fut long : ça nous a pris environ huit heures. My god! Vers 14h…hourra! Grattes-ciel en vue. Partout on voit des drapeaux américain. Nous roulons en direction de notre hôtel au New Jersey. Notre hôtel s’appelle le Homewood Suites et il est juste en face de New York, de l’autre côté du fleuve Hudson. L’aventure débute les amis!

Martine

Éric nous réveille tôt ce matin-là. Nous sommes excités, nous effectuons notre premier voyage à l’étranger. Notre seul souci est le passage aux douanes. Disons que notre dernier passage en septembre fut quelque peu…comment dirais-je…long et pénible?

Douanes en vue. Nous recommandons aux enfants de rester bien tranquilles et de laisser une personne parler, Éric en l’occurrence. Nous sommes la quatrième voiture en file. Faut-il s’en étonner un lundi matin à 6h30! Le suspense du passage n’aura pas le temps d’être insoutenable…après moins de six minutes, notre minivan franchit le sol américain sans aucun ambage. Méchant contraste…Six minutes le 7 mai, six heures le 5 septembre!

Bref, tout ce qu’il nous reste à parcourir, ce sont les kilomètres qui nous séparent de la Big Apple. C’est vrai que la route était longue…aussi longue que parcourir Montréal-Québec sur la 20!

Toutefois, je dois admettre que le passage dans les Adirondack nous offre parfois des vues à couper le souffle. Il nous faudra revenir explorer cette région.

Après plusieurs heures, nous apercevons enfin les grattes-ciel et je la joue « quétaine » en ressortant des limbes l’indémodable « toune » de Frank Sinatra. A-t-elle encore besoin de présentation? Ta ta tadadada tata tadadada tata tadadadada…Start spreading the news…

L’hôtel Hilton où nous descendons offre un vue superbe de la ville (à hauteur de Central Park) et se situe dans l’arrondissement Edgewater. Après avoir effectué le check in, nous convenons de prendre la navette, mise à disposition par l’hôtel, afin de nous rendre rapidement à Manhattan par la voie du Ferry à Port Imperial. Retenez bien ceci : neuf minutes, neuf dollars (39$ pour la famille)! Hey on est à New York, tout coûte cher par définition (enfin lorsque multiplié par 6!). Bref, les prochains jours nous prendrons le bus.

Camille

Notre début du voyage à New York commence bien. Nous avons pris un traversier pour nous rendre sur l’île de Manhattan. Ensuite nous avons commencé à marcher jusqu’au Rockefeller Center. Ensuite, à Times Square, nous avons pu voir toutes sortes de boutiques! C’est fou comme il y a du monde à New York! Ça bousculait tellement…Bref!

Nous sommes allés à la boutique LEGO! C’était impressionnant à voir… il y avait une mosaïque lego, avec que des bonhommes Lego. Il y avait une sorte de meuble immense avec plein de pièces Lego comme des chaises, des blocs, des plaques, etc….. Nous avons vus des Lego Star Wars et hop! Mon frère Xavier a immédiatement embarqué. Il voulait un Lego Star Wars mais mon père lui a suggéré d’attendre, au cas où il y aurait autre chose qui l’intéresserait.

On est allés au Toys”R”Us de NEW YORK! Pas juste un petit magasin où il y a des jouets mais, un Toys”R”Us avec une grande ROUE à l’intérieur!..C’était énorme…Bien entendu nous n’avons pas fait de tour de roue, hi! hi! Ça devait coûter trop cher pour une famille de six. Nous avons vu également le Tyrannosaure Rex de Jurassic Park. Nous avons aussi vu l’Empire State Building en lego avec King Kong en lego tout en haut. Il y avait des employés qui jouaient avec des hélicoptères téléguidés avec nous. Ils étaient marrants!

Ah oui! Ma mère voulait aussi voir la boutique DISNEY, absolument! Nous sommes allés. Et je vous jure deux choses…

  1. Ma petite sœur de trois ans et demi a «trippé» ben raide;

  2. Moi j’ai 11 ans alors les princesses, Winnie the pooh, et truc machin chouette, ce n’est plus mon truc…Mais les Avengers au deuxième étage, ça c’est mon truc…

Il se faisait tard quand on est sortis. Et on voulait aller à la boutique M&M! Quand on est entré j’ai failli m’évanouir du premier coup. Il y avait que des M&M partout!! Pour une boutique M&M, c’est une boutique M&M! Mais surtout il ne fallait pas exagérer…Ma mère la dernière fois qu’elle est venue, elle s’est fait avoir avec le prix. Donc c’est elle qui devait gérer ça, nous donner les M&M dans notre sac. Mais c’est nous qui devions payer nos M&M. Pas nos parents. Une fois que nous sommes sortis de la boutique, nous sommes allés voir les lumières de Times Square le soir… C’était le paradis à Times Square. C’était mon endroit préféré à New York. Ho! J’ai oublié de vous raconter que nous avons mangé sous la pluie et qu’il faisait froid et nous avons tenu bon. C’était incroyable! Après ça, nous sommes retournés à notre hôtel dormir et penser à notre journée du lendemain!

Martine

Nos pieds franchissent le quai de la W 39th dans le Midtown en pleine heure de pointe…C’est bruyant, c’est bondé bref, welcome to New York! Curieusement, je ne ressens pas le même emballement que la première fois. Par contre, je sais exactement où je me situe, je reviens en terrain connu. Je goûte la frénésie de l’heure de pointe, tout en gardant à l’oeil mes trois grands (la petite a opté pour la poussette), qui n’ont d’autre choix que de suivre le beat new yorkais. Nous déambulons sur la 42nd, observant les vitrines, les pubs géantes, les marchands itinérants, les taxis jaunes, les rickshaws et tous ces schizophrènes se parlant tout seul, le bluetooth collé à l’oreille! Même dans la rue, les discussions affaires continuent!

Notre but est de nous promener, peinards, dans les rues de NYC et de montrer aux enfants le phénomène Times Square le soir, mais Xavier-futé a des projets pour nous…

-Elle est loin la boutique Légo?

-Non Xavier, tu as envie de la visiter?

-Ben oui, maintenant qu’on est à New York.

Parfait! On leur a tellement parlé de cette boutique qu’ils en rêvent, surtout notre passionné de légo star wars.

-Dis maman, sais-tu vraiment où tu t’en vas?

-Ouain chérie, tu voudrais pas consulter la carte?

No way, je sais EXACTEMENT où nous sommes, on va prendre un petit raccourci et passer par cette ruelle…(pourvu que ça débouche au bon endroit).

-Tadam! Le voilà le Rockefeller Center, qu’est-ce que je vous disais que j’avais déjà été guide à New York!

-Yeah!

Nous entrons donc dans cette boutique, non sans avoir admiré la place centrale avec sa fontaine et sa magnifique statue.

La boutique en tant que telle n’est pas immense, mais elle est agrémentée d’un dragon légo faisant deux étages de haut. Une maquette légo représentant l’extérieur de la boutique (le Rockefeller Center) est également fort intéressante à observer.

Les enfants craquent pour les legos Star Wars, mais comme il s’agit de la première boutique que nous visitons, nous tentons de les convaincre qu’avant d’acheter, ils pourraient peut-être attendre que nous visitions d’autres endroits. Mikaël et Camille acceptent bien l’idée, mais Xavier, lui, n’est pas du tout de cet avis. Après tout, un de ses buts à New York était d’acheter un lego Star Wars! Comme nous nous apprêtons à parlementer avec lui, v’la que ma belle Bibi se tortille d’envie. Forcés de quitter la boutique pour chercher une restroom, nous promettons à Xavier que nous reviendrons une autre journée. Une fois tout le petit monde soulagé, nous convenons de retourner illico à ladite boutique. Au fond de moi, je sais que Xavier ne changera pas d’avis et qu’il éprouvera un sentiment de déception qui le suivra tout le voyage. Et puis si c’est ça qui le rend content, après tout, c’est son argent. Mikaël se laissera tenter également, puis Camille. Les enfants n’ont pas regretté leur choix. Ils ont juste réalisés qu’on a pas un énorme pouvoir d’achat en tant que touriste avec $35 US dans les poches.

 

Alors que la tournée restroom bat son plein à la Banana Republic, Xavier-futé me révèle deux choses :

-M’man, j’suis un peu déçu, New York ça ressemble à Montréal. (!!!?)

Et de poursuivre :

-Maintenant qu’on a acheté mes légos, on peut retourner à l’hôtel? (??!!!)

Ces commentaires, c’était AVANT d’être à Times Square! Mais je dois concéder à fiston, mis à part la hauteur des édifices, nous avons affaire à une métropole…où Montréal fait tout de même figure de naine!

Cette première soirée fut réellement une tournée du parfait petit consommateur…Nous avons arpenté les rues éclairées/animées/déjantées de Times Square en faisant de stratégiques arrêts dans les grosses boutiques (Disney, M&M, etc.). Le tout sous la pluie, souper et mari enrhumé inclus!

Le retour au bercail fut un jeu d’enfant et c’est fourbus que nous retrouvâmes un bon lit bien chaud, non sans avoir monté quelques projets-légos.

8 MAI 2012

Camille

Ce jour là, je l’ai beaucoup aimé. Nous sommes allés voir la STATUE de la LIBERTÉ!

Voici le récit :

Ce matin, nous avons descendu en bas de l’hôtel pour aller déjeuner à un buffet. Une fois terminé, nous avons pris un autobus accordéon pour nous rendre à Port Authority pour allez prendre le métro de New York qui sont sur des rails, par sur des roues comme à Montréal. Nous devions nous rendre à South Ferry/Whitehall St. pour nous rendre à Staten Island Ferry par le traversier. Nous voulions traverser pour regarder de loin la Statue de la Liberté située sur Ellis Island. C’était long avant que le bateau arrive au quai. Mais il finit par arriver à 1h ou 2h et demie de l’après-midi. Il y avait beaucoup de monde ou plutôt de touristes qui voulaient voir la statue…Quand on est montés, à bord, on voulait absolument aller sur les étages en haut. Mais avant que nous soyons dans le bateau moi, mon père, et ma petite sœur on voyait la statue au loin. En tout cas.

Des étages où on était, mon père prenait des photos de vrai photographe. Nous n’étions pas du bon côté du traversier. Et on ne voyait pas très bien la statue. Alors on a changé immédiatement de coté. C’était beaucoup mieux. Je n’avais vu que des photos de la statue, mais voilà que je la voyais avec mes yeux! Plus tard, une fois arrivés de l’autre coté, nous avons fait halte pour prendre notre dîner…À ce quai intérieur, il y avait un aquarium géant, et surtout beaucoup de ”Pigeons Américains” comme dirait mon père le photographe. Bref! Nous nous sommes assis sur un banc et nous avons mangé… avec les pigeon qui nous observaient, affamés. Après la halte tout le monde resserra son dîner et commença à se préparer pour reprendre le bateau pour retourner à Manhattan. 

Une fois de retour à New York, nous avons marché dans Wall Street et vu un buffle, le même que dans le film l’Apprenti Sorcier. On a vu aussi les racines d’un sycamore, dans la cour d’une église, un bronze peint en rouge.

Un peu plus tard, mes parents ont suggéré d’aller manger une crème glacée. Mais où? Nous nous sommes arrêtés pour réfléchir, en regardant la carte. Au même moment, quelqu’un nous a « secouru » en nous indiquant une endroit où trouver de la crème glacée. Pour commencer, il nous a demandé: ”Can I help you”? ” Yes”! Ont répondu mes parents. Et ils se sont à mis parler en anglais avec le monsieur New-yorkais. Ils nous a aidé, on l’a remercié et on s’est dirigés vers l’endroit qu’il nous avait indiqué: The ”Café Dante”! 

Ho! Mais j’ai oublié de conter mon malheur en sortant de l’hôtel. Voilà. En sortant dans le stationnement, j’ai remarqué que mon sac était ouvert…Pourtant je l’avais fermé. Mais non! Mon sac était brisé!! Malheur..! La fermeture éclair était toute défaite. Mon sac était tout ouvert. Et j’espère encore aujourd’hui que rien n’a été volé ou tombé.

Mais bon.

Sur Broadway St. on a croisé une petite boutique de sacs à dos. Mais ils étaient trop cher, et pourtant j’en voulais un nouveau! Justement à coté, il y avait une autre boutique de sacs! Et il y en avait un qui était 15$ US. Mon père et les autres étaient dans l’autre boutique pour regarder des choses…Mon frère Xavier regardait des cartes postales : 8 pour 1$ US. Il s’en est acheté. Heu…Oui…Super! Mon père m’a appris un truc super cool: Le ”marchandage”. Il voulait que j’aille voir le monsieur et que je lui dise que je n’avais que 10$ US, en anglais. Il m’a dit comment le dire, sauf que je ne comprenais pas très bien le principe. Il est venu avec moi et il a dit la phrase à ma place. Le marchand a descendu le prix à 12$ US. Et je lui ai seulement donné 2$ de plus de mon argent. Et j’ai le sac! On l’a rempli avec ce que j’avais dans l’autre sac. Et ça m’a fait un minuscule, brin de peine de le jeter. ”Un sac acheté en Gaspésie, et jeté à New York City”… Que m’a dit mon père. Je le mis sur mon épaule et nous continuâmes de marcher vers le café Dante. On a mangé notre crème glacée dans des petits bols, nous les enfants, les parents dans des coupes. On est sortis et on a mangé un hot dog New-yorkais. Miam! On l’a mangé dans un parc. On est allés aux restrooms, j’ai acheté un lego Star Wars à la librairie Barnes & Noble…On est retournés à l’hôtel pour manger des macaronis aux fromages. Il était presque minuit quand nous nous sommes couchés! Booooooooooooooone nuit!!

Martine

Jour deux de ce périple en famille. Ce matin, tout en allant faire l’achat de notre dîner au Whole Foods Market près de l’hôtel, la majorité a tranché : Nous irons faire le tour de ferry pour voir la fameuse Statue de la liberté. Non, je n’ai pas fait d’injonction, j’ai respecté le vote démocratique de la majorité (même si j’avais voté Central Park)!

Les enfants expérimentent l’agité et bruyant métro de New York. Agréable surprise, si Mikaël à 13 ans paie pour un adulte, les trois plus jeunes, eux, ne paient pas. Apparemment, tous les citadins ne sont pas au courant car une gentille dame m’interpelle poliment, préoccupée du fait que deux grands viennent de passer sous le tourniquet. Après une courtoise explication de ma part, elle me demande d’où je viens et s’exclame avec enthousiasme : Oh your from Montreal, I looove your country. Have a nice day! Hum! On suppose ici qu’elle savait que Mtl est une ville, pas un pays!

Bref, petit tour de ferry avec ma tête qui pulse (où sont les Advil?) et les petites disputes avec mes enfants, surtout ma fille, qui pullulent. Ouain, nous vivons intensément notre escapade et les accrochages seront fréquents cette journée-là. Heureusement, nous avons Éric-l’arbitre qui tente de nous expliquer comment travailler en équipe!

Comme nous sommes près de Wall Street, nous en profitons pour arpenter les rues où le soleil peine à percer. Nous apercevons le National Museum of the American Indian qui peut être visité gratuitement. Une fois de plus, les statues érigées devant l’entrée sont magnifiques et grandioses. Derrière nous, le Bowling Park, le premier parc de NYC. Au bout, on aperçoit le fameux charging bull, sculpture de bronze pesant plus de 3000kg. Je suis tellement occupée à manoeuvrer la poussette avec Bibi endormie que j’en oublie de le regarder de face…Une imprudence qui aurait pu me coûter cher! Je veux dire, c’est pas à tous les jours qu’un buffle aussi imposant nous « charge »!

Nous sommes une fois de plus à l’heure de pointe et touristes et travailleurs/hommes d’affaires abondent. Ici comme dans Times Square la veille, les patrouilleurs du NYPD sont omniprésents. On ne se sent pas « surveillés », mais le fait est qu’il y a des policiers (à pied, à cheval, en véhicule) à chaque coin de rue. On les compte par dizaines. Ils sont très « relax », plusieurs s’envoient des textos alors que d’autres regardent un film dans leur véhicule.

Évidemment on est pas très étonné d’en apercevoir dans le coin de la Freedom Tower, dont la construction progresse à vue d’oeil. C’est très intriguant de voir cet endroit qui fut le théâtre d’un drame il y a dix ans et qui aujourd’hui est exploité (entre autre) à des fins touristiques. Bien sûr, il y a les plaques commémoratives, le Memorial 9/11 et le mobilier urbain qui portent les empreintes et les marques de l’effondrement des tours. On finit par comprendre pourquoi policiers et pompiers sont devenus des héros, nombreux ayant péri dans l’exercice de leurs fonctions.

C’est dans ce secteur d’ailleurs que se jouera notre journée…Mon cher Xavier, qui supporte très mal les grosses marches de santé, plaidera pour un retour à l’hôtel. Il était temps de lui trouver une mission intéressante…à force de discussions, nous trouvons LA motivation par excellence et le but à atteindre: trouver un kiosque de crème glacée! Bon, nous mettrons plus d’une heure pour aboutir au salvateur café italien Dante. Et encore, il nous aura fallu l’assistance d’un gentil new-yorkais sinon nous serions toujours à arpenter les rues! Mais quel plaisir pour tous de déguster de succulent gélatos tout en profitant de la position « assise »!

Nous prendrons du temps en cette fin de journée pour explorer les alentours de Greenwich Village avant de reprendre le métro vers Port Authority. Nous profiterons des accomodations de notre suite pour déguster un macaroni au fromage bio., au goût plutôt fade, à minuit! Vive les vacances!

9 MAI 2012

Camille et Martine

Mes aïeux, c’est la dernière journée du voyage! Nous partons demain. Pour cette dernière journée, nous sommes allés à Central Park, LE parc à NYC. Nous prenons le métro pour nous rendre dans Harlem, à l’extrémité nord du parc, sur Lenox Avenue. Je (Martine) ne suis pas déçue, l’odeur de gazon fumé et les sirènes qui nous accueillent à la sortie de la bouche de métro m’indiquent que je suis bel et bien dans le bon quartier!! Sans farce, nous sentons vraiment que nous venons d’atterrir dans une autre zone de Manhattan, ne serait-ce que par l’aspect des bâtiments et la faune urbaine.

Moi (Camille), je suis un peu déçue que la journée soit grise mais contente de la destination.

Après un lunch rapide, nous amorçons notre longue descente vers le sud. Nous avons misé gros, un peu trop gros peut-être. Nous planifions de faire tout le parc. Après tout, nous avons toute la journée! Mais c’est sans compter les nombreuses haltes pipi et les multiples détours dans les sentiers non balisés. Ce qu’on a pu errer!

Familialement parlant, ce qui nous fit le plus « tripper », fut l’observation de ces oiseaux (orioles de Baltimore, merles d’Amérique, moineaux domestiques) prenant leur bain dans un petit ruisseau ainsi que la flore environnante (plusieurs essences d’arbres que nous n’avons pas ici).

Bref, après des heures d’errance, une tentative de « pickpocketting » avortée, l’observation de tortues, l’éternelle recherche de restroom, quelques chicanes et des grands-petits pieds endoloris, Belvedere Castle en vue! Pour y grimper, d’étroits escaliers en colimaçon. Au premier étage, nous pouvions voir d’étranges roches dans l’étang…il s’agissait d’un groupe de tortues! Nous pouvions nous asseoir sur les tourelles surplombant le vide. Ma mère en avait des frissons! Le deuxième étage était encore plus haut, j’en (Camille) avais presque le vertige!

Les parents voulaient nous montrer le « pont de Spiderman »! Il s’agit en fait du Bow Bridge où Peter et Mary Jane se disent adieux dans Spiderman III. Sur le pont, il y avait justement un beau couple d’amoureux qui s’embrassait longuement. Ça doit être le « pont des Amoureux » finalement!

Un peu plus loin, dans un petit coin tranquille avec de beaux bancs sur le bord du Lake, nous avons observé une IMMENSE tortue. Elle devait être assez vieille. En tout cas, une chose est sure, elle attendait patiemment que nous la nourrissions. Nous n’avons pu résister, nous lui avons offert un morceau de pomme qu’elle a accepté avec voracité. Malgré tous nos efforts, nous n’avons jamais réussi à voir sa pleine grosseur.

Près de la Bethesda Fountain, un homme faisait d’énormes bulles de savon. Elles pouvaient faire facilement de deux à cinq mètres de long.

Après toutes ces heures, la fatigue et la faim commençaient à se faire sentir. De plus, les enfants voulaient tous retourner à la boutique M&M s’acheter d’autres chocolats (ben non, mes enfants sont pas bio-équitables). Pour couronner le tout, nous avions une mission de la plus haute importance : marcher jusqu’à l’Empire State Buildingafin d’acheter à ma belle-soeur une statuette à l’effigie du fameux édifice. Nous avons convenu de terminer tous nos achats et de saluer NYC par une dernière incursion dans la chocolatée boutique.

Une fois les estomacs repus, nous nous sommes rendus à l’Empire State Building afin de nous soumettre à une réglementaire fouille qui nous permettrait d’aller, tout simplement, au gift shop. Mikaël, le grand frère, a même dû ôter ses chaussures, car du méchant métal s’y trouvait, faisant crier le portail lorsqu’il le traversait! Mais au final, mission accomplie!

Et si on passait devant la Grande Bibliothèque de NY? Et pourquoi pas traverser Bryant Park situé en arrière, un coup parti.

Ce qu’il y a de génial avec la bibliothèque, c’est que chaque dimanche, les bibliothécaires sortent des rayons de livres dans Bryant Park, et on peut y faire une halte, le temps d’une lecture.

10 MAI 2012

Camille

Cette dernière journée, on devait quitter l’hôtel à 12:00. Ça me laissait un peu de temps pour penser à New York qui est la ville des rêve…Surtout Times Square. C’était le paradis! Les écrans, boutiques, les comédies musicales, etc….. en tout cas c’est pour dire que j’ai apprécié New York comme elle était. En plus c’est la ville des super héros :

-Spider-Man

-Super-Man

-LES AVENGERS!!!

Je peux vous dire que New York est la plus grande Star du monde! C’est pour ça que je m’en ennuie déjà…Si je vous la décris: Elle ne ressemble VRAIMENT pas à Montréal. J’étais quasiment amoureuse de New York! Mais je ne dois pas m’en faire, parce que je quitte une Star pour aller en retrouver une autre : ma chienne! 

Martine

Ce voyage en famille, notre premier hors pays, fut, somme toute, réussi. Si l’on exclus les multiples accrochages, le manque de motivation de Xavier pour la marche (principalement la première journée), nos petits malaises personnels (rhume, migraine et cie), on peut affirmer que nous avons eu plus de plaisir que de misère!

J’ai observé, sans surprise mais avec joie, qu’être en famille facilitait grandement les contacts, la gentillesse et la serviabilité d’autrui. Bon pas de manière excessive, mais le fait mérite d’être souligné.

Sans enfants, je n’aurais pas rencontré et discuté avec cette gentille Californienne près de la Freedom Tower; sans la curiosité merveilleuse de Camille, nous n’aurions pas rencontré cette dame dans Washington Sq. Park qui avait apprivoisé et nourrissait quotidiennement des écureuils. Nous n’aurions pas su sa fierté d’en avoir rescapé un en 2008 qui était tombé d’un arbre, ni vu ces photos du bébé squirrel dont elle était si heureuse de dire qu’il était devenu un vrai écureuil, pas un pet!

Et que dire de cet homme dans Union Sq Park qui est venu voir Éric en lui disant de Bianca-Rose : Sir, you have such a wonderful daughter! Comment ne pas être séduit par une p’tite pitoune de 3 3/4 ans pourchassant son grand frère autour d’un arbre, l’imperméable au vent et riant à gorge déployée.

Sans mentionner cette superbe dame enceinte dans le bus à qui j’ai cédé ma place…elle était tellement belle, lumineuse et dégageait un tel sentiment de calme. À un point tel que Camille aussi l’a ressenti et m’en a fait part.

Bref. Même si nous n’avons pas toujours réussi à « travailler en équipe » lors de notre voyage, de retour chez nous, nous concrétisons Camille et moi l’aboutissement d’un projet qui nous tenait à cœur : l’écriture d’un récit mère-fille.

Jul 172012
 

Vous connaissez Pierre Rabhi? Moi, très peu. J’ai eu le bonheur de “découvrir” cet homme il y a quelques mois. Et ce matin, sur le blogue Une Joyeuse Éducation, le lien vers la vidéo suivante: http://www.tedxparis.com/pierre-rhabi-y-a-t-il-une-vie-avant-la-mort

La vie m’a permis de rencontrer et de créer des liens avec des hommes inspirants et inspirés au cours de la dernière année (Léandre Bergeron, Jean-Pierre Lepri). Cette rencontre virtuelle avec M.Rabhi en est une de plus que je peux cultiver et aimer. Le point commun de ces trois rencontres réside dans la sincérité des propos tenus par les protagonistes et dans ma réceptivité et mon ouverture aux dits propos. Comme quoi tout vient à point lorsque le fruit est mûr. 😉

Ils n’ont rien à vendre, aucune idéologie à imposer, du moins c’est comme ça que je le perçois. Je vois en eux des hommes qui ont tout simplement pris la décision de vivre selon ce que leur dictait leur coeur et leurs idéaux(ce qui signifie très souvent une vie en dehors du moule actuel). De faire ce qu’ils devaient. Et de le partager avec leurs semblables.

Pour moi ces hommes illustrent bien qu’il est possible de faire autrement, sans “subir”  les épreuves et les jugements extérieurs qui n’ont pas manqué de se présenter. Être en paix avec soi-même et avec ses choix et les présenter tout simplement, ne créera pas l’unanimité, loin de là. Par contre, en étant en paix avec soi-même, l’autre devant nous ne constituera plus une menace. On finira par éviter grand nombre de confrontations stériles. Et j’ajouterai que nous pourrons nous concentrer sur l’essentiel dans nos rencontres avec l’autre.

Pour moi ce dernier point revêt une grande importance dans mon cheminement actuel. Faire, vivre et être en paix avec moi-même sont peut-être des clés qui me permettront d’accéder à un plus grand bien-être.

Et vous, quelles sont vos clés vers une vie plus sereine?

Qui sont vos sources d’inspiration?